EUGÈNE ETIENNE
Ce fjuc je pleura h prêtent, je ne pourrais bien le dire que si j'avais l'honneur d'être Française et le bonheur d'être homme.
Marie Iîasiikiiusi i r,
Oui, la Fiance, il l'a bien limée :
Lors du formidable cartel
Il prouva que (Lui- noire ariiuV
l.'houiiciii , du moine, u'eel pei mortel. î.i pétrie, mi lienee lêTèM, Idole dei reillenle, | » « - *» t faire De ee monumeol ton aulcl :
Si 1 1 r-Pet momm .
Après les instants de découragement et d'amertume, — dont nous n'avons pu donner ici que des impressions volon tai rement écourtées, pour ménager la susceptibilité de cer tains survivants vénérables, — Léon Gambetta s'était, en quelque sorte, replié sur lui-même; il s'était réfugié, plus que jamais, auprès de l'admirable compagne d'une vie qui déclinait si vite. Et c'est ici que doit surgir, mystérieuse encore comme elle l'a voulu, moins imprécise toutefois que dans les légendes dont on voulut en vain la meurtrir, celle devant qui s'agenouilla le respect des meilleurs amis du grand patriote.
M1" Léon était la fille d'un colonel d'infanterie: indépendante, douée d'une volonté forte dont la flamme brillait dans raada yeux, la frêle cl menue jeune femme s'était rencontrée, pour la première fois, avec Gambetta, en septem bre 1868 Après, la guerre, elle s'attacha, pour ainsi dire, aux pas du tribun et s'ingénia à se trouver sur son chemin le plus souvenl possibfe Bien <\>'- foie, dans le compartiment du train qui l'amenait I \ ersailles, avec ses amis, Gambetta avait remarqué la \<>\ issise en (ace de lui, silen-
cieuse, attentive A Sel moindres paroles, fixant sur lui (\t'^
rdfl don! il ne tarda pas à subir l'ascendant mysté rieux.
Intrigué, mais prudent, inquiet peut être, car il était
déjà espionné et guetté par des adversaires tenaces et il ne l'ignorait point, — Léon Gambetta chargea deux de ses plus intimes familiers de savoir discrètement quelle était Ténigmatique admiratrice dont le silence l'impressionnait. Les renseignements furent rassurants : Mme Léonie Léon était libre ; elle élevait un enfant encore très jeune; rien de suspect ne pouvait mettre en garde le tribun subjugué.
Ce que furent leurs heures intimes, des lettres publiées récemment nous l'ont appris.
Au moment où leur union allait être régularisée, à la veille du jour marqué par Gambetta lui-même pour en publier la nouvelle, un accident absurde, insignifiant, provoqua le drame suprême.
Ce matin-là, le 27 novembre 1882, le général Thoumas était venu voir Gambetta à Ville-d'Avray. A la fin de leur entretien, le tribun accompagnait jusqu'à la route le soldat pour lequel il avait gardé tant d'amitié lorsque celui-ci, sur le seuil de la villa, mit le pied sur une ordure : Diane, la chienne de chasse de Gambetta, s'était oubliée dans l'allée.
Mécontent, le maître des Jardies, — qui avait recommandé vingt fois à son jardinier de veiller sur la propreté du seuil et de mieux dresser l'animal dont il lui confiait la surveillance, — s'emporta contre l'incurie du valet négligent; il avait, d'ailleurs, à se plaindre de lui et tolérait mal, depuis quelques jours, les défaillances de son service. Exaspéré par quelque répartie malsonnante, il signifia au domestique un congé formel et définitif...
Mais il avait gardé de cette algarade une sorte d'irritation fébrile qui allait jusqu'à l'énervement.
