La Verdad, 29 octobre
tique et injuste dont usait la Gazette envers les magistrats de TËquateur, magistrats que le peuple a choisis pour faire respecter ses droits indignements trahis. Que signifiaient donc ces perpétuels dénigrements? » Le gouvernement de Nicaragua s'empressa de répondre qu'il n'avait jamais eu l'intention de blesser les représentants d'un État avec lequel il désirait vivre en paix, et qu'à l'avenir les folliculaires officiels garderaient plus de réserve ^ Inspirés par la secte maçonnique, les journaux de la Colombie tâchaient aussi de brouiller les cartes en ressassant les anciennes idées de Mosquera sur le despotisme théocratique de l'Equateur. Ils versaient des larmes de crocodile sur leurs compatriotes du Caiica obligés de vivre dans ce pays disgracié. Garcia Moreno leur fit répondre que si les brouillons se déplaisent généralement à l'Equateur^ l'étranger pacifique y trouve toujours bienveillance et cordialité; que du reste ceux qui ne s'accommoderaient pas des lois du pays ne devaient pas s'y considérer comme dans une prison Mamertine, mais dans une Thèbes aux cent portes, par où chacun peut sortir de cette terre ingrate pour aller respirer les douceurs du paradis colombien ^. Quant au Pérou, toujours en ébullition révolutionnaire, il n'avait pas le temps d'intriguer chez ses voisins; aussi, malgré les menées, les fureurs, les pamphlets des réfugiés de Lima, Garcia Moreno put-il dire en 1873 aux membres du congrès : « Rien n'est venu troubler la bonne harmonie que nous voulons conserver avec toutes les nations par l'accomplissement loyal de tous nos devoirs. »
Il y a plus; en dépit des injurieux libelles que la Révolution vomissait contre lui, la gloire de Garcia More-