‹ Garcia Moreno, président de l'Equator [microform]Chapitre 20 sur 97 · D. L'EN · texte numérisé non relu

D. L'EN

‘“ Le bruit de vos discordes est arrivé jusqu'à moi. Je viens Di vous, uvec une branche d'olivier à la main. Cessez vos funestes dissensions, ou bicntôt la mort, succédant à l'anar- Dchie, p planera sur des déserts et des ruines,

Les libéraux de Bogota, Santander en tête, se moquaient bien de sa branche d'olivier. Afin de paralyser d'avance les

Bcfforts du réformateur, ils invectivèrent dans leurs journaux Bcontre le despote “ qui brûlait de ceindre la couronne ct

‘imposer au peuple la charte d’esclavage dont il avaitdoté

& Ja Bolivie. ” Santander échauffa si bien ses avocats, ses étu-

diants, sa populace, que Bolivar, après cinq ans de triomphes et d'ovations à travers l'Amérique, fut reçu comme un ennemi dans son propre pays. Aux portes de la capitale, J'’intendant du département, entouré de la municipalité, erut

devoir le haranguer sur le respect dû à {a constitution et

sur le devoir qui s’imposait à tous de gurder les serments

Mprêtés. Indigné d’une telle audace, Bolivar répondit ‘‘ qu’en

arrivant en Colombie à la tête d'une armée couverte de lauriers, il avait droit de s'attendre à des félicitations et non à d'intempestives rodomontades sur la constitution et les lois. *” Un peu plus loin, il lut sur un écriteau gigantesque ces

mots significatifs - ‘‘ Vive la constitution pour dix a4s | ”

Au palais, le vice-président Santander le complimenta sur

ses triomphes militaires, déclarant ‘ que lui, Santander,

avait mis sa gloire, pendant ces cinq années, à gouverner selon la loi. Du reste il serait toujours l’esclave de lu cons-

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