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GARGANTUA EN NORMANDIE

mFEËs la Bretagne, il n'est point, à ma cane provittce où Gargantua soit i populaire qu'en Normandie. Ainsi qu'on le verra ci-après, uq assez grand nombre de lieux portent son nom, et les auteurs qui se sont occupés de la Normandie légendaire, ont recueilli siu" le géant des récits d'une importance variable, mais qui ne sont pas sans nul doute les seuls où i] soit mis en scène.

Dans la Manche, q les espèces, solides t

«( Le fameux géant éternisé par Rabelais, Gargantua, qui passe parmi nos villageois pour avoir eu une influence très grande sur la destinée de leurs pères, a partagé avec les fées le privilège d'établir son patronage sur les pierres druidiques et plus particulièrement encore sur les monuments naturels de forme gigantesque et singulière. »

(Amélie Bosqaet, La Normandie romanesque et merveilletue, p. 177).

« Dans la commune d'-Ussy (Calvados), t l'ouest, vers LefFard et Saint-Germain, en quittant la plaine, sont deux petits menhirs qui semblent indiquer les limites du Bocage. Le premifi;^, que l'on nommait Pierre, du Post, Postis, ne saillait que de sept pieds au-dessus du sol, et il iat renversé, il y a quatre ans, par les jeunes gens de la commune qui croyaient trouver dessous un trésor.

« Le second, que nous avons hit lithographier, porte le nom de Pierre de la Hoherie, H est dans un joli petit vallon, au-dessous de la ferme 4u même nom. Sa hauteur est de onze pieds. Son effet est assez pittoresque. Le fond, vers les rochers, est garni de grands arbres qui arrêtent la

vue et un léger ruisseau coule au pied du monument.

« Nous demandâmes à un paysan de LefFard quelques détails sur l'origine de la Pierre de la Hoberie ; il nous répondit qu'elle avait été plantée par curieusiU ; qu'on disait que c'était un gian nommé Guergintua qui l'avait laissé tumher par un trou de sa potichette en passant ; il ajouta que l'on y voyait souvent des revenants et qu'il y avait sûrement quelque trésor. »

{Galeron, Statistique de l'arrondissement de FalaiUf t. II, p. 160).

IfUe Amélie Bosquet, qui cite Galeron en Tabrigeant, donne ■$n gitnt le nom de Guerguintua.

« En face et tout près du château de la Brosse, dans le Perche, s'of&e un dolmen gigantesque surnommé le PaUt de Gargantua, Le géant, revenant un jour de jouer sa partie dans la contrée, laissa par mégarde tomber son palet sur le chemin. »

(A. Bosquet, p. 189).

« On montre près de Portmont (Hure), sur les bords de la Seine, une pierre levée qui porte le nom de Caillou de Gargantua. »

(Bourqnelot, p. 4).

« En sortant de Saint-Germain-du-Corbeis (Orne), par Panden chemin de Saint-Barthélémi, à mi-côte, près du vieux chemin qui descend du moulin, existait autrefois une roche, détruite lors de la construction de la nouvelle route, sur laquelle on remarquait un creux d'environ soixante centimètres, qu'on disait être l'empreinte du pas de Gargantua, »

(Duval, p. 7. Cf. sur les empreintes de Gargantua, les. commentaires du conte n^ II, p. 34).

« M. Tabbé Cochet, dans son Dictionnaire topographique de la Seine-Inférieure^ nous apprend qu'on montre la Chaise de Gargantua à Saint-Pierre-de- Varengeville (i); à Veulettes, son tombeau (2). Son petit doigt est resté à Varengeville-sur-Mer, son cheval à Fresles.

« Dans le département de l'Eure, M. le marquis de Blosseville signale le siège de Gargantua con-

(i) La roche naturelle connue sous le nom de chaiu ou Cbairf dt Gargantua^ est désignée dans une charte du xii* siècle, trouvée par M. Deville sous le nom de Curia Gigantis, not., p. 36.

