‹ Gargantua dans les traditions populairesChapitre 14 sur 103 · S IV. — PETITES LÉGENDES ET FRAGMENTS GARGANTUESQUES · texte numérisé non relu

S IV. — PETITES LÉGENDES ET FRAGMENTS GARGANTUESQUES

|OUS ce titre, j'ai réuni des légendes courtes ou pour mieux dire écourtées, qui parfois, ne sont que des fragments; toutefois,comme le plus petit d'entre eux contient au moins un détail qui ne figure pas dans les autres , j'ai pensé que dans cette enquête gargantuesque, je ne devais pas les négliger.

GARGAirrUA

ARGANTUA s'est rendu célèbre par les choses inaoyables qu'il a ^tes, il y a un siècle (sic).

Un jour, qu'il était à faucher dans une prairie auprès du Pont-Gand, il laissa tomber sa pierre à faux, quQ l'on y voit encore, et qui est grosse et haute comme un fût de six barriques.

Il lui fallait sept aunes de toile pour faire un gousset de chemise.

Un jour, il entreprît de Êdre un grand voyage ; arrivé au fort La Latte, il passa à Guemesey d'une seule enjambée.

Sentant un jour quelque chose dans son soulier, il en retira la Mât du Cap, et encore il disait que ce n'était qu'un grain de sable.

U voulut se désaltérer au bord de la mer, anprès du cap Fréhel, et il avala une âotte qui était en train de se battre avec une flotte ennemie.

Les soldats se mirent à tirer des coups de canon« et Gargantua finit par vomir la flotte.

iÇonté par Elit Minardi de Plévenom^ 1880).

Dans ce petit conte, Gaigantoa a vécu il y a un siècle ; c'est à Gnemesey qu'il se rend, et non k Jersey, comme dans les autres contes»

Sur les antres épisodes, cf. le n» YI ; la légende suivante; Gargantua en Normandie et en Ile de France, pour la pierre à aiguiser ; le ocHnmentaire du conte n« II, pour la flotte avalée.

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