‹ Garcia Moreno, président de l'Equator [microform]Chapitre 73 sur 97 · ŒUVRES DE CHARITÉ · texte numérisé non relu

ŒUVRES DE CHARITÉ

En Garcia Moreno, le cœur était à la hauteur de l'intelligouce. Il saffira de jeter un coup d'œil sur ses œuvres de charité, plus admirables peut-être que ses œuvres d'enscignement, pour comprendre quels trésors de bonté recélait cette gra’ de âme,

Au nombre des plaies qui rongeaient l'Équateur, il faut compter le paupérisme. Épuisé par les contributions, le militarismo et les révolutions, privé de commerce et d'agriculture, indolent par nature, le peuple vivait dans la misère, cetto misère dégradante, trop souvent compagne du vice et du crime. De là beaucoup de mendiants, de vagabonds, de filles perdues, d'enfants abandonnés, de bandits et de voleurs, Les routes, même d’un village à l’autre, étaient peu sûres pour quiconque n'avait point de révolver en poche. Garcia Moreno entreprit de lutter contre le paupérisee ; mais avant tout il s’occupa de venir en aide à ses victimes,

Les enfants privés des soins de la famille excitèront d'abord sa solicitude, Il fonda, poux les secourir, deux orphelinats à Quito. Le premier, confié aux sœurs de charité, abrita les enfants abandonnés par le vice ou l'indigence. Une dame généreuse fit les frais d’un magnifique établisso-

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ment (1), et le gouvernement fournit les ressources néces- | saires pour l'entretien. Dans le second, desservi par les sœurs de lx Providence, furent recueillis les vrais orphelins, Grâce à la protection du président, et au dévouement r+ligieux, ces enfants retrouvèrent des mères qui, en les (for. mant aux vertus chrétiennes, préparaient à la société des . membres sains et utiles, au lieu de membres pourris et gangrenés. Des orphelinats semblables s'élevèrent bientôt à Guayaquil et à Cuenca, sur les instances de Garcia Moreno et au moyen des subventions qu'il obtint du congrès.

Une autre classe d'inforcunées, les tilles de mauvaises vie, plus ou moins abandonnées au libertinage, et contre lesquelles il avait édicté, comme nous l'avons dit, des règlements de police très sévères, appela bientôt son attention, Il était facile de les jeter en prison, mais l'expérience prouve que la prison devient trop souvent pour ces melheureuses une école de corruption plus raffinée, La religion seule, par les grâces qu'elle confère, a le don de guérir ces natures doublement viciées. La preuve de son action toute puissante, même sur les plus incorrigibles, Garcia Moreno la voyait dans cestristes victimes de notre civilisation qui, après avoir habité dix et vingt ans les bouges déshonorés où nos philanthropes les entretiennent, tinissent entre les mains des admirables filles du Bon-Pasteur, par se transformer en Madeleines pénitentes, et bientôt en modèles d’innoceuce et de pureté. Pour cette raison, il établit dans la capitale un refuge dirigé par les sœurs du Bon-Pasteur, Traquées par la police qui ne leur fit point de quartier, les débauchées s’enfuirent da pays ou rononcèrent à leur infâme métier. Les récidives furent internées sans miséricorde au Bon-Pasteur, Dans cette asile, grâce à la vie régulière, au travail, aux pieuses exhortations, aux bons soins des religiouses, elles se convertirent sincèrement. Quelques-unes retournèrent dans leurs familles pour y vivre avec honneur, la plupart restèrent bénévolement dans leur sainte retraite et s'y abandonnèrent complètement à Dieu.

(1) Madame Virginie Klinger d’Aquirre.

Cette œuvre de salubrité morale déplut aux libéraux. En effet, de quel droit privait-on ces libertines de la liberté, ot les libertins de leurs victimes ? A la mortde Garcia Moreno, la Révolution répara cette injustice et mit fin à ce désordre, Une compagnie de jeunes civilisés, musique en tête, entoura l'établissement du Bou-Pasteur, fit un charivarie aux reli. gieuse, forga les portes de leur maison, et donna la liberté aux filles repentines, c'est-à-dire les replongea sans pitié dans l’infamie et la misère d’où les avait tirées Garcia Moreno, Et c'est lui qu'on qualifie le despote ! Et les crocheteurs du refuge sont, eux, les vrais amis de l'humanité !