(a) La butte du Ch&telier où s'élevait autrefois un oppidum, et que les habitants appellent le Tombeau dt Gargantua. Joanne, p. 8$.

serve à Port-Mort, sur la route des Andelys à Vemon. »

(Duval, p. 8).

« Sur la Êdaise la plus avancée de Varengeville (canton d'Offranville), s'élève une énorme butte en terre dont la forme un peu allongée ressemble assez à un tertre de nos cimetières. Le peuple, qui symbolise tout, dit que c'est la tombe du petit doigt de Gargantua, »

(Cochet, Seine-Inférieure, p. 83).

« Sur la crête d'une falaise, près du château de Tancarville (Seine-Inférieure), s'élève, à deux cents pieds au-dessus de la Seine, une roche de craie, semblable à un inmiense toit qui surplombe et par^t prêt à se détacher. Elle est connue sous le nom de Pierre Gante et sous celui de Qiaise ou de Fauteuil de Gargantua. Suivant la tradition, il avait coutume de s'y asseoir lorsqu'il se lavait les pieds dans la Seine, et il y faisait entendre de sourds mugissements qui retentissaient dans les nuages chassés par le vent de mer et amoncelés autour du rocher.»

(Bourqnelot, p. 2).

« M. Bonrqaelot commet à cet égard deux petites inexactitodes : !<> H place la chaise de Gargantua près de Tancarville,

lorsqu'elle est à une vingtaine de kilomètres de DucUir ; 2« il la décrit comme une pierre qui surplombe : ce n*est rien de s«n blable. La chaise de Gargantua est un vallon creusé dans les &• laises qui bordent la Seine, et borné de chaque côté par des relevés de roche qui lui font comme deux grands bras de fauteuil. »

(F. Baudry, JReviM de V Instruction ptMiquê, 19 mai x8$9).

On peut rapprocher de ces chaises de Gargantua les similaires : en Haute-Bretagne la chaise de Michel Morin ; en Basse- Bretagne, celle de Rannou ; celle de Gargantua en Fnmche- Comté.

« A Dormont, près Vemon, une hottée de terre jetée par Gargantua a su£E, dit-on, pour former deux tumulus bien connus des antiquaires normands. On les appelle la Hotie de Gargantua. »

(Duval, p. 9. — Bourquelot^ p. 4).

« C'est à Gargantua qu'il faut rapporter, suivant quelques auteurs, la dénomination de Mont- Gargan, donnée à plusieurs montagnes de France et d'Italie. Cependant, d'autres étymologistes n'y voient qu'une altération du mot archange. Un monticule, près de Rouen, situé à la descente de la montagne Sainte-Catherine, s'appelle Mont- Gargan.

« L'église de Fortmoville est située dans une

vallée, et n*a de remarquable que son clocher en bâtière. Les habitants racontent que ce clocher fut primitivement .très élevé, mais que Gargantua, en passant d'un mont sur l'autre, l'ayant renversé d'un coup de pied, on lui donna la forme qu'il a conservée. »

(A. Bo»<ju«t, p. 194).

Dans rOme, à Chamboy, où se trouve un remarquable donjon du moyen âge, on donne le nom de Bottes de Gargantua à deux collines qui en sont voisines.

(Communia par M. Le Héridter).

D'autres endroits ont emprunté leur nom à Gargantua. On lit dans le Glossaire de îa vaJUe d'Yères, de M. Delboulle(Le Havre 1876) :

« Gargantua, n. m. Localité près de Grandcdùrt (Seine-Inférieure), canton de Londinières. Dàn^ le pays de Bray, un autre endroit se nomme le Pas du Cheval de Gargantua. Q}ii nous â^Si l'humble village où ne sont pas connus les héros de Rabelais ? (p. \66) »

« La Pierre à affiler de Gargantua est un menhir situé à Néaufles-sur-Risle, vers la limite du département de l'Orne.

