‹ Garcia Moreno, président de l'Equator [microform]Chapitre 21 sur 97 · LA · texte numérisé non relu

LA

À ces démonstrations, le Libertador comprit la nécessité

: de tenir dans l’omore, au moins pour le moment, son plan

de réforme. Il parla de l'indépendance, de l'armée, de l’u-

peuple colombien ”.—“* On m'aceuse d’aspirer au trône,

Lajouta-t-il , on devrait savoir que le nom de Libertador me

suffit, et que je n’aspire pas à descendre. ” Lä-dessus, il reprit sa glorieuse épes, et partit du Vénézuela pour ramener de gré ou de force les séparatistes à l'union.

En appluudissant aux déclurations libérales de Bolivur,les Santandéristes n'ignornient pas sa pensée intime sur leurs lois exécrables, ni son grand désir d'une révision, Ils l'u- Vaient uppelé pour mettre Puëz à la raison, mais uvec la volonté bien arrêtée de renverser leur sauveur qu'and ils n'auraient plus besoin de son appui. A peine eut-il quitté Bogota que les journaux recommencèrent à hurler contre le tyran et à cribler de leurs sarcasmes la constitution de Bolivie, Pour monter les têtes, Santander publia une adresse au président, signée par un grand nombre d'habitants et de fonctionnaires de Bogota, dans laquelle, au milieu de louanges plus où moins venimeuses, on le suppliait de ne pas changer le svstème de gouvernement, A force d'intrigues, il parvint même à soulever contre Bolivar la division colombienne qui l'avait suivi au Pérou, Le colonel Bustamante et soixante-dix officiers, ses complices, emprisonnèrent leurs chefs, sous prétexte que la République était en danger, à Lima aussi bien qu'à Bogota. “ Leurs chefs, disaient-ils traîtres à la patrie, se faissaient les auxiliaires de Bolivar pour déchirer le pacte constitutionnel. ” Au lieu de destituer l'auteur de cet indigne pronunciamento, Santander lui envoya ses félicitations, le remerciant du bon exemble qu'il avait donné, De ‘pareilles manœuvres exaspérèrent tellement Bolivar qu'il résigna immédiatement ses pouvoirs. € On parle d’usurpation tyrannique, écrivit-il au congrès en signifiant sa démission, on dit que tous mes pareils sont ambitieux : l'exemple de Washington aurait dà me protéger contre cette imputation. Je suis décidé à quitter le pouvoir, et je vous avertis que ma décision cest irrévocable, ”

Le congrès n’en examina pas moins la question de savoir s'il convenait, oui ou non, d'accepter la démission du président. Les Bolivaristes, ou partisans de la révision, opinèrent pour la négative, alléguant lu nécessité d’un bras puissant et fort duns les circonstances difficiles où se trouvait la Colombie, Les Santandéristes, furieux, se prononcèreut pour l'acceptation : ‘“ Les Colombiens, disaient-ils, répuguent à l'esclavage ; il n’y a pas d'homme nécessaire ; et

ules de Bolivur,les

intime sur leurs révision, Ils l'umn, mais avec la sauveur quand ils peine eut-il quitté | à hurler contre le mstitution de Boublia une adresse e d'habitants et de u milieu de louanpliuit de ne pas force d'intrigues, uw la division cocolonel Bustamans, emprisonnèrent que était en danger, chefs, disuient-ils, liaires de Bolivar Au lieu de destinto, Santunder lui | bon exemble qu'il “xaspérèrent telleent ses pouvoirs.

vit-il au congrès en mes pareils sont rait dû me protéger quitter le pouvoir, évocable. ”

question de savoir lémission du présila révision, opinèsité d’un bras puisles où se trouvait , se prononcèreut disaient-ils, répume nécessaire ; et

‘ d'ailleurs pourquoi refuser à Bolivar un repos qu'il u si bien

mérité ? ” Un député ajouta “ qu'uyant l'honneur d'appartenir à l'espèce humaine, il voterait contre Bolivar, attendu que le code bolivien ne convenait qu'à des bêtes de somme, ” Après ce coup de massue, on passa au vote, mais pourtant cinquante députés contre virgt-quatre refnsèrent d'accepter la démission,