Un armurier de Paris venait d'envoyer à Gambetta, dans une boîte, deux petits revolvers, dont la manœuvre, le fonctionnement et le démontage» spontané avaient alors l'attrait de la nouveauté. Une de ces deux armes, chargée encore, était demeurée en évidence sur le bureau. Gambetta la saisit machinalement et, la maniant avec une vivacité maladroite, la serra trop fort dans sa main. La pression fit partir le coup et la balle, labourant et traversant la paume, blessa le tribun.
Aujourd'hui encore, parmi les reliques du mort, on possède la boîte et les deux armes de l'armurier Claudin : l'une d'elles est chargée ; une seule douille est vide, dans le canon du barillet oxydé. L'arme est telle qu'elle tomba de la main blessée de Gambetta...
On sait combien des excès de précaution immobilisèrent le grand orateur, dont la corpulence s'accommodait pourtant si mal d'un repos forcé. Dans sa jeunesse, il avait eu une première atteinte de pérityphlite ou d'appendicite. Étudiant àParis, le 6 juillet 1857, il écrivait à son père :
— « Pour moi, je viens, pendant quatre jours, d'être affligé de maux de ventre terribles. Tu sais que c'est pour moi une sorte de maladie chronique. A chaque nouvelle saison, c'est un nouveau tribut. »
Il en avait gardé une sorte de fragilité intestinale, qu'il soignait fort mal, d'habitude, mais qui était devenue plus grave à mesure que son embonpoint l'alourdissait de jour en jour. Personne, en lui prescrivant l'immobilité, n'avait songé a régulariser ses fonctions naturelles pour éviter les complications fatales. Le Dr Fieuzal disait, plus tard, en pleurant, à l'un des plus proches parents de Gambetta, au sujet de sa maladie :
— « Nous l'avons laissé mourir à force de vouloir le guérir. .Nous avons été comme un homme qui, ayant dans les mains un \as<- fragile d'un prix inestimable, le laisserai! tomber et se brisera force d'avoir peur de le perdre! S'il eut été un manœuvre) il ne serait pas mort. Sais*tu ce que non- avons tous oublié, pendant dix jours?... Tout simple
mont, de le foire aller à ta Sellet... Nous ne nous sommes
jamais enquia, entends-tu bien, jamais, de c« détail t. .. Et, pendanl onze jours, il n'a rien évacué 1... De la l'inflammation mortelle; un simple laxatif 1 aurait certainement sauvé!
Gambetta lui-même disait à sa sœur, au «ours d'une de ses visita, pendant sa maladie :
— '■ Vois tu. lî.irnave. e'.i.iit le petit surnom d'amitié
qu'il donnait a M'" Léris, il- n^ml pas inr soigner. Ali'
m pétais un pauvre bougre, dans un hôpital quelconque, comme ils nu- guériraient \ ite ! »
L'obstruction qui détermina une perforation de l'intestin n'avait donc rien de commun avec Ja petite blessure, cicatrisée, guérie, de sa main blessée. Sur l'autre main, une sorte de dessin indélébile marquait le trajet du projectile et certains s'étonnèrent de ce graphique, plus visible encore sur l'épidémie exsangue du mort. C'était tout ce qui restait d'une démonstration faite à Gambetta lui-même par son médecin qui, le crayon de nitrate à la main, avait tracé ainsi, sans y prendre garde, le chemin de la balle minuscule.
On a tout dit sur les circonstances de cette mort fatale ; peut-être ne sait-on pas, en dehors d'un cercle de familiers tous les jours plus restreint, comment ses intimes l'ont apprise. Le voici :
— Gambetta se portait si bien, le matin de sa mort, il était si gai, si radieux de pouvoir croire enfin à sa convalescence, si rassuré aussi par le bulletin de Lannelongue, que la prescription rigoureuse de ne pas recevoir lui était insupportable. Eugène Etienne, qui ne le quittait pas, fit répondre devant lui, à Fieuzal, que le malade reposait et ne pouvait admettre absolument personne, pas même un vieil ami comme lui.
