‹ Garcia MorenoChapitre 136 sur 183 · Proano, Coleccion de Algunos EscHtos · texte numérisé non relu

Proano, Coleccion de Algunos EscHtos

leurs capacités à leur génie plus qu'à renseignement médical du pays, car les trois ou quatre professeurs de Quito et de Cuenca, obligés pour vivre de courir la clientèle ou de se livrer aux travaux agricoles, dépourvus de bibliothèques, d'appareils et d'instruments de clinique et de dissection, faisaient consister leurs leçons dans la récitation pure et simple de l'auteur classique imposé à Télève. Il est facile de comprendre quel effet durent produire les savantes conférences des professeurs de l'école polytechnique sur les élèves en médecine. Les récitations furent tuées du coup. Pour réorganiser la Faculté, Garcia Moreno obtint de Técole de Montpellier deux excellents professeurs*, l'un de chirurgie, l'autre d'anatomie, qu'il fournit de tous les appareils et instruments nécessaires à l'étude des différentes parties de la science médicale. Ce que nos Facultés européennes mettent tant d'années à obtenir, Garcia Moreno le faisait acheter d'un seul coup, en un seul jour. 11 lui suffît de quelques années pour approprier des locaux aux différents travaux de la Faculté, constituer le corps professoral, tracer un plan d'études, et préparer dans un hôpital, dont la population moyenne comptait trois cents malades, d'admirables ressources cliniques. On se fera une idée de la difficulté vaincue, si l'on considère que l'Université catholique de Paris, après tant d'années d'exercice, n'a point encore de faculté de médecine.

Afin de compléter ces créations en joignant l'agréable à l'utile, Garcia Moreno fonda une Académie des Beaux- Arts, où Ton cultiva plus spécialement la sculpture, la peinture et la musique. Par son éclat pittoresque et son ciel de feu, l'Equateur exalte l'imagination et développe dans le cœur une extrême sensibilité. Aussi ses habitants ont-ils été renommés de tout temps pour leurs

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