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2, Son dépari eut lieu dans lo cours du i ■^1 LacHaUie).
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sive en Italie : il voulut, de plus, qu'un point du lerritoire des Pays-Bas fût immédiatement occupé par des troupes fi^ngaises; aussi, donna-t-il à Coligny Tordre de franchir la frontière à l'improviste et de se jeter sur Tune des places des Impériaux. Cet ordre était sans réplique; Tamii-al, quelque profonde que fût sa répugnance à y obtempérer *, Texécuta en tentant, dans les premiers jours de janvier 1557, de s'emparer de Douai par surprise. Peu s'en fallut qu'il n'y réussit \ N'ayant pu pénétrer dans cette place, il attaqua Lens, dont il se rendit maître, rentra dans son gouvernement, et, le 8 janvier, adressa d'Amiens à Henri II, ces lignes, qui eussent dû porter le monarque à de sérieuses réflexions'.
€ Sire, il me déplaist bien fort que je n'ay meilleur subject » de vous faire cette depeschô, mais de telles choses que celle » qui m'avoit mené au lieu d'où je viens il ne peult advenir que j> ce qu'il plaît à Dieu en ordonner. Et pour ce. Sire, que ce por- » teur y a tousjours esté présent et qu'il pourra faire entendre à jf Vostre Majesté comme tout y est passé, je ne vous en feray plus :» long discours. Depuis que le bruit de cette rupture a com- > mencé à courir, plusieurs gentilshommes de ce païs sont desjà » venus à moy, me remonstrant la perte qu'ils font du bien qu'ils » ont sur Tennemy et le peu de considération que l'on a par le » passé eu d'eulx quand s'est venu à donner les récompenses.
1. € L admirai, non sans regret, et contre tout ce qu*il avait pu remonstrer,
> rompit aussi les treffes, au Pays-Has. > (De Laplace, Comment. ^ p. 3.)
i. Fr. de Rabutin, Guerres de Belgique, liv. VHL — Lettre de S. Renard à la princesse de Portugal, du 15 janvier 1557 (Archiv. nat. de France,'K. Ii90, Monum. hist., IX, Négoc). — La Popelinière, Hist., i. I,liv. IV,f* 78 : cL'ami-
> rai, sur le commencement de janvier 1557, s*estant embarqué près Douay,
> y eûst entré de nuict pendant que la pluspart de la garnison (estoit) enj^rrée
> à boire et crier : le roy boit, sans une vieille qui, par ses longs et enroués
> crys, d'arme, arme, les François, donna enGn Palarme partout, ayant asses
> tost descouvert quelques indiscrets des premiers François. »
3. Bibl. nat.. mss. f.fr., vol. 6, 611, f^ôo. — Voir en outre, au n' 50 de VAp' pcndice, trois lettres de Coligny à de llumiéres, des 8 et 9 janvier 1S57.
» aïans toutes accoustumées d'estre données devant que à grande
> peine ilz soient advertis du temps qu'il les fault demander. Ce
> que, Sire, il m'a semblé devoir faire entendre à vostre Majesté,
> vous suppliant très-humblement qu'il vous plaise y avoir :» esgard. — Sire, je prie le Créateur vous donner en toute pros-
> périté et santé très-longue et très-heureuse vie... Vostre très-
> humble et très-obéissant subject et serviteur, Chastillon. »