‹ Gargantua dans les traditions populairesChapitre 27 sur 103 · LE SAUT DE ROLLAND · texte numérisé non relu

LE SAUT DE ROLLAND

un kilomètre environ du bourg de Dlompierre, à droite de la route départementale de Fougères à Laval, et i une petite distance du point d'intersection de celle-ci avec ie chemin xle fer, on aperçoit un groupe ^le rochers dont la disposition est fort remarquable. H consiste en deux masses énormes, placées en face Tune de l'autre, de chaque 4CÔté d'une profonde vallée, au milieu de laquelle coule un iaible ruisseau qui n'est autre que la rivière de Cantache. Ce groupe de rochers, qui a perdu beaucoup ^e l'aspea à ia fois grandiose et pittoresque qu'il ;»ait amrefois» depuis que l'on e:y;>loite le qvuutzitc iont il est formé pour l'entsetien des xonoes

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de la contrée, porte dans le pays le nom de Saut-RoUand, sous lequel il est devenu légendaire.

« S'il faut, en effet, s'en rapporter à la tradition, le héros de la chevalerie fabuleuse, le fameux Rolland, aurait un jour franchi avec son cheval l'intervalle de cent mètres qui sépare ces deux roches^ et cela à plusieurs reprises. Une première fois ce fut pour le îfon Dieu, et un bond de son coursier le lança sur la roche opposée. Une seconde fois, ce fut pour la bonne Vierge, et un effort du généreux palefroi le reporta à l'endroit d'où il était parti. Enfin, il essaya de sauter une troisième fois pour sa dame, mais ce fut pour son malheur. L'infortuné Rolland et son coursier tombèrent au fond du précipice et périrent dans leur chute.

ce On voit encore gravés sur la pierre les trous d'un fer à cheval qui viennent à l'appui de cette légende. Mais ils ne représentent que la moitié de sa forme; l'on observe judicieusement que c'est là que le pied du cheval de Rolland glissa lorsqu'il sauta pour sa fatale maîtresse.

ce MM. Ducrest de Villeneuve et l'abbé Bûcheron ont publié chacun leur légende sur le saut Rolland : le premier dans VAtmuaire de l'arrondisse-

SN HAUTE-BRETAGttE II7

ment de Fougères, pour l'année 1838, p. 5j ; le second, dans k Magasin universei, année i8j6-}7, p. 19s. »

( Vvipllif Nolùa hiilorijiia ti anhiniafiqiàa luf Ut fùroiim da Jflu canluu dt Fougirtt, p. 3)9-40 da Mèmoira de U S«,

uEh. d-nic-ci-Viiiiiii, t. vm ).

■ Dans le bois du Jaunais, en Avessac (Loire- Injërieure), une pierre énorme est un grain de sable, dont le Juif-Enant débarrassa un jour sa chaussure. ■

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