— « Bah ! fit Gambetta. 11 insiste, il part en voyage ; il veut me voir ; c'est tout naturel : laissez-le donc monter cinq minutes.
— Oui, consentit Etienne ; mais pas davantage. »
Le docteur Fieuzal entra. Le malade, rassuré, rayonnant de joie, le reçut avec affection ; il allait être cinq heures et demie... Son vieux camarade du Quartier Latin, installé au pied du lit, engagea une conversation très animée avec Gambetta ; celui-ci exprima son contentement de voir finir, dans quelques heures, une année qui lui avait été funeste. Tout allait recommencer si bien, le lendemain, par le temps radieux qu'il faisait. Et le grand politique riait aux éclats, en échangeant avec Fieuzal des propos en patois cadurcien
auxquels Etienne ne comprenait rien, sinon qu'il fallait en rire, de confiance, avec les deux amis très égayés.
Le temps passait; il allait être sept heures lorsque Gambetta, somnolent, exprima le désir de s'assoupir un peu. Fieuzal, qui semblait attendre ce moment, abrégea ses adieux au malade et se disposa à sortir en emmenant Eugène Etienne.
— « Vous ne voulez donc pas dîner ? demanda celui-ci à Gambetta.
— Pas tout de suite ; je voudrais d'abord m'assoupir un peu; je suis très bien. »
Et, comme les deux amis se retiraient sur la pointe des pieds, le malade, déjà tout ensommeillé, rappela Etienne :
— « Vous partez donc sans m'embrasser ? lui dit-il en souriant.
— C'était pour ne pas vous réveiller, répondit le jeune député d'Oran en lui serrant les mains et en le baisant au front... Demain matin, je serai le premier à vous souhaiter la bonne année. »
Il avait été convenu, en effet, qu'il passerait la soirée en famille, à Paris, puisqu'on pouvait considérer enfin le « convalescent » comme tiré d'affaire.
— « Ah ! mon bon ami! s'écria Etienne, quand il eut refermé la porte du cabinet de toilette derrière Fieuzal, — que je suis heureux ! Enfin, il va bien; il est sauvé!
— Sauvé ! fit douloureusement le médecin. Que dites-vous la.'
— M.'iis. le bulletin de Lannelongue ?... et vous-même, qui venez de le voir ?..
— oui, et de l'observer... Mon pauvre ami, avons du cou- -. Gambetta va mourir '
Le coup fut si rude, si imprévu pour Etienne, la Bguredu
docteur Fieuzal, enfin hors de contrainte, était si boulever-
que son interlocuteur s'effondra, inerte et comme
assomme, sur le parquet; aussitôt, la vote alarmée «le
Gambetta, réveillé en sursaut parlcbruR, se lit entendre :
— « Qu'est-ce qu'il y al..
— itien, dit Fieuzal en rouvrant la porte et en riant ner«
veusement : c'est Etienne qui vient de glisser sur ton sacré parquet trop ciré et qui s'est étalé les quatre fers en l'air...
— Ah ! mon Dieu ! Il s'est fait mal ?
— Mais non !... Le voilà debout; et toi, dors un peu. À demain !... »
Et le docteur referma la porte, le cœur si serré qu'il n'aurait pu dire un mot de plus. Gambetta venait de retomber dans sa lourde somnolence.
Fieuzal ranima Etienne, lui expliqua son effrayant, son infaillible diagnostic et l'envoya, fou de douleur, à Paris, où il essaya vainement de rejoindre les intimes, dispersés en fêtes de famille ; il les fit prévenir comme il put : le numéro de la République Française était fait, les bureaux déserts. Etienne laissa des avis affolés, avertissant les siens, convoquant les amis; puis, il rentra aux Jardies un peu après neuf heures. Spuller, enfin prévenu, l'y précédait de quelques minutes...
Déjà l'agonie commençait. Gambetta les reconnut à peine. A minuit, il était mort.
