‹ Garcia MorenoChapitre 29 sur 183 · Don P. Cevallos, Historia del Ecuador, V · texte numérisé non relu

Don P. Cevallos, Historia del Ecuador, V

Aussi, dès que Tédit de proscription fut connu, le peuple se souleva en masse dans toutes les provinces. Comme le gouvernement, à bout de fonds, avait eu la malencontreuse idée de faire voter par les chambres un impôt de capitation de trois piastres, on poussa le cri de guerre : « Vive la religion! A bas les tvoïs pesos ! » Sur tous les points du territoire eurent lieu des escarmouches entre citoyens et soldats, préludes d'une insurrection générale. Pour lutter avec avantage contre les bataillons aguerris de Florès, il fallait trouver des chefs, de Targent et des armes ; les sociétés patriotiques se mirent à Toeuvre avec ardeur, s'eflforçant par tous les moyens possibles de se ménager des intelligences dans les places fortes et de se procurer des engins de guerre.

On apprit un jour que le président Florès devait expédier une certaine quantité de fusils au gouverneur du Napo. Des troupes d'indiens étaient chargés d'exécuter ces transports. Garcia Moreno, suivi d'une escouade de jeunes patriotes, s'embusqua dans les montagnes, attendant le caravane et son chargement. Bientôt il vit arriver les naïfs indigènes qui firent halte pour prendre leur repas non loin de l'endroit où il était caché. Garcia Moreno s'approcha du groupe avec quelques-uns de ses compagnons et se mit à raconter des histoires jusqu'au moment où, sous l'influence de la fatigue et de la chicha *, ses auditeurs s'endormirent d'un profond sommeil. A leur réveil, ils furent tout étonnés de ne retrouver ni leur joyeux narrateur, ni leur cargaison de fusils. Garcia Moreno les avait mis en lieu sur.

Enfin toutes les mesures prises, la révolution éclata à Guayaquil, le 6 mars 1845, sous la direction du général Elizalde. Une partie de la garnison essaya de

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