« Le peuple, qui appelle ce menhir la Pierre à Gargantua, attache à cette dénomination, comme à plusieurs autres monuments celtiques, une fable analogue à tous les contes qui ont été faits sur ce géant célébré par Rabelais, mais qui sûrement n'est pas de son invention. Les paysans racontent donc (ce que peut-être :1s croyaient autrefois, mais qu'ils se disent aujourd'hui en 1 iant) que Gargantua, venant de finir sa journée, pendant laquelle il avait fauché dix-huit acres de prairies, et n'ayant plus besoin de sa piene à faux, la jeta du haut de la côte sur laquelle il passait dans la vallée, où elle s'est plantée debout, et que c'est elle que nous voyons aujourd'hui. »

(Vftiigeois, Histoire des Antiquités de la vilk de Laigle et de ses euviroHSf p. 27. Cité par L. Duval).

Cest la même pierre que désigne sans donte M. Bourquelov. p. 12 : « Dans la commnne de Méaufles (département de l'Eure) s'élève la Pierre d repasser, de Gargantua. C'est un obélisque haut de dix pieds, qu'on découvre de loin dans la vallée qu'arrose le Risie. Le grès dont il est formé n'existe qu'à deux ou trois lieues de Méaufles. Les paysans racontent que Gai^antua alla déraciner dans la carrière et transporu lui-même, au Heu où il est mainte* nant, l'énorme bloc, et que ^est sur ses rudes arêtes que le monstrueux général affilait la faux avec laquelle il achevait les soldats de César. »

A Cârolles (Manche), se trouve la Roche de Gargantua, surplombant la grande Mme du Portdu-Sud (i). Cest de là que, posant à travers la baie du Mont Saint-Michel une pierre qui estTtlot de Tombelaine, puis une autre qui est le Mont, il passait de Normandie en Bretagne, et sa troisième enjambée se faisait en, se posant sur le Mont Dol.

(Communiqué par M. Le Héricberf d*Avranehes).

Cf. la légende qui snit et dans Gargantua en Hauie-Bretagne, p. x$, le passage des Grandes Chroniqnes où les mêmes exploits sont accomplis par Gran^;08ier et Galemelle.

L'enjambée sur le Mont Dol est attribnée pins généralement au diable ou à saint Michel.

Dans le bois de Montgommery, sur le chemin de Carrouges à Sées, commune de la Lande de Goult, existe une roche de grès très-dure, à fleur de terre, présentant à sa surface une sorte de dépression en forme de rainure, longue de 2 ou 3 mètres sur une. largeur de 50 à 60 centimètres. On dit dans le pays que c'est l'empreinte des roues du chariot de Gargantua, lorsqu'il revenait de Tombelaine après avoir jeté dans la mer l'îlot de Tombelaine et le Mont.

( Omammiqui par U. L, Dmml).

(x) Cette roche avait été signalée toiii eè nom à la Commission topographique des Gaules. ' . ' =

Le mont de Besneville , canton de Saint- Sauveur-le-Vicomte (Manche), est une grosse colline rocheuse tapissée de bruyères et du haut de laquelle on domine la mer qui s'étend entre la côte bas-normande et l'île de Jersey, située en face. J'ai entendu raconter dans mon enfance que le mont de Besneville n'était ni plus ni moins qu'un gravier qui se trouvait dans le soulier de Gargantua, n venait de loin, de bien loin, par delà de Caen, Rouen ou Paris pour le moins. Or il voulait sans s'arrêter dans sa route, passer à Jersey, ce qui était l'affaire d'une enjambée. H sentit que quelque chose le gênait dans ses souliers ; il s'assit sur le bord de la mer, se déchaussa et tira de son soiilier le gravier qui -est le mont de Besneville.

(Commumqué p»r M. Aristide Frimhu).

Cf. sur les traces du'passage de Gargaottui, les p. 13 et sUilr., et les commentaires du fonte n^ II, Gargantua en Hautc-Bretagnt.