Les prisous à leur tour réclamainet une réforme d'autant plus urgente qu'un régime intolérable et des abus révoltants torturaient un plus grand nombre de victimes. Par suite des guerres, des insurrections fréquentes, de la démoralisation qui en est la suite, ces louges infectes regorgenient d'assasins, de voleurs, de débauchés et de criminels de toute espèce. Le corps y dépérissait faute d'air et de nourriture, pendant que l'âme y croupissait dans la crapule et l'oisiveté. Pas d'autre exercice religieux que la messe le dimanche ; pas d'instruction, pas de consolation pour ces parias de l'humanité ; nul effort pour les convertir et les réhabiliter, Trop souvent on leur donnait pour aur-ônier un prêtre discrédité ou impropre aux autres fonctions du ministère ecclésiastique, Le prisonnier n'avait d'autre préoccupatiou que de sortir de ce tombeau où il était enterré vivant.

Après une inspection minutieuse , le premier soin de Garcia Moreuo fut de rémédier aux désordres matériels les plus graves, puis l'étudier les moyens à prendre pour faire de la prison une école de correction et de moralisation, De nos jours, les philanthropes et les humanitaires ont beaucoup disserté sur le régime des prisons, sur les différe ts systèmes pénitentiaire, aur la cellule et ]…a communauté : en somme, ils n’ont réussit qu'à prouver leur haine de Dieu et du prêtre, en même temps que, par leurs essuis infrucineux, ils démontraient à lour manière l'impossibilité de s'en passer.

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La réforme de Garcia Moreno fut, comme toutes les autre basée sur la religion. Il chercha deux hommes unis de

cœur, capables d'appliquer ses idées : un aumônier, ‘pour

pénétré jusqu'à l’âme des malheureux détenus ; un directeur intelligent et forme, pour faire exécutor les règlements et prêter main-forte à l’aumônier. Un ordre du jour, combiné

d’après le but qu’il poursuivait, fut imposé aux prisonniers,

et chacun dut s’y astreindre sous les peines les plus rigoureuses.

Dès lors, tout changea de face. La prison devint tour à tour une maison d'école et un atelier, À certaines heures

déccrminées, l'aumônier, don Abel @e Corrai, jeune prêtre

plein de dévouement, enseignait à ses étranges auditeurs la

doctrine chrétienne, les lois du décalague, avec lesquelles

ils paraissaient assez pou familiarisés, les devoirs de l'honnête homme, les exercices du chrétien, tels que lu prière de

de chaque jour et la fréquentation des sacrements, Il y

ajoutait par surcroît des leçon de lecture, d'écriture et de

Calcul, ainsi que d’autres notions et connaissances utiles,

Après cela, venait le travail manuel ; chacun s'apliquait au métier le plus conforme à ses aptitudes, Le directeur, don Francisco Arellano, secondait l’aumônier avec zèle et intelligence, chêtiant les paresseux ou les récalcitrants, afin de forcer au devoir par le sentiment de 1 peine. Du reste, cette sévérité nécessaire de l’empêchait pas de se montrer en toute occasion le père et l'ami de ceux qu'il appelait ses chers prisonniers. Ils les exhortaient doucement à s'amender de leurs défauts, écoutait leurs plaintes, adoucissait 8e Jon son pouvoir les conditions pénibles de leur vie matérielle, aidait l'aumônier #u moment des leçons, s'assujettissant ainsi à passor des journées entières dans ce milieu triste-et sombre de la prison.

