‹ Gaspard de Coligny, amiral de FranceChapitre 112 sur 241 · SU · texte numérisé non relu

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> enlevés, et qui les encombraient avec les débris des mai-

> sons ruinées ; les portes des habitations restées debout étaient

> toutes grandes ouvertes. En parcourant les ruines, j'étais i> frappé d'épouvante et je me figurais voir une autre destruc-

> tion de Jérusalem. y>

Ce même jour, 31 août, alors que Tofficier espagnol constatait ainsi, sous le coup dune sinistre émotion, les épouvantables ravages du meurtre, du pillage et de Tincendie, deux compagnies d'arquebusiers, commandées pour conduire l'amiral loin du camp, se disposaient au départ. Quand il passa, sous escorte, devant le pavillon de Philippe II, il éternua; un soldat lui dit : € Dieu bénisse Votre Seigneurie; comme jusqu'ici, répondit un ^ autre ^ y>

Le comte de la Rochefoucauld fut emmené en même temps que Coligny. On les fit monter tous deux sur un chariot, et on les conduisit à Cambrai. Le lendemain de leur arrivée dans cette ville, ils furent séparés l'un de l'autre -. On dirigea de Larochefoucault ainsi que Mergey sur Genape, et l'amiral, avec deux de ses gentilshommes, Favaz et d'Avantigny, sur Lille ^. De là, on fit prendre immédiatement à tous trois le chemin de rÉcluse (S/wys), petite ville sise sur la mer du Nord, à l'extrémité de la Flandre.

1. Récit du siège de Saint -Quentin par un officier espagnol, ap. Ch. Goniart, p. 411.

2. On ne voulut piis laisser ensemble en captivité Toncle et le neveu. Le comte de laHochefoucauld, en épousant, en 1557, Charlotte de Hoye, était devenu neveu par alliance de Tamiral.

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