‹ Garcia MorenoChapitre 162 sur 183 · La Verdad, 3 mars · texte numérisé non relu

La Verdad, 3 mars

no rayonnait dans toute FAmérique. « L'Equateur, disait en 1872 F Écho des detix Mondes, a eu la sagesse d'unir les biens du passé avec ceux du présent, le droit avec les garanties d'un pays libre. En cautérisant les plaies toujours saignantes dont l'avait couvert la démagogie libertine d'une autre époque, il a fait comprendre à ses fils que la République n'est pas la Révolution, ni Tiridépendance le chaos. » A propos du paiement de la dette américaine,^le chargé d'affaires des États-Unis écrivait au journal officiel de l'Equateur : « Il n'est point hors de propos de vous présenter mes félicitations sur les progrès matériels accomplis et les entreprbesen voie d'exécution. Peu de personnes sont plus aptes que moi pour en parler d'une manière compétente. Aussi est-ce de tout mon cœur que je fais des vœux pour que cette prospérité croisse de plus en plus. » Le ministre plénipotentiaire de la Colombie, Gonzalez Carazo, ayant reçu ses lettres de rappel, disait au président : * « En quittant votre beau pays, je ne puis m'empécher de vous ouvrir mon cœur. De retour dans ma chère Colombie, je proclamerai hautement que l'Equateur sème partout la précieuse semence de l'instruction publique, ouvre avec une admirable ténacité des voies de communication jusqu'au littoral, administre ses finances avec une probité exemplaire; qu'ici l'administration de la justice n'est pas une garantie illusoire pour les biens, l'honneur, la vie des citoyens et des étrangers ; que, posée sur ses volcans, d'où peuvent jaillir à chaque instant la ruine et la mort, la nation s'agenouiUe instinctivement devant Dieu, notre espérance dans tous nos dangers; que la morale y fleurit magnifiquement sous la protection de la loi, et qu'enfin Ja bienfaisance officielle, sous l'inspiration de la charité

Page 1