‹ Gaspard de Coligny, amiral de FranceChapitre 111 sur 241 · Récit du siège de Saint-Quentin pur f . 403 el suiv · texte numérisé non relu

Récit du siège de Saint-Quentin pur f . 403 el suiv

of/trier espagnol, ap. Cli.

rocTVa

libre

;, ai^l esdH

» si elles avaient de bonnes jupes et de belles robes, ils s'e » emparaient. D'autres, afin du leur faire avouer où i^laiertr«L ' B cachées Iciii's richesses, les frappaient de coups de couteau si^csi" s le visage et sur la tête. On coupa môme les bras h plusieur— ^ » de ces malheureuses. Le 28 aoftt, on envoya, par oi-dre du rocri » dans les tentes de l'évoque d'Arras, placéesà côté de celles di B Sa Majesté, toutes celles qu'on avait pu sauver. Pendant c

ï temps, le pillage de la ville continuait Les Allemands mirent

B le feu aux (|ualrc coins de Saint-Quentin Un grand nombre

ï de personnes fut brûlé dans les maisons Le 29 août, aiL

» matin, le feu élaitéleinl, mais les rues étaient encore pleines d j cadavres entièrement nus; car on n'avait enterré personne d > puis l'assaut. Ce que l'on lit ce jour-là en leur honneur ftil j de les mettre en tas au milieu des rues, afin que les bestiaux

B ne les piétinassent pas Sa Majesté ordonna que toutes 1

» femmes seraient renvoyées en France Elle Ql protégeri

B convoi par une escorte C'était navrant de voir trois mm

» cinq cents femmes réunies, tout en larmes; ces infortuné » en sortant de l'église et en ti'aversant les rues, reconnun B presque toutes le cadavre nu et percé de mille coups d'ép<

D d'un p^TO, d'un frère ou d'un mari Plusieurs d'entre eH

j> soutenaient leur bras coupé; beaucoup avaient él6 frappi i de coups de couteau, et, comme les blessures n'avaient reçu B aucun pansement, elles étaient horriblement enflées. Quoique: t unes, Agées de plus de quatre-vingt-dix ans, étaient sans coiffl B et leurs cheveux blancs étaient couverts de sang. Ce] » qui étaient nourrices portaient leurs enfants sur leurs bra»

j> Le .tOflOÛt Sa Majesté fit son entrée dans Saint-Quenliu Les

» combattjmts lues pendant l'assaut gisaient encore dans les i> fossés avec les corps des Français tués par les Anglais, au t moment du sac, et qui avaient été jetés par-dessus les mu- B railles. Le 31 août, il restait encore dans les rues bien » cadavres d'hommes et de chevaux, qui n'avaient pas i

Page 1