Les Santandéristes battus, Bolivar gurda le pouvoir et convoqua une grande convention qui terminerait tous lon différents en tranchant la question des réformes constitutionnelles, Toujours respectueux de la souveraineté nationale, il recommanda aux agents du gouvernement de pro. poser uu choix des électeurs des hommes de probité et de patriotisme, puis de laisser à chacun sa liberté, Là-dessus, ces fonctionnaires se croisèrent 1&s bras, pendant qu'une légion de Santandéristes dénonçaient aux villes et aux villages le tyran, l'usurpateur, l'ennemi de la patrie, Comme d'ordinaire, le peuple trompé prit parti pour les plus actifs et les plus audacieux et députa à la convention une majorité de Santandéristes. L'assemblée se réunit à Ocagna le 6 avril 1828. Toujours en campagne contre les insurgés, Bolivur adressa aux députés un message fortement motivé sur la nécessité de fortifier le pouvoir exécutif, Aprèsavoir énuméré les réformes qui lui paraissaient indispensables, il concluait en ces termes : “ La patrie réclame un gouverne. ment juste et fort . Cinquante mille hommes morts pour su délivrance vous démandent, du milieu des tombeaux et des ruines, que leur sang n'ait pas été inutilement versé ; ot moï, qui ai voué un eulte à ma patrie et à la liberté, je vous adjure de constituer un pouvoir capable de faire observer la loi et de rendre le peuple libre. N'oubliez pas que l'énergie de lu force publique est la sauvegarde de la faiblesse individuelle, l'espérance des bons, et la terreur des méchants. ”

L'assemblée écouta de message dans un profond silence .

mais bientôt les Santandéristes vomirent un flut d'injures contre le dictateur, réclamant à grands cris sa déchéance,

Santander avait du reste affirmé qu'il se ferait sujet du Grand Turc, plutôt que d'obéir à Bolivar. En présence de ce parti pris, la minorité refusa d'assister aux sessions, ce qui, faute du nombre requis pour délibérer, entraîna la dissolution de l'assemblée. Les Santandéristes eurent beau aftirmer avec leur Bentham ‘“ qu'en aucun cas on ne peut ré. sister à lu majorité, même quand elle légifère contre lu religion et le droit naturel, même quand elle commande aux enfants d'immoler leur père (1), ”’ on les laissa débiter leurs extravugances pour aviser au moyen de sauver la patrie,

La situation devenait très grave. Les libéraux parlaient d'exiler ou même d'étrangler Bolivar. Dans une pareille extrémité, le colonel Herran, chef du département, convoq a une junte populaire, “ à l'effet, disait-il, de sauver la République insultée par le Pérou, menacée par l'Espagne, et tra. hie par une assemblée qui refusait au Libertador les pouvoirs nécessaires pour remplir sa mission. ” Le peuple décréta d'emblée la dissolution du congrès et la Cictature temporaire du président, Aussitôt le conseil d'État, les autori. tés civiles et militaires se railièrent à la junte, et Bolivar rentra dans lu capitale au milieu d'un peuple en liesse, Il | consentit à prendre ie pouvoir jusqu'au 2 janvier 1830, date tixée pour la convocation d’un nouveau congrès,

Mais la Révolution ne désarme jamais : ceux qu'elle ne À veut abattre, elle les assassine, Un mois après leur échec, le 25 septembre 1828, vers minuit, une bande d’insurgés et Bi de soldats mutinés assaillirent le palais présidentiel en voci- ! fèrant contre lo tyran. Déjà ils avuient forcé lu porte et se | dirigeaient le poignard à la main, vers la chambre de, Bolilivar, lorsque celui-ci, réveillé par le tupage, s'enfuit par une issue secrète, Ayant ainsi manqué leur coup, les assassins furent enveloppés par lu troupe et jetés en prison, On fusilla les plus coupables, et Santander lui-même, convaincu d'avoir trempé dans l'assassinat, fut banni.

Bolivur comprit alors la tyrannie revolutionnaire et la triste situation d'un peuple livré sans défense aux ambitieux

(1) Traité de législation, tome I, p. 298.

e ferait sujet du En présence de ' aux sessions, ce r, entraîna la dises eurent beau afcas on ne peut réfère contre lu relile commande aux laissa débiter leurs sauver la patrie.

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rolutionnaire et la ense aux ambitieux

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ct aux scéférats qui l'exploitent. Ne consultant que la justice et l'intérêt de ln patrie, il dicta ces deux décrets : “ Considérant 10 que l'impunité accordée aax criminels ct aux pervers mèneruit à bref délui la dissolution de l'État, je prends en main l'autorité dictorial que le peuple m'a confiée. Considérant 20 que les sociétés sécrètes ont pour but principal de préparer les révolutions politiques et que le mystère dont elles se couvrent révèle suffisamment leur caractère nuisible, j'ordonne la dissolution de ses sociétés et la fermeture des loges. ” Afin de rétablir l'union intime entre l'Église et l'État, union qu'il avait appelée jadis l'arche d'aL liance, il exhortu vivement le clergé à prêcher sans cesse la morale chrétienne, la concorde et la paix. “ Parce qu'on «u

déserté les vrais principes, disait-il, l'esprit de vertige s'es ‘ L'emparé du pays. Pour neütraliser les doctrines criminelles

dont on u suturé le peuple, il faut que les pasteurs prêchent à tous l’obéissunce ‘et le respect. ” Enfin, persuadé que l’enseignement universitaire empoisonnait la jeunesse, il en ordonna la réforme complète, expulsa des écoles les auteurs dangereux, et y introduisit l'étude approfondie de la religion, ‘ afin de fournir aux jeunes gens des armes contre les attaques de l’impiété et l'entraînement de leurs pro. pres passions, ”

