‹ Gangrène Pulmonaire A Poussées SuccessivesChapitre 8 sur 11 · LE · texte numérisé non relu

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De ces différents cas particuliers pouvons-nous extraire un type général ? Autrement dit pouvonsnous décrire schématiquement une bronchopneumonie gangréneuse à poussées successives

Il s'agit généralement d’un homme adulte sans passé pathologique pulmonaire. Ce sujet est pris brusquement d’une indisposition dont la brutalité “rappelle la grippe, et qui est suivie dé phénomènes que l’on étiquette congestion pulmonaire.

= Au bout de quelques jours apparaît la fétidité de l'haleine et des crachats, généralement discrète.

L'examen que l’on fait alors montre des symptômes alténués de condensation pulmonaire ; submatité, augmentation des vibrations à un sommet, généralement au sommet droit. L'auscultation ne révèle que les signes de bronchite ou de congestion pulmonaire banale. On est surpris à l'examen radiologique de constater la présence d’une cavité entourée d’ombre plus ou moins dense. Malgré la gravité de cette constatation, avec ou sans traitement, tout rentre dans l’ordre, la fétidité cesse, les signes physiques sont encore plus obscurs, le malade se croit guéri et reprend ses occupations. Dans cette seconde ‘période la santé est. parfaite ou laisse au contraire un peu à désirer et cela plus ou moins longtemps, quinze jours, un mois, un trimestre.

La rechute survient alors, marquée par une température qui monte progressivement. La fétidité

revient avec les crachats, l'examen physique montre les mêmes symptômes que précédemment, seule la radiographie, quand on peut la comparer avec la précédente, révèle une localisation différente, et l'aspect de l’image n’est pas non plus le même. Cet aspect change d’ailleurs presque tous les jours.

Il peut y avoir encore une accalmie, puis une troisième poussée, et après un certain nombre de ces reprises, l’état général peut s’altérer et le malade mourir.

Cette évolution est au fond celle d’une tuberculose, mais d’une tuberculose sans bacille de Koch. Le pronostic est, on le comprend, grave, d’autant plus qu'on ne peut savoir, quand le malade va mieux, s’il s’agit de guérison ou d’une accalmie trompeuse.

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