S n. — LÀ LÉGENDE DE CRAMÉNIL

Craménil-sur-Rouvre, canton de Briouze ; se ypit uiv des plus beaux menhirs du -département de l'Orne, connu sous le nom de Fi^re à afilfr de Gargantua (i).

.(x) M. Doval is'icr^, qofi dans le patois des environf de Briouze, on prononce Jargantua,

« Une légende insérée par Chrétien de Joué du Plâin, dans ses Veillerys Argmtenois^ manuscrit non encore publié, et dont l'extrait suivant a été communiqué à M. Duval par M. de la Sicotière»

nous montre Gargantua aux prises avec saint Pierre : le Dieu celtique, sûr de sa force, engage la lutte avec courage ; mais l'apôtre juif, ayant pour lui la ruse, finit par triompher. Est-ce s'abuser de voir dans ce récit un souvenir de la lutte soutenue contre les missionnaires chrétiens par lesdçmiers défenseurs du paganisme, et de la défaite définitive de ces derniers? Le lecteur va être à même de juger : le diable, autrement Gargantua ou le Géant, envoya un jour un défi à saint Pierre pour faucher. Saint Pierre accepta, et l'on convint de se trouver sur Craménil, car la plaine était difficile, les champs étaient couverts çà et là de gros rochers qu'il faut savoir éviter, et le grain si court et si glissant qu'à peine on peut le saisir* Gargantua monta dans un chariot traîné par trois démons, s^étant muni de sa &ux et de son olivier (i) garni de sa pierre affiloire.

(x) Sorte de yase allongé dans lequel le fanchenr met sa pierre à aiguiser, et qu'on nommé dans- certains cantctes de l'Orne couU, Cf. le gallot eouyL

l6o GARGANTUA

« Il venait de loin, car il voyageait depuis longtemps, lorsqu'il parvint dans la contrée avec un fracas si grand, qu*oa crut entendre un tremblement de terre à plusieurs lieues à la ronde ; les côtes, les rochers, rien ne Tarrêtait ; mais, balançant sa tête décrépite et se dressant sur le bout de ses pieds en forme d'ergots, pour mieux se fixer sur son siège, il pensa plusieurs fois tomber en faisant la culbute.

— Par ma barbe, dit-il, les guérets sont rudes dans ce pays I

« Ayant encore éprouvé une violente secousse, en heurtant contre une roche énorme :

— Oh ! là, dit-il, voilà une motte qui est dure comme du fer.

« Enfin commença l'entrevue. Gargantua salua saint Pierre de la main ; saint Pierre lui rendit so» salut en s'incîinant avec dignité. Alors Gargantua fit trois sauts en avant, deux en arrière, puis un en avant, et, saisissant la calotte rouge dont il ornait son chef, il allait conmie un élégant d'aujourd'hui passer sa main sur ses cheveux pour les placer avec grâce, lorsque, dans cette opération, elle se trouva arrêtée p9r une de ses cornes; c'est alors qu'il résolut de s'incliner encore une fois profon-

EN NORMANDIE l6l

dément. Pour en finir, les pourparlers ne furent pas longs : le concours commença. Saint Pierre, en honmie adroit, se mit près d*un bloc de granit, et tourna tout autour. Gargantua voulut suivre, mais en vain, car, sans s'en douter, il avait plus de besogne à £dre ; il avait donc beau se démener, il n'arrivait pas. Enfin, pour la troisième fois, il s'écria : AffilamuSy Petre, et saint Pierre de toujours aller et de lui répondre : Non affilemus, diavoïe. Cependant Gargantua, voulant prendre à la hâte sa pierre pour afliler, la tira de son olivier, mais voyant que saint Pierre gagnait encore du terrain, il la lança loin de lui, pour tenter un dernier eflFort. Alors, voyant qu'il ne pouvait venir à bout de regagner le temps perdu, il s'avoua de bonne grâce vaincu.