Pour stimuler la bonne volonté des détenus, Garcia Moreno leur fit entrevoir la liberté comme récompense de leurs progrès dans l'honnêteté, l'amour du travail, et la piété. Il promit non-seulement d’abréger leur temps de détention, mais même de remettre la peine entière À ceux qui

mériteraient cette faveur ; et vraioment l'engagement n'était poiat téméraire, car, à mesure que Dieu reprenait son vm. pire sur des cœurs qui ne le connaissaient plus, la prison se transformuit en un vaste couvent où régnait avec l'amour do l'étude et du travail, la plus stricte régularité,

À la fin de l'année, le président, entouré de ses ministres, d'une escorte militaire, et des personnages distingués de la capitale, se rendit en grande pompe à la prison pour procédar à l'examen scoluire des détenus. L'examen roula sur la doctrine chrétienne, l'histoire sacrée, la lecture, la caligraphie, l’ortographe et l'arithmétique. Le président interrogen lui-même ces écoliers d'un nouveau genre, dont la plu. part avaient altuint l'Yge mûr, Tous, dans leurs classes respoctives, étonnèrent ‘assistance par leurs réponses et plus encore par leur excellente tenue, Après les avoir vivement félicités de leurs progrès et de leur conduite, Garcia Mooreno distribua des récompenses aux plus méritants, reduisit la peine de quelques-uns et rendit la liberté, séance tenante, à celui qui l'avait emporté sur tous par un plus grand respect du devoir. Les prisonniers applaudirent en pleurant de joie, Ils ne comprenaient pas comment un chef d'Etat pouvait ainsi s’abaissor jusqu'à leur misère ; plus que jamais ils firent l'impossible pour mériter ses bonnes grâces,

[1 s'agissait maintenant de poursuivre les bandits et les voleurs qui infostuient le pays, afin de les soumettre à la même épreuve, La tâche était difficile dans ces montagnes qui offrent aux malhonnêtes gens des repairs nombreux et introuvables, Aux environs de Quito, des bandes organisées pourvues de bons chefs et d'excellents point de ralliement, probablement aussi d'intelligence avec la police, défiaient les plus fins limiers du gouvernement, Le président choisit parmi ces derniers un homme sur lequel il pouvait compter, lui promit une forte récompense s'il parvenait à Jui amener le chef de brigands le plus redouté du pays, et l'autoriss même à prendre dans la police ou dans l'armée les hommes dont il croirait avoir besoin pour opérer cette capture, Quelques jours après, le bundit était arrêté.

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Conduit au président, il s'attendait à une sentence de mort immédiate : quel ne fut pas son étonnement de voir au contraire Garcia Moreno l’accueillir avec bienveiilance, faire 1\ppel à ses sentiments d'honneur et de religion, et finalement lui promettre sa protection s'il consentait à changer de vie ? Il ne lui imposait pouf tonte peine que de passer tous les jours une heure avec un saint religieux qu’il lui désigna et de Ini faire visite à lui-même matin et soir. Ému jusqu'au larmes, le brigand se convertit et se réforma complètement, Sûr alors de ses dispositions, le président mit la police sous ses ordres et le churgea de lui amener ses anciens compagnons, “ pour que je les transforme, lui dit-il, en honnêtes gens comme vous. ” Peu de jours après, les bandits, traqués jusque dans leurs retraitès les plus cachées, tombaient entre les mains des deux fidèles coopérateurs de Garcia Moreno, l’aumonier et le directeur de la prison. Ainsi cessa cette calamité du brigandage, qui de tout temps avait désolé le pays.

Si l’on veut maintenant apprécier, au point de vue de la régénération morale des prisonniers, le système péritentiaire inventé par Gurcia Moreno, qu’on en juge par vu fait peut-être sans précédent dans l’histoire Durant ces six dernières années, le président avait éloré à grands iruis un immense établissement app : Panepticum, qu'il Gertinait à remplacer la malseine pr on de Quito. En 1875, les bâtiments terminés se trouvèrent inutiles, faute de prisonriers à y loger. Garcia Moreno eut la joie u’snnoncer aux députés qu'il restait à peine cinquante condamnés dans la prison, ‘‘ Or, ajouta-: 1, comme le pénitencier peut en contenir cinq cents en cinq divisions, et comme d’un autre côté, les municipalités n'ont pas à leur disposition des ressources suffisantes pour construire dans chaque province une maison de réclusion, voyez dans votre sagesse s'il ne serait pas avantageux d'amener des provinces au Panop ticum forçats et simples «i: tenus. Ils subiraient leur peine sous l'inspection de lu cour suprême, et nous verrions disruraître ces barbares et immondes cachots, vrais foyers de

corruption, où le prisonnier souffre sans s’amender, quand il n'évite point par la fuite, le châtiment qu'il a mérité."

