‹ Garcia Moreno, président de l'Equator [microform]Chapitre 61 sur 97 · SES · texte numérisé non relu

SES

LU

RAT AS hi 1 EM dd ht dd ec id 4 ii PR Y à # 0) Rs

ie à VER sé AR

pagnols eux-mêmes, transportés d'enthousiasme, soluaientel le vainqueur par une salve de toutes leurs batteries,

On remarqua sanstrop s'étonner que les vivats les plus À chaleureux partaient des groupes plus ou moins dévouésà 4 Urbina. Les libéraux se sentaient mal à l’aise en présence 4 de l'implacable justicier, car un certain nombre d'entre eux se trouvaient compromis dans ce dernier complot, Le soir, au milieu des réjouissances de la population, Garcia Moreno raconta devant un grouppe d’amis les péripéties €mouvantes du combat de Jambeli, et les trahisons infâmes de certains complices d'Urbina, qui lui avaient été révélées par les papiers saisis sur le Washington. ‘Ils noûs donne: ront la paix, s'écria-t-il, ouils verront demain avec quel ciment je l’établirai. ” Le lendemain, vers huit heures, l. se fit amener un certain avocat , le docteur Viola, natif de Buonos-Ayres, l'agent principal d’Urbina à Guayaquil Viola comparut devant le président et les chefs militaires qui l’entouraient, le front et le sourire sur les lèvres, com: me un homme qui n'a rien à craindre.—‘ Docteur Viola, lui dit Garcia Moreno, en votre qualité d'avocat, vous devez savoir quelle peine mérite un traître ! — En effet, je ne l’ignore pas. — Quelle peine ?— La mort ! ”

Il lui présenta alors plusieurs lettres, trouvées à bord du Washinyton, lesquelles avaient été expédiéespar Viola lnimême au secretaire d’Urbina pour lui indiquer dans les moindre détails les plans des conspirateurs de Guâyaquil et jusqu'à la somme donné au commandant du Washington pour en obtenir son vaisseau. Dans une dernière note il engageait Urbina à s'approcher de Guayaquil, le pronun: ciamento pouvant avoir lieu de jour en jour.—"‘* Docteur Viola, êtes-vous l’auteur de ces lettres ?—Je ne puis le nier, —Préparez-vous donc à recevoir le châtiment des traîtres, Vous serez fusillé ce soir, à cinq heures. ”

C'est en vain qu'on essaya d’intercéder pour le coupable, Le consul de Buenos-Ayres allégua sa qualité d’étranger, m’is Garcia Moreno lui répondit que l'étranger était soumis aux lois de sa patrie adoptive. Un haut personnage

Pot

D javait con!

D on silence co vint aussi soli D inflexible : “

L terlocuteur, d mpondit Gare * des crimes, ne js de la sorte > mans que je VC

an8, et qu’il

L Je Guayaquil

… pirations ou 1

L n'auront que L etde Bayard ) ver son pays nécessaires d cents. Ce rés … l'afirmait à > Guayaquil :

b que. Les pit L émeutiers de | Quelques-un fraire au gl:

infime méti dressé pour » gens la paix

On a dit mi “Ma mère, d

un acte de fa comme il l’av

Les révolut

de cadavres,

Urbina et

» fat leur der vaient du:

(1) Le iva

vous à Présence d'entre plot, Le ; Garcia éripéties infèmes révélées 8 donne:

ec quel

natif de

ayaquil, nilitaires res, COM:

r Viola, vous de eflet, je

, bord du Viola Inidans les

uâyaquil

ashington e note, il pronun- Docteur 8 le nier, traîtres,

oupable, tranger, tait sou-

sonnagé

les plus À $ son silence coupable, cause indirecte de ces scènes horribles, : vint aussi soliciter la grâce de Viola. Garcia Moreno resta à inflexible : “ Vous répondrez devant Dieu, lui dit son in-

D trlocuteur, du sang que, vous allez verser. Non pas moi,

eures, il |

qui avait connu le projet de révolution, et se trouvait par

pondit Garcia Moreno, mais celui qui, pouvait prévenir

» décrimes, ne la point fait.—Je sais pourquoi vous me par- » Jesde la sorte.—Et moi, je suis heureux que vous le sachiez

sans que je vous l’expliqne, reprit Garcia Moreno (1-) ” On a dit même que sa mère, alors âgéo de quatre-vingts

| ans, et qu'il aimait avec tendresse, essaya de le fléchir,

“ Ma mère, demandez tout ce que vous voudrez, mais non

: macte de faiblesse qui perdraïit le pays. ” À cinq heures,

comme il l'avait décrété, Viola fut conduit dans la pleine

» deGuayaquil et fusillé.

Lesrévolutionnaires et les libéraux qui, par leurs cons-

> pirations ou leur lâche complicité, ont élever des monceaux de cadavres, crieront à la cruauté : les vrais politiques

n'auront que de l’admiration pour ce héros, digne du Cid

É etde Bayard, qui n’hésita point à sacrifier sa vie pour sau-

ver son pays des fureurs anarchistes, et qui, par l’exécution

} nécessaires de quelques scélérats, sauva des milliers d’inno- cents. Ce résultats était le seul qu'il poursuivit, comme il : l'afirmait à ses compagnons d'armes au moment de quitter

Gusyaquil : “ Votre courage, disait-il, a sauvé la républi- P que. Les pirates ont dû chercher d’autres parages, et les » émeutiers de Santarosa n'ont pas même osé vous attendre. N Quelques-uns, en se sauvant dans les bois, ont pu se sous- D taire au glaive de la justice, mais, avant de continuer leur L infime métier, qu'ils méditent cette parole : ‘“ L'échafaud > dressé pour le criminel garantira désormais aux honnêtes } gens la paix et la sécurité. ”

Urbina et ses complices se le tinrent pour dit : Jambeli

fatleur dernière croisade du vivant de Moreno. Ils pou-

Yaient du reste se féliciter de leurs prouesses : outre le (1) Le Nacional 8 Mars 1871," Mentiras de Emigrado.

sang versé dans ces guvrres fratricides, ils avaient coûté ” depuis un an un million de piastres à leur pays. Quantà ‘Garcia Moreno, parti dé la capitale très malade et très fai

ble, il y rentra parfaitement guéri. Les courses forcées, ls vie agitée, les violentes péripéties d’une lutte dont la seule alternative était la victoire ou la mort, avaient dissipé en quelques jours le mal dont il souffrait depuis longtemps,

Déjà con:

» Moreno de | msnesque d D ple martyr retour à Qt ” pousser de:

» pandu à bo pas moins Pa GET M svit:

D tuomctt » milliers de M bandits de … hommage à Moreno:

| “Salut ? dntieb > “Salut L entouré d L traîtres.

“Salut > fie sa vie L le feu bri

Page 1