« Saint Pierre, content de sa supériorité , quitta Gargantua çn le complimentant d'un air bénin pour se rendre â son poste, et Gargantua monta dans son chariot, sans penser à sa pierre aâBloire qui était tombée debout dans l'herbage du Grand- Douit.

« Cette pierre, qui a douze pieds d'élévation, est d'une belle qualité de granité, et of&e quatre Êices bien marquées dont les quatre angles corres-

l62 GAR&ilNTUA

pondent aux quatre vents principaux ; l'herbage où elle se trouve est uni. »

lyafrés M"« A. Bosqnet, les villageois la nomment JPiem de Jtrga»Hui, p. 182.

M. Duval ajoute : « Un proverbe qui montre l'authenticité et l'andenneté de cette légende est conservé aux environs de Craménil, où l'on dit coQxmunément : Faire couper comme la pierre de Gaigantua.

« n est évident que dans la légende recueillie à Craménil, nous avons affaire, non plus à un géant débonnaire et glouton, remarquable seulement par le développement prodigieux des forces physiques, et sans aucun caractère divin, mais à un dieu véritable, à un génie déchu, relégué au rang des démons par la croyance populaire (p. 10-13). 0>"^fnp nous. Chrétien voit dans ces rédts fabuleux le produit spontané de l'imagination populaire frappée du discrédit dans lequel tombèrent les monuments et les dieux de l'ancienne religion, lorsque le christianisme, tardivement introduit dans nos contrées, fut devenu la religion officielle. De là, dit-il, les noms de Gargantua, de Tue-la- Mort ou de Foliey sous lesquels on le désigne souvent. Pour en revenir à ce qu'on raconte du cou-

EN MORDCANDIE 163

cours entre saint Pierre et le diable, on a voulu figurer le triomphe de Vapàtxe, qui représente sous le nom de Gargantua le diable ou génie malfaisant, et qui venait d*être vaincu ou renversé (p. 16-17.) »

Gargantua fiincheur est connu en d'antres pays qa*en Normandie ; plnsienrs légendes de la Hante-Bretagne le montrent firachant, et quelques mégalithes sont aussi désignés sous le mm 4e pierres à aiguiser de Gargantua. Cf. Gargantua en Haute- Bretagne, p. 7, et les Petites légendes n«* VII et VIII (Haute- Bretagne). Cf. aussi Gargantua en He de France p. 21$.

S m. — GÉANTS SIMILAIRES

BuauEHUiT (Seine-Inférieure) , d*après Tabbé Cochet, il y a une pierre autour de laquelle on voit des fées et des géants. »

(Matériaux, t. I, p. 261).

« Près d'Argentan, entre la rivière de Baise et le ruisseau de Sarceaux qui prend naissance dans plusieurs fontaines, dont la plus renommée porte le nom de fontaine de Michon, existe un mamelon calcaire connu sous le nom de Butte du Hou, sur le versant duquel on remarquait, il y a une trentaine d'années, un tumulus auquel on attribuait une origine semblable. D'après les légendes

l64 GARGANTUA EN NORMANDIE

locales, recueillies par Chrétien de Joué du Plain, c'était l'œuvre d'un géant d'une taille si élevée qu'il emjambait les hayes et les arbres comme on passe sur les herbes ; il n'était arrêté dans ses voyages, ni par les rochers les plus élevés, ni par les rivières les plus larges. Avec cela, il était doué d'une grande force, car un jour, voulant honorer la mémoire de quelques braves morts pour la patrie, il prit une poignée de terre à Grogni, et forma ainsi une excavation qui s'appelle aujourd'hui la Mare de Grogni. Il mit ensuite cette terre dans une de ses poches, et alla la déposer sur leur tombe. Telle est l'origine du tumulus de la Butte du Hou qui, de temps en temps, est, dit-on, visitée par ce géant.

« M. Chrétien rapporte que, d'après les légendes du pays, le tumulus des Hogues, situé sur la commune de Cuigni, près de la rivière d'Orne, a été également élevé par des géants. »

(Duval, p. 9.)

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