Bolivar avait pour lui lu ruison, mais non pas la logique. L'homme de 1789 avait trop caressé, trop vanté, trop divi-

E nisé la Révolution, pour qu'elle se luissât finalement musc- D ler par lui. La mégère poussuit des hurlements furieux ;

sous 808 eftorts, l'édifice colombien eraquuit de toutes parts, le Péroa menaçuit même de l'envahir, En vain Bolivar se multipliait-il pour réparer les brèches, pacifiant en personne lo Cauca soulevé, triomphant du Pérou par ses généraux Soucre et Florès : la date solennelle du 2 janvier 1830 allait le remettre en présence du peuple souverain,

Durant l'année entière, ses ennemis avaient em ployé les moyens Îles plus ignobles pour le discréditer auprès des électeurs, À force d'entendre dire que la dictature était le marche-pied du trône, le peuple s'imagina qu'en votant

pour des partisans de Bolivar, il voterait ie rétablissement de la royauté ; et les Santandéristes triomphèrent sur toute la ligne . Outré d’une pareille ingratitude, brisé de fatigue, malade, Bolivar succomba sous Je poids du découragement & et du chagrin. Ne voyant aucun moyen légal de résistance aux oppresseurs de sa patrie, il laissa dire et faire, A un ami qui lui proposait de rédiger un plan de constitution, il répondit qu'il avait déjà fabriqué trop de constitutions et qu'il abondonnait le congrès à ses inspirations, Dans une proclamation au peuple, il annonça que chacun restait par faitement libre d'exprimer ses idées sur la forme comme sur le pgrsonnel du futur gouvernement ; pour lui, sa décision irrévocable était de rentrer dans la vie privée. Son conseil d'État d'accord avec les diplomates étrangers, pro. jeta un instant de lui offrir la couronne, afin d’arracher la malheureuse Colombie aux ambitieux qui brûlaient de s'en partager les lambeuux ; mais il menaça de quitter immédin. | temena le pouvoir si ce projet n'était point abandonné,

Le 15 janvier 1830, eut lieu l'ouverture du congrès. Aus sitôt Bolivar envoya sa démission dans des termes qui ne lai xuient aucun doute sur ses intentions, Après avoir dé ploré l'instabilité des institutions et l’arnarchie qui en résul tait, il déclara que ses fonctions politiques avaient ces pour toujours, “ Que mon dernier ucte, ajouta-t-il, soit de recommander au congrès de protéger toujours notre sainte religion, cette source féconde des bénédictions du ciel, et de restituer à l’instraction publique, dont on a fait le chancre de la Colombie, ses droits sacrés et imprescriptibles. Puis, d’un mot qui résumait l'histoire des vingt dernières années, il établit ce triste mais fatal bilan de la tyrannie rék volutionnaire : “ Concitoyens, je le dis, le rouge au front, nous avons conquis l'indépendance, mais au prix de tous les autres biens, ” Sans tenir compte des instances du congrès qui le priait de garder le pouvoir jusqu'après le vote de la constitution et l'élection des autorités nouvelles, il fit part au peuple de sa retraite définitive, ‘ J'ai servi vingt ans disait-il, en qualité de soldat et de magitrat, Durant cette

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longue période, nous avons reconquis la patrie, délivré trois PPPARLES conjuré bien des guerres civiles, et quatre fois j'ai remis au peuple, dans les congrès constituants, le pouvoir suprême qu'il m'avait confié. Aujourd’hui je crains d’ être un obstacle à votre bonheur, et je me dépouille ane der nière fois de la magistrature que je tiens de votre bienveil

lance. J'ai vu peser sur moi les soupçons les plus indignes,

et cela sans pouvoir me défendre. Des hommes qui rêvent pour eux le pouvoir suprême n'ont pas rougi de me prêter des aspirations à une couronne qu'ils m'ont offerte plus d’une fois et que j'ai toujours refusée avec l’indignation d’un vrai républicain. Jamais, je le jure, l'ambition du trône n’a

souillé mon âme. Colombiens, n'écoutez pas les colomnies de mes détracteurs, Au nom de la Colombie, je vous en conjure, entendez mon dernier vœu : restez unis, et ne devenez pas les assassins de la patrie. ”