Quand la sœur du grand défunt arriva, le matin du 1er janvier 1883, — elle habitait Saint-Mandé et l'un des intimes était allé la chercher en voiture, après avoir; au passage, déposé chez lui les cinq sacs où les amis avaient accumulé les papiers du mort, — Mme Léonie Léon n'était plus au chevet de Gambetta.
Elle s'était en quelque sorte murée dans son désespoir et dans sa solitude.
Mmc Léris lui fit demander de la recevoir^ Elle refusa. Plus tard, lorsque les scellés, qui avaient été apposés rue Saint- Didier, à Paris, et aux Jardies, à Ville-d'Avray, furent levés devant les héritiers, la sœur de Gambetta trouva dans un meuble, un « chiffonnier » placé à la tête du lit du défunt, des liasses de lettres classées avec soin, nouées de rubans de couleurs diverses. C'était toute la correspondance entre Léon Gambetta et Léonie Léon. Mmo Léris chargea son mari de la remettre à l'amie inconsolable. En même temps, celuici lui demanda, au nom du père et de la sœur de Gambetta, si l'enfant que des indiscrétions de presse avaient, du vivant
du tribun, donné comme son fils, était bien dif grand patriote.
— « Avant de me répondre, Madame, lui dit Léris, laissezmoi ajouter que j'ai reçu le mandat d'abandonner à cet enfant, s'il est de mon beau-frère, l'intégralité de son héritage. »
Mme Léon répondit qu'aucun lien du sang ne justifiait cette libéralité. Les amis de Gambetta lui offrirent alors, très discrètement, une -rente viagère. L'amie du mort ne la refusa pas. Plus tard, soixante mille francs furent déposés à son nom, le 4 juin 1883, par les soins du liquidateur de la succession, à la Caisse centrale populaire (alors avenue de l'Opéra, 28) qui l'en avisa.
De leur côté, Scheurer-Kestner et les amis du tribun effectuèrent un second versement au crédit de Mmo Léon ; la rente, de six mille francs, lui en fut servie jusqu'à sa mort.
M,IUJ Léon ne sortit de son mutisme que lors des funérailles du grand mort. Elle adressa une dépêche au père de Gambetta pour insister auprès de lui et le décider à laisser ensevelir le corps à Paris.
L'amie du tribun n'a donc jamais été dans le dénuement. Après la famille, des amis ont veillé sur elle, malgré la solitude farouche où elle était comme recluse.
Ouand elle voulut prouver qu'elle était réellement la femme « morganatique » de Léon Gambetta depuis dix ans, elle fit faire cinq copies de ses lettres les plus caractéristique* et les adressa à cinq amis du disparu. Tous les lui rendirent pieusement après les avoir lues. Plus tard, L'en faut qu'elle éleva, ei qui est mort il y a une douzaine d'au confia a l'un de ses patrons d'industrie un de ces
Cahiers intimes; ils ont paru, naguère, en partie dans une revue.
Toute cette correspondance n'a pus été, comme on pourrait le croire, léguée à la souir de Gambetta, qui l'avait,
pourtant, si correctement fait remettre .» la Bolitaire d'Àu-
teuil.
Car Léonie Léon est morte à Auteuil, le 14 novembre 1906,
du matin, après une maladie tréi brève. Bile
;i été Inhumée au cimetière Montparnasse, dans le caveau
de sa famille, auprès du colonel Léon, son père. Trois hommes l'ont accompagnée au cimetière : son notaire, M. Tollu, M. Pallain, gouverneur de la Banque de France, et le commandant Jouinot-Gambetta, fils de Mmo Léris.
Un quatrième manquait, qui eût certainement été là s'il n'avait été absent de France depuis quelques jours et s'il eût pu prévoir, avant son départ pour Gonstantinople, la soudaineté de cette issue fatale : c'est M. Eugène Etienne, le plus fidèle ami de la morte et de Gambetta.
