XVI, XX
2° La lésion de la paroi cœæcale environnante.
En dehors de la zone gangrénée ou perforée, on relève toujours une altération des parois du cæcum.
Ce qui frappe, c’est l’épaississement cartonné, Jinduration, l'infiltration œdémateuse de la paroi du cæcum (observ If, IX).
Cette infiltration est parfois étendue à tout le czæcum et au côlon ascendant (observ. IX). Dans d'auires Cas, au contraire, elle est strictement limitée aux alentours immédiats de la zone atteinte (observ. XVI). Ces phénomènes d'infiltration sont nettement particuliers au cæcum et ne se relèvent pas ou tout au moins à un degré bien moindre dans les autres portions du gros intestin et ceci s'explique facilement par la richesse spéciale du segment cæcal en tissu lymphatique. !
Plus rarement, on note une dilatation considérable du cæcum avec amincissement extrême de ses parois (observ. VI).
Le cæcum peut lui-même être libre et former une tumeur mobile ou, au contraire, être fixé par des adhérences anciennes où récentes.
3° Lésions diverses.
Le péritoine présente des lésions de péritonite diffuse. Parfois, dans les cas de perforation, on note
l'existence de gaz, S'échappant de la zone perforée, par bulles, parfois en gargouillant, et la présence de matières stercorales et de pus, dans ces cas, est habituelle (observ. VIII, RIT ON XX TEE EX XIE), Enfin, les franges épiploïques viennent parfois s’accoler devant la tumeur et formér des -adhérences qui cloisonnent le péritoine et circonscrivent le foyer.
Parfois il existe des lésions gangréneuses de l'épiploon. On note quelquefois, une hypertrophie (obs. XXV) des ganglions lymphatiques de l'angle iléo-cæcal (observ. IX).
Le foie présente fréquemment des altérations, abcès aréolaires par infection veineuse (obserÿ. Y), ou bien, dans les cas de dysenterie amibienne, lésions d’hépatite (observ. I), abcès. amibiens ayant évolué parallèlement au processus intestinal.
Enfin, on a noté l'infection purulente de la plèvre droite (observ. V) et celle du poumon avec foyers de broncho-pneumonie (observ. AVI et un cas de pylephlébite.
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LES LÉSIONS DU cÆcuM AU COURS DE LA DYSENTERIE
1° Dysenterie aiguë. <
Nous n'insisterons pas sur les lésions que l’on peut rencontrer au cours de la dysenterie aiguë. Elles sont classiques et ia notion étiologique ne saurait passer inaperçue.
Les phénomènes dysentériques concomitants, les selles séreuses, et sanglantes particulières surtout à la forme hémorragique : l’état de dénutrition et de faiblesse extrême du sujet ; les notions de milieu Européens arrivant à la colonie, soldats, explorateurs au cours d’une expédition) sont autant d’assurances qu'il s’agit là d’un syndrome intestinal aigu secondaire à l'infection amibienne ou plus souvent bacillaire massive et de date récente et, dans ces Cas, les lésions ne sont pas circonscrites en un point de la muqueuse et du segment cæcal du gros intestin. Mais, au contraire, elles sont diffuses, intéressant toute la muqueuse qui s’en va en lambeaux sphacéliques, gangrenés au milieu d’une abondante sérosité roussâtre, d’odeur fétide. Les perforations, dans ce cas, sont multiples.
Au cours de la dysenterie amibienne, il existe aussi, le plus souvent, des lésions du gros intestin, car c’est toujours à ce segment intestinal que se localise le processus dysentérique et, comme toujours,
le cæcum occupe la première place avec le côlon pelvien par la fréquence de ses lésions.
On y décrit des ulcérations de la muqueuse avec nécrose, et le plus souvent les ulcères sont multiples. Parfois quelques-uns apparaissent en voie de cicatrisation. Leur taille peut varier depuis la di- | mension d'un pois jusqu’à celle d’une pièce de deux francs et plus. Ils sont profonds, irrégulièrement arrondis et déchiquetés, à bords surplombants, souvent décollés et communiquant par des trajets sinueux avec des clapiers de la sous-muqueuse. Leur base peut reposer sur le péritoine, après destruction de toutes les tuniques intestinales, comme aussi on peut les trouver au premier stade de nécrose de la muqueuse seule.
. Les amibes abondent toujours dans ces lésions et. il sera toujours facile de les y retrouver à l'examen microscopique. Enfin la paroi intestinale avoisinante apparaît, le plus souvent, augmentée de volume et d'épaisseur. Paroi dure, épaisse, cartonnée, pouvant mesurer un centimètre à un centimètre et demi, surtout lorsque l'infection amibienne est Ge date déjà ancienne.
o° Dysenterie amibienne chronique.
C’est au cours de la dysenterie amibienne chronique, surtout dans la forme chronique récidivante, que la lésion de l’intestin est latente, silencieuse. L'accident nécrotique ou perforant surviendra alors au cours d’un état de santé en apparence satis-