‹ Garcia MorenoChapitre 79 sur 183 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

DÉFAITE DE TDLCAN.

Ces réformes civiles et religieuses soulevaient de nombreux et graves ressentiments contre Thomme au^ dacieax qui prétendait, dit-on, régenter l'Equateur, lorsqu'une expédition chevaleresque mais malheureuse vint mettre de nouvelles armes aux mains de ses ennemis.

Vers le milieu de Tannée 1860, le général Mosquera, vieux soldat de Tlndépendance, catholique de vieille race, n'ayant pu obtenir du parti conservateur le fauteuil de la présidence, se mit par ambition à la tête des radicaux pour révolutionner les États de Colombie contre le gouvernement central. La guerre civile ayant éclaté, le président Ospina fit appel au dévouement d'un grenadin établi à Paris avec sa famille, le brave Julio Arboleda, désigné déjà. comme le futur chef du gouvernement. Issu d'une famille ancienne et distinguée, guerrier plein de valeur, orateur brillant, poète même à ses heures, d'esprit religieux mais de caractère aventureux, Arboleda offrait plus d'un traitde ressemblance avec Garcia Moreno. Appelé par le pouvoir légitime, il accourut à Santamarta qu'il défendit vainement contre les rebelles; puis, Mosquera, maître de Bogota *, ayant pro-

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