Hélas ! quelques jours après avoir écrit ces lignes, le président n'était plus. et la Révolution, en haine de l’œuvre civilisatrice, chassait de son poste le trop fidèle Arellano.

En même temps qu'il s'occupait de bâtir des orphelinats, des refuges et des pénitenciers, Garcia Moreno travaillait avec non moins de zèle à la réforme des hôpitaux, afin de rendre plus supportable le sort des pauvres et des malades que la misère y faisait affluer, Il y avait à Quito un grand hôpital, connu sous le nom d'hôpital Saint-Jean de Dieu, où l’on renfermait jusqu’à trois cents malades, un refuge pour les lépreux et un asile d'aliénés. Ces établissements, ainsi que les hôpitaux des autres cités, étaient administrés var des spéculatenrs et des mercenaires qui ne rougissaient pas de s'enrichir aux dépens des malheureux. ‘“ Nos rares établissements de bienfaisance, disait Garcia Moreno aux députés, présentent un tableau répugnant, indigne d'un peuple chrétien et civilisé, non seulement par suite de l'insuffisance totalo'des revenus, mais surtont par l'absence totale de charité dans ceux qui les desservent. ” Certes, il en parlait avec connaissance de cause, car dès les premiers jour: de sa présidence, il se constituu lui-même directeur du grand hôpital, qu'il visitait tous les jours, afin de forcer les employés à fuire exactement leur devoir. Il parcourait les salles, contrôlait les ordonnances du médecin, enseignait aux infirmiers la manière de préparer les médicaments ou de panser les malades, et punissait avec une extrême sévérité les moindres négligences.

Quand il arrivait dans une ville, sa première visite était pour l'hopital, À Guayaquil il trouva beaucoup de malades étendus par terre sur une simple mnatte, Vivement impressionné à ce spectacle, il dit au gouverneur qui l’accompagnait : “ Ces pauvres malheureux sont bien mal <ouchés : pourquoi ne fournissez vous pas tout ce qui est

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nécessaire pour les soigner convenablement ?—Excellence, répondit le gouverneur, nous sommes à bout de ressources, —Cela ne vous empêche pus, vous qui êtes bien portant, de coucher sur un bon matelas, pendant que ces meznbres souffrants de J.-C, n’ont que la terre pour se reposer.—Dans quelques semaines je pourvoirai à tous leurs besoins.—Non pas dans quelques semaines, reprit Garcia Moreno, ils n'ont pas le temps d'attendre. Vous coucheros ici ce soir à côté d'eux sur une natte, et il en sera ainsiles nuits suivantes jusqu'à ce que tous les malades aient chacun un lit et un matelas, ” Avant le soir, lits et matelas affiuaient à l'hôpital, et le gouverneur put se coucher tranquillement chez lui sur son lit à ressorts.

Les lépreux s'étar‘ ;:'aints du régime alimentaire, il vint un jour inopinémer + «uscoir à leur table, partagea leur humble repas, et donva l'ordre d'améliorer leur ordinaire. Quelque temps après, dans une seconde visite, il constata que la nourriture ne luissait plus rien à désirer, Néanmoins un de ces malheureux s'en montrait peu satisfait : ‘“ Savezvous, mon ami, lui dit Garcia Moreno, que je ne suis pas si bien servi, moi le président de la république ! ”

Il n'eut pas de repos qu'il n'eût fait bénéficier les pauvres malades des secours que la religion leur a ménagés. Au lieu de mercenaires sans entrailles, il leur donna des sœurs de Charité pour les soigner et panser les plaies de l'âme aussi bien que celles du corps. En même temps, il édicta un règlement auquel tout le monde dut se conformer, inspecteurs, surveillants, médecins, infirmiers et infirmes, Sous la haute direction des sœurs, l’hôpital Saint-Jean de Dieu devint un hôpital mouèle, Il dots plusieurs autres villes d'établissements semblables, qu'il confia égalemezt aux admirables filles de saint Vin‘æent de Paul. Hélas ! que dirait ce grand homme d'Etat de nos laïcisateurs d’hôpitaux !

