LE COLONEL CHEF MILITAIRE DE L’INSURRECTION
« Potenza, 18 août 1860. — La capitale de cette province est dans nos mains. Le gouvernement provisoire indiqué par ma précédente lettre sera installé dans la journée. Quatre cents gendarmes environ parurent se plier d’abord à l’imposante volonté du peuple ; mais immédiatement après, au cri de : Vive te roi! et mort à la nation ! jeté par le capitaine Castagna, ils se battirent avec les nôtres, et furent repoussés de telle
G A RI B A LDI. — CONQUÊTE
sorte, qu’ils se livrèrent à une fuite précipitée en laissant sept morts, trois blessés, quinze prisonniers. Les dispersés se rendent l’un après l’autre.
« De notre côté , nous avons trois gardes nationaux blessés. La ville n’a pas eu à souffrir de grands dommages.