‹ Gargantua dans les traditions populairesChapitre 16 sur 103 · GARGANTUA FAIT TOURNER LES MOULINS · texte numérisé non relu

GARGANTUA FAIT TOURNER LES MOULINS

ARGANTUA était né à Plévenon. Qjiand sa mère était enceinte de lui, au bout de trois mois, elle l'entendait parler ; il disait papa et maman, et, parfois quand il pleurait, il s'écriait : « Mon Dieu i » comme une grande personne.

Q naquit à sept mois; il était long de trois mètres et il avait six dents, dont la plus petite avait deux centimètres; sa bouche était grande comme une soupière, ses yeux comme des assiettes à soupe.

A l'âge de dix ans, il était homme fait, et il avait cinq mètres de haut.

En ce temps-là, il y avait à Plévenon trois moulins à vent ; quand il ne ventait pas, on allait chercher Gargantua qui, par le souffle de ses narines, faisait marcher les moulins trois semaines de suite sans se fatiguer. Mais depuis que Gargantua est mort, les meuniers ne peuvent moudre quand il fait calme, car personne n'a des narines

comme les sîemies, qui étaient grandes comme des guérites.

(Qmti m 1881, par Rose Renaud, de Saint-Cast).

En Haute-Bretagne même on trouve, dans des contes qui n'appartiennent point au cycle gargantuin, des personnages qui font tourner des moulins rien qu'en soufflant dessus. Cf. dans la Princesse aux pêches, v9 XUI, i'" série, le compagnon qui £ût tourner à une distance de sept lieues le moulin de son meunier.

Sur sa grande taille en naissant, cf. le commentaire du n? I.

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