P'ein d'une tendre affection pour tous ces êtres souffrants, il leur prodiguait ses soins et censaerait à soulager leur misère une partie de son traitement. Lors &e son élection à

pe

la présidence, sa femme, la senora Rosa Ascnxubi, lui fit remarquer qu'un président de république ne pouvait se dispenser, à son entrée en charge, de donner un banquet officiel aux ministres, diplomates, et autres personnages de

sez notables e

nd chef cl peuple. Ceux-l simplicité : ce!

marque, 11 lui fit observer que son humble fortune lui in: mités. Le chr teic ‘ait pareil luxe, Quant à son traitement, ilen remet bien ; les dém tait une partie à l'Etat, encore plus pauvre que lui, et des- | et très import tinait l’autre aux œuvres de charité, La noble dame répon- est tout aussi ! dit qu'elle se chargeraïit des frais ct lui compta cinq eents eur l'égoïsme « piastres, en lui recommandant de fuire les choses syramde- temps qu'il n' ment. Garcia Moreno, muni d'une vourse bien gurnie, s'a- avec l’influenc chemina vers l'hopital avec son aide de camp, pourvut Cequi s'expli aux nécessités lesplus urgentes de ser mulades, et comman- que la bêtise } da pour eux un magnifique dîner. À son retour la géné- c'est que le p seuse femme lui demanda s'il avait eu assez d'argent : manque jamai

Pai pensé, lui dit-il en rinnt de tout son cœur, qu'un bon À fois qui leur p

repés ferait plus de bien aux malades qu'aux diploinates, J'ai done porté l'argent à Phôpital, ‘ù l'on m'a déclaré jue pour ing cents piustres on fournirait un excellent

diner

abté du reste, s'étendwit à tous les pauvres sans emo et atout aux amisè res car hiées, Quand les revonus de crémor tft aux dépenses publique, il regut son traitonmeint s4tifu + n'en corténua jé mOi de vivre com- Me Uri Lg HAROIN, Tee lu lue grande simplicité. On s’imagrhs " talisnit cite | q us économies, ce dent personne ne If Æamwait- an erime, car n le savait absolumont sans fortume # mort, l'atminiatratenr chargé de ses affaires présents fan joe détaillé de ses mgetten « dépenses, d'où il séitauque le prérident anait emmené tous ses appointomente ce euros de «hMtité, et smbout

à secourir secrètement dur -mumélles 11Gemmsitsnmens doit het membres vivuient dispersés ee Pérou «108 Clli. Le fenil Ui bina, son plus mortel esmenti, vocsvnit da prfsident une subvention mensuelle, (sé nademiremsit ane générosité si grande et en même temps si bamble ’

On ne peut s'empêcher de remarquer des diffésonces

sez notables entre les gouvernements démocrates et notre

nd chef chrétien dans leurs rapports avec le pauvre peuple. Ceux-là remplisent leur bourses en exploitant sa simplicité : celui-ci vide la sienne en soulageant ses infirmités. Le chrétien passe comme son Maître en faisant le bien ; les démocrates, en faisaat du bien à leur très chère et très importante personnalité. Du reste, ce phénomène est tout aussi naturel que le lever du soleil chaque matin, ear l’égoïsme doit fatalement rester l'égoïsme aussi longtemps qu'il n'est pas en lutte dans le cœur de l’homme avec l'influence surnaturelle qui, seule, peut en triompher. Cequi s’expliquernit moins facilement, si l’on ne savait que la bêtise humaine l'emporte encore sur la méchanceté, c'est que le peuple, tant de fois mangé par les loups, ne manque jamais de se ranger sous leur houlette toutes les fois qui leur prend fantaisie de se costumer en bergers.

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