Je rapporterai pour terminer le cas suivant
Un maître d'école (n"" 420), âgé de trente et un ans, avait, il y a dix ans, dans un état d'ivresse et de vive excitation, pra^ tiqué le coït pour la première fois. 11 fut pris, à la suite, de fourmillements passagers sur tout le corps ; an lieu de ce fourmillement, il éprouvait bientôt tous les soirs et toutes les nuits des secousses dans toute la colonne vertébrale, nue ce malade comparait à des décharges électriques.
Dans le début, ces secousses n'étaient qu'externes, et n*intéressaient que des parties isolées de la colonne, par exemple
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le sacrum ; mais depuis peu elles ont gagné toute la région du dos, et retentissent jusque dans l'intérieur des yertèbres, sans cependant obliger le malade à se courber. Des pollutions rendent ces accès plus fréquents encore. Depuis le premier coït, les érections sont faibles.
Depuis le mois d'avril jusqu'en juin 1857, je trouve consignés dans mon journal, à de grands intervalles, huit traite* ments très-douloureipL de la colonne (25 à 40 éléments, courants stabiles). A chaque séance, il se produisit de l'amendement. Le malade s'en retourna en province et, le 14 août 1857, m'écrivit que depuis ce traitement l'insomnie, dont il souffrait beaucoup auparavant, s'était dissipée, et que les secousses dans le dos étaient devenues de plus en plus tares.
On remarquera quç, par ces dernières communications, nous sommes déjà tant soit peu éloignés des névralgies, jet que nous avons anticipé sur les maladies des centres nerveux, sur lesquelles nous devons ajouter encore quelques mots.