Voir n* ^9 de V Appendice
3. 14 octobre i55(> (Hibl. nat., mss. f. fr., vol. 3128, f« 95.
4. Renard à Philippe II, 7 octobre 1556 (Pap. d'État de Granvelle, t. IV^
La vigilance de Coligny était incessante, et ses subordonnés recevaient de lui de pressantes recommandations, dont la lettre suivante, adressée à de Humières le 2 décembre 1556, ollre un exemple' :
ff Vousmefaictes entendrequevousestes en volonté deraeve- B nir trouver, ce qui vient tout l\ propos, car j'ay aussy k parler » avec vous, et dedans peu de jours vous manderay quand deb- > vez venir pour vous faire entendre l'occasion. Cependant ne * vous eslongnez point de Péronne et y fàictcs bonne garde, car » j'ay entendu par une depesclie du sieur deBassef'onlaine que » noz voisins font contenance de se vouloir i-emuer et d'cstre B aux aguetz contre nous. Mon frî^re Dandeiot pourra, un de ces » jours, envoier quérir quelques hommes de la compaignye du B cappitaine Laforesl ; si le faict, vous ne ferez difiîcul té de laisser » aller le nombre qu'il demandera. Sur ce, je prie Dieu, etc., etc. ï D'Abbevîlle, ce 2 décembre 1556. — Depuys cette lettre » escripte, mon frère Andelot e.st icy arrivé; il envoyé ce porp leur pour faire marcher quelques gens du capitaine Xaforest; )> partant vous ne l'erés difficulté de les laisser sortir. Vous ï aurés bientost de mes nouvelles. — Vostre entièrement bon » allié et amy Cbastillon. b
Vers cette époque, le duc de Guise partit pour l'Italie* à la lÔte d'une armée composée de troupes d'élite, dont l'éloignement afiaiblit, dans de notables proportions, les ressources militaires de la France, alors que son imprévoyant souverain allait, au mépris de lu foi jurée, se lancer dans une nouvelle lutte avec les Impériaux, mieux pourvus que lui.
Il ne suffisait pas à Henri 11 que, d'accord avec lui, l'ambitieux François de Lorraine rompît la trêve par son entrée agres-
H. 713. — D^ WoUoii 10 secrelai