‹ Gaspard de Coligny, amiral de FranceChapitre 11 sur 241 · P. Anselme, Hist, généaL^ t. VII, p · texte numérisé non relu

P. Anselme, Hist, généaL^ t. VII, p

4. Le livre d'heures de Louise de Montmorency porte : c Le mercredy

Un quatrième fils qu'eut d'elle le maréchal de Cliâtillon et auquel fut donné le prénom de François, uaquit le 18 avril IS'âl * .

Le maréchal, qui avait en i 520 activement concouru h ménager entre son souverain et celui d'Angleterre l'entrevue rfuCffm/j dti ilrap (For cl qui y avait assisté *, ne s'était pas mépris sur l'inelficacitédurôle de modérateur assumé pnr Henri VIII vis-à-vis du nouvel empereur et du roi de France. Quand les hostilités éclatèrent entre Charles-Quint et François I", en 1521 , il prit une large part aux opérations militaires dont la Champagne et la frontière des Pays-Bas furent le théfllre.

A la premii^re phase de ces opérations se rattache une série de lettres qu'il adressa' soit au roi, soit au secrétaire d'État Roberlel. Au dire de Martin du Bellay * , « la plus grande part des choses se conduisoient par son conseil ». Dans ces lettres, qui abondent en détails, dont plusieurs présentent un véi'itablo

) \vr jour ■!<' février mil V- WUI, fut □•.' Gaspard de Coulligny, à Cbaslillon. i — La iiiarériiale, dans l'<^Doncé de celle date, suit le mode primitir de compntation, rgualiOé uncte» ttyle. d'après lt>(|ai^l l'année, ne commençant qu'à Ptifties, se eoiiliniiuil an-delik inéniu du mois de TéTrier [loslérîeur à ceUe solenniln. Le mode aciutti du compulalion, <Jit nouvenu style, lïxanl au premier janner le dëhut de l'nnnée, pince nécessaire m enl ^vaiit Piquei le mois de K*rîfr. Il siiil de là qiie le IB févritT 1511*, selon l'ancien style, devient, dans le Douveaa, le IG Tévrier 15(9. Ce qui prouve surabondommenl i\ae Gaspard de Coliguy naquit réellement le Ififévricr 1519, et non pas le 1<1 février 151 S, c'est que, si sa naissance eût eu lieu à cotte dernière date, elle n'eut été séparée de celléde son frère Odel, né le 10 juillet 15)7, que par un intervalle de sept mois ri fis jours, circonsiance physiologique ment inadmissible.

t. Louise de Mnnlmorcncy écrit sur son livre d'heures: < Le jeudi xvut'joiir > d'avril UDXXT, fut né à ChasUllon François de Coulligny. >

i. Voir les lettres adressées par le maréchal de Chàlillon & Lafoyette, gouverneur et sénéchal du Bouloanais, le« m mars, 17 mai et 18 juin I5S0. (Bibl. nal., mss. f. Ir., vol. 293i, t" 74, l(Mi, lOS) el une leUre de François 1" lUttayetle, du 2| mai l5S0(itibl. nal., mss. f. fr., vol. 3057, f- 113). — Godetmf.kCér^onialfrançaU, I6i9, in-^., \ol.ii., p. 736, 740.

3. Le texte de rcs lettres, écrites du 5 juin au 37 septembre 1531, eil r^ prodnil par du Bourhel {p. 300 à 338). Le maréchal les a toutes signées du wul nom de Chnstillon.

*. Mmoirtt, liv. I.

intérêt historique, le maréchal appelle la sériensn attention de ses deux correspondants sur rinsuflfisance des forces dont il dispose pour tenir tête à celles de l'ennemi, sur le peu de ressources qu'offrent, pour leur défense, diverses places de guerre, sur la nécessité de pourvoir au payement de l'arriéré de solde des troupes françaises. Il rend compte des projets, des mouvements et des attaques des Impériaux, et signale, a peu près jour par jour^ les mesures qu'il croil devoir prendre, dans l'exercice de son commandement. Il va même, tant les faux ménagements semblent lui répugner, jusqu'à stimuler indirectement la vigilance de son souverain, ainsi que le prouvent les lignes suivantes, confidentiellement adressées à Robertet * : al Je voudrois bien pouvoir don- » ner ordre et pourvoir à toutes les affaires que je vois par deçà, > s'il enestoit possible, sans en donner travail nyeinpeschement » audit seigneur (leroi) ; mais voyant les gros appareils que font nos i> voisins, il sera besoin que ledit seigneur y pense un petit plus y> qu'il n'a fait jusques icy, sur peine d'en avoir honte et dom- » mage ; car à la puissance qu'on dit qu'ils ont, il ne tiendra y> qu'à eux qu'ils ne facent beaucoup de choses, et croy qu'ils î> feront à la façon d'Allemagne, c'est de vous deffîer aujonr- » d'hui et assaillir demain. »

Lorsqu'à l'époque la plus importante de la campagne dont il s'agit, François I", prenant en main la direction supérieure de son armée, s'occupa de répartir entre ses principaux lieutenants les commandements des divers corps, il n'hésita pas, au risque d'éveiller certaines susceptibilités, à assigner au maréchal de Châtillon un poste d'honneur. Martin du Bellay - nous apprend, en effet, à cet égard, que « le roy, à Fervaques et au mont Saint- » Martin, ordonna à la forme que devoit marcher son armée. Au » duc d'Alençon bailla l'avant-garde, et avecques luy le mares- » chai de Chastillon ayant soubs luy la principale superinten-

Page 1