SES
jeu pour expliquer les ulcères du tube digestif en général.
Peuvent-elles s'appliquer plus spécialement au eros intestin et pourquoi y a-t-il toujours certains points touchés avec prédilection, comme le cæcum, alors que d’autres, au contraire, semblent rester 2n. dehors du processus nécrosant, perforant, gangré- -neux.
Parmi ces théories, celle qui semble le plus valable pour le gros intestin serait la théorie attribuant les lésions à une nécrose hémorragique de la muqueuse. En effet, on trouve souvent l'atteinte de l'élément vasculaire au niveau des artérioles, souvent il y a un véritable tissu d’oblitération artérielle avec processus d'organisation, néoformations capillaires et conjonctives, lésions qui paraîtraient parfois anciennes, nettement antérieures au processus perforant ; d’ailleurs, dans tous les processus aigus de gangrène septique, appendicite gangréneuse, lymphangite sangréneuse, ne sont-elles pas, ces ‘ésions, d’artérite aiguë ou sub-aiguë, oblitérante ou non, la lésion initiale et principale qui provoque la nécrose hémorragique ?
Ces lésions artérielles peuvent évoluer avec rapi- dité et entraîner des lésions nécrotiques aiguës.
‘D'autres fois, au contraire, elles se produisent avec lenteur et l’état d’intégrité apparente du segment intestinal mis en cause ne fait que cacher une prédisposifion à une ulcération ultérieure par une cause occasionnelle. Enfin, d'autre part, sur un tel
terrain dystrophique, il est évident qu'une lésion banale de la muqueuse qui, dans d’autres conditions se cicatriserait rapidement, ne tend pas à guérir, Mais au contraire à creuser et à détruire la paroi de proche en proche.
Les lésions artérielles qui nous semblent donc être à l'origine de ces perforations et de ces nécroses peuvent trouver leur explication dans l'atteinte pariétale du gros intestin par la dysenterie. Celle-ci, en effet, localise au segment terminal du tube äigestif le maximum de ses lésions.
Le cæcum est fréquemment touché et au cours d'une période aiguë d’une dysenterie, il est fréquent de trouver des ulcérations de la paroi cæcale.
Secondairement ces ulcérations se cicatrisent, Mais elles laissent dans l'épaisseur de la paroi des altérations dystrophiques, des adultérations cellulaires, des lésions de l’'endothélium vasculaire qui, un jour ou l’autre se compliqueront et qui, ainsi que nous le disions tout à l’heure, pour une cause occa- Siormelle, pourront , déterminer le trouble grave, c'est-à-dire la gangrène et la perforation de la paroi.
Que peuvent être ces causes occasionnelles? Une dnfection passagère qui, augmentant la tension intra-cæcale, rend plus difficile la vascularisation de l'organe, la constipation surtout avec l'irritation chronique de la paroi, la possibilité d’ulcération se condaire à l'infection qu'elle entraîne et nous pouvons citer l'opinion de Rosenheim pour lequel les stades successifs sont les suivants ! stase —