Ainsi disparaît un conte romanesque, dont la persistance a souvent irrité les amis du grand patriote.
Mme Léon était trop religieuse pour songer au suicide ; quant à l'hypothèse d'un meurtre de jalousie, elle est grotesque. Il est hors de doute que Gambetta s'est blessé luimême, Dans l'instant qui suivit l'accident de Ville-d'Avray, le héros de la Défense nationale eut la préoccupation de mettre hors de cause celle qui était auprès de lui quand se produisit l'accident et dont le nom devait, selon son désir impérieux, demeurer absent, même des versions les plus rigoureusement officielles, durant la vie de la pauvre femme. Gambetta savait ce que l'esprit romanesque des Joules, surexcité par les calomnies des uns et les insinuations des autres, peut broder de fables douloureuses et de mensonges agressifs.
Une autre légende, dont il faut faire justice, est celle de l'énorme fortune de Gambetta. Cette absurdité ne résiste pas au moindre examen. Un groupe d'amis dévoués avait cru mettre en lieu sûr et hors de sa portée l'argent provenant de la vente de ses parts de fondateur à là [Petite République française.
Mme Adam, dans le dernier volume paru de ses Mémoires, donne les détails d'une opération fructueuse, mais presque vaine, qui occupa les derniers jours d'Edmond Adam :
— « ... Adam, nous dit-elle, veut consacrer (mai 1877) tout ce que le malaise qu'il éprouve lui laisse d'énergie aux affaires de la Petite République. Il est à peu près décidé que Donon va l'acheter. Adam a posé en principe que les actionnaires, les Dubochet, les Kestner, les Adam, reprendront
tout simplement les sommes qu'ils ont mises dans le journal et que Gambetta bénéficiera de la plus-value des actions, de l'achat du journal et des parts qu'il a eues à sa fondation, toutes ces valeurs n'ayant pas d'autre origine que la sienne propre : « Je veux, ajoute Adam, lui constituer une petite fortune indépendante et le sortir de la médiocrité dans laquelle il a vécu jusqu'à ce jour philosophiquement. »
Mais Gambetta avait pour l'argent une indifférence qui confinait au mépris. Insouciant de l'avenir, la main ouverte à tous, celui qui fut, en 1870 — et depuis — le « maître » de la France, le « dictateur » de la Défense nationale, l'un des auteurs politiques les plus rassurants de la fortune du pays, après avoir, comme ministre de la Guerre et de l'Intérieur, manié des centaines de millions presque sans contrôle, a vécu tout une existence médiocre, sans argent, même quand il toucha des traitements importants, aussitôt dispersés on libéralités dont enrageaient ses familiers sans pouvoir y mettre un terme; et il n'a laissé aux siens, avec des dettes éparses, — les Jardies notamment n'étaient pas pay<es, — qu'une succession de chef de bureau ou de petit notaire, malgré les arrangements financiers des Adam et des Ruiz.
Nous n'avons pas à parler, ici, des calomnies furieuses dont ses adversaires ont essayé de ternir sa mémoire. A ['irrésistible vigueur de ses coups, ils avaient tenté d'opposer jusqu'à des accusations infamantes. L'un de ses familiers nous a dit :
— « ... Un jour, je lui demandais pourquoi il laissait sans réponses toutes ces accusations ; il oie répondit, avec un haussement d'épaules ; Que veux-tu que je réplique I On m'a é dans un journal d'aVoir fail mourir ma mère de chagrin lit pauvre femme vivait encore 1)... Peut-on dire davantage ? »
Gambetta mourul le 31 décembre 1882, au momen! ou minuit allai! sonner : l'année la plus lourde peut-être, la plus cruelle à son cœur de patriote, la plus déoevante à coup sûr, l'emmenai! avec elle dans !<• néant.
Le lendemain, 1er janvier 1883, l'acte de décès était dressé en ces termes :