‹ Garcia MorenoChapitre 121 sur 183 · Est relia de May o, 22, 28 janvier; 3 et 13 fé\Tier · texte numérisé non relu

Est relia de May o, 22, 28 janvier; 3 et 13 fé\Tier

che, et cela grâce à Ténergiede l'homme incomparable qui, depuis (lix ans, apparaissait dans toutes les crises comme Tinvincible défenseur de la religion et de la société. Aussi, à part les sectaires qui le glorifiaient du reste par leurs outrages, nV eut-il qu'un cœur et qu'une âme pour entonner Thymne de louange et de gratitude en rhonneur de Garcia Moreno. Le conseil municipal de Quito décréta que le buste du libérateur serait placé dans la salle de ses séances, « en reconnaissance du magnanime courage et du grand esprit politique dont il avait fait preuve dans la transformation qui venait de s'opérer. Après tant d'années consacrées à la régénération de rÉquateur, disait le décret, Garcia Moreno le voyait sombrer de nouveau dans l'immoralité et l'anarchie : son bras vigoureux a conjuré la tempête et ouvert à tous, aux commerçants, aux laboureurs, une nouvelle ère de prospérité. » La Société palriotique lui offrit ses congratulations pour avoir, « avec une rapidité qui tient du prodige, préservé la nation d'une guerre civile ». La Société conservatrice fit célébrer une messe solennelle d'actions de grâces pour remercier Dieu « du splendide triomphe des principes conservateurs, et célébrer la rentrée au pouvoir du noble chef dont le cœur n'a jamais battu que pour le bien de la patrie ».

A toutes ces adresses et autres semblables*, Garcia Moreno répondit « qu'en se dévouant au salut du pays, il n'avait fait que son devoir, ce qui ne lui conférait aucun titre aux remercîments de ses concitoyens. Notre gratitude, ajouta-t-il, doit s'élever jusqu'au ciel. C'est Dieu qui nous a sauvés, avec une promptitude inouïe, des calamités dont nous étions menacés : donc, à Dieu seul amour, louange et gloire! »

1. Voir adresses à Garcia Moreno et réponses, Eslrella de MayOy 24 février et 3 mars.

A ce grand chrétien et à ce grand homme d*État vainqueur de la Révolution, incombe maintenant la tâche non moins difficile et non moins glorieuse de faire passer la contre-révolution dans les lois et dans les mœurs, c'est-à-dire de fonder la République chrétienne. Cette œuvre de vraie civilisation, déclarée impossible au XIX® siècle, il nous reste à montrer, dans la troisième partie de cette histoire, comment Garcia Moreno Ta réalisée.

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