Le 8 mai, Bolivar partit pour Carthagène avec le dessein de passer en Europe. Des bords de la mer où il s'était rendu pour rétablir sa santé délabrée, il vit s’écrouler l'édifice qu’il avait bâti. Le Vénézuela s’orgar.isait en république indépendante sous la présidence du général Puëz. Les trois dépar-

)tements de l’Équateur, Quito, Cuenca, et Guayaquil, brisant

à leur tour la chaîne qui les attachait à la Colombie, se déclaraient autonomes sous les ordres du général Florès, Moins heureux qu’'Alexandre, Bolivar assistait de son vivant au démembrement de sa grande république, dont ses officiers

| jaloux les uns des autres, se disputaient les débris. On lui

apprit bientôt que le maréchal Soucre, le vaiuqueur d'Aya. cucho, son meilleur ami, avait succombé dans les sombres défilés du Cauca, lâchement assassiné par des rivaux. Ému jusqu'au fond de l'âme, le Libertador s'écria : “ C'est le

} sang d’Abel qu'ils ont versé ! ” Du reste, ces Caïns com.

mettaient à Bogota dos infamies non moins révo!tantes, Les étudiants s’amusaient à fusiller le portrait de Bolivar, les soldats libéraux insultaient ses amis, qu'on qualifiait de serviles, Le désordre prit de telles proportions que le général Urdaneta, s'étant rendu maître de la ville par un coup

de force, institua un gouvernement provisoire, dont le bpre- 5 '

Me

mier acte fut d'envoyer une commission à Bolivar pour le supplier de reprendre le commandement, “ Une barrière de bronze, répondit-il, me sépare du pouvoir : la légalité. Je ne puis a’arroger une autorité dont un autre est investi.

Ses amis insistaient au nom de la patrie expirante : “ Iln’y à

a plus de salut pour la patrie, répliqua-t-il, c'est ma conviction et mon désespoir. Tout est perdu, et pour toujours | Que peut un homme contre un monde ? Et puis, il ny a plus de patrie pour moi : les tyrans m'en ont chassé ! ”

Non seulement ils l'avaient chassé, mais ils l'avaient tué, Qr:tques mois de cette agonie morale suffirent pour le condu" au tombeau. Le 8 décembre, dans la ville de Santa- Marta, où ses amis l'avaient conduit pour réparer ses forces avant de prendre lu mer, 1l se sertit défaillir, Averti par l'évêque que la mort approchaït, il reçut les derniers sacre, ments de la manière la plus édifiante ; puis il dicta ses der. niers adieux au peuple colombien : “ Vous avez été témoins de mes efforts pour implanter la liberté là où régnait autrefois la tyranuie. Je n'ai cherché ni le repos ni la fortune, et j'ai quitté le pouvoir quaad j'ai cru n'avoir plus votre confiance, Mes ennemis ont abusé de votre crédulité pour dé. truire ma réputation et attaquer mon libéralisme, deux cho. ses qui me sont plus chères que la vie. Victime de mes persécuteurs, je leur pardonne avant de mourir ; Et maintenant au moment de quitter ce monde, je vous adresse mes derniers vœux pour la gloire et la consolidation de notre chère ‘Colombie, Travaillez tous, je vous en conjure, à rétablir l'union : citoyens, en obéissant au gouvernement, ministres de Dieu, en élevant vos prières vers le ciel, soldats, en vous servant de votre épée pour défendre la société, Colombiens, ma dernière pensée est pour la patrie. Si ma mort peut contribuer à vous rendre plus unis, volontiers je descends au tombeau. ”

Le 17 décembre 1820, il rendit le dernier roupir, Agé seulement de 47 ans, qu de services Bolivar eût pu rendre à son pays sans les m’srables qui empoisonnèrent sa vie et hâtèrent sa mort ! Du reste, fils de la Révolution, il de.

olivar pour le Une barrière : la légalité. Je est investi.

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‘est ma convicjour toujours !

puis, iln’y a ; chassé ! ” 8 l'avaient tué.

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vez été témoins régnait autreni la fortune, et lus votre conulité pour dé.

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me de mes per- Et maintenant esse mes derde notre chère re, à rétablir nent, ministres bidats, en vous é, Colombiens, a mort peut s je descends

r roupir. Agé eût pu rendre nèrent sa vie olution, il de.

Si

vait s'attendre à être dévoré par elle : n'est-ce point le sort qu’elle réserve, comme Saturne, à tous sos enfunts ?

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