‹ Garcia MorenoChapitre 75 sur 183 · Sainl Anselme · texte numérisé non relu

Sainl Anselme

dans la vie sociale, il faut que TÉglise marche à côté du pouvoir civil dans de véritables conditions d'indépendance. Au lieu de l'absorber ou de la contrarier, rÉtat doit se borner à là protéger d'une manière efficace et conforme à la justice. Donc, plus d'ingérence du pouvoir civil dans la nomination des prélats séculiers ou réguliers, et vous cesserez de voir des prêtres indignes éclipser de vrais apôtres du Christ, au grand préjudice delà religion et de la société; plus d'appels des tribunaux ecclésiastiques aux juges séculiers, et alors disparaîtra le spectacle immoral de crimioels assurés de l'impunité. Ensuite, organisons des collèges, des séminaires, des missions, pour que Tinfluence sociale du clergé réponde enfin au but de son institution*. » Ces idées, il sagissait maintenant de les faire passer dans les articles du concordat.

Son premier soin fut de chercher un négociateur bien intentionné, ce qui constituait déjà une difficulté grave. Beaucoup de catholiques, plus ou moins libéraux, désiraient une entente avec Rome pour régulariser une situation fausse; mais dans l'unique but de transformer en lois concordataires les dispositions un peu remaniées du patronat ecclésiastique. Choisir un de ces hommes pour agent, c'était tout perdre : si le pape cédait pour éviter un plus grand mal, l'Église devenait plus esclave que jamais; si, au contraire, le pape exigeait la reconnaissance de ses droits, on aboutirait à une rupture, peut-être même à un schisme. Quelque temps auparavant, le ministre de Buenos-Ayres s'étant opiniâtre à faire entrer dans son concordat une clause favorable à la liberté des cultes. Pie IX avait rompu les négociations. Aussi plusieurs personnages influents, présentés ou recommandés à Garcia Moreno pour rem-

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