‹ Gaspard de Coligny, amiral de FranceChapitre 116 sur 241 · Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 6637, f · texte numérisé non relu

Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 6637, f

â. LeUre de d*Andelot à de Humières, du <22 octobre 1557 (Bibl. nal., mss. f. fr., vol. 3128, f* 119) : c Je vous prie, la première fois que vous m'escrip- » rez, de me mander si le tabourin qui porte les V. à monsieur Tamyral n'en a » point rapporté récépissé du sieur Alvare de Cosrar. >

3. Lettres de Goligny à de Humières, du 3 septembre 1558 (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3128, f^ 155), et du cardinal de Ghàtillon au duc de Savoie, du 22 sep-

A peine est-il besoin d'ajouler que Coligny se consolait aisément des procédés mesquins et arbitraires dont il était l'objet, en Flandre, par les témoignages d'affeclueuse sollicitude et de dévouement que lui adressaient, de France, sa femme, ses frères, et divers membres de sa famille.

Le soin le plus cher de Charlotte de Laval était de lui écrire, quelle que fût d'ailleurs la réserve que lui imposaient des "circonstances dont elle ne souffrait pas moins que lui ; car, que ne leur coCitait-il pas, à tous deux, de ne pouvoir épancher librement leurs cœurs, dans une correspondance dont l'intimité eût été respectée! Si, moins favorisée que sa belle-siïur, Claude de Rieux, à qui naguère il avait été permis de résider, à Milan, prés de d'Andclût, Charlotte de Laval se voyait interdire l'accès du château de l'Écluse, où elle eût voulu adoucir par sa présence la captivité de l'amiral, du moins par la pensée se rapprochaitelle de lui, du fond de sa demeure de ChAtillon-sur-Loing, en y concentrant ses préoccupations et son activité sur tout ce qu'elle savait lui tenir à cœur, comme chef de famille, et l'intéresser au double point de vue de sa vie privée et de sa carrière publique. Eln même temps qu'investie de la pleine confiance de son mari, elle le représentait dans la gestion du patrimoine commun ', et dans la répartition de libéralités largement affectées, sous diverses formes, àl'exercice d'un bienfaisant patronage, le cardinal de Châtitlon sauvegardait, par une direction \-igilantc, ceux des intérêts personnels de Coligny qui se rattachaient, tant à la charge d'amiral de France qu'à d'autres fonctions. 1! avait, sur sa demande expresse, obtenu, à cet elliït, tous pouvoirs nécessaires, par des lettres patentes * postérieures à la remise, entre

tembrc l&5){ (Archives du rayaume <iv Itulgique, Lettres des seigneur», I. XX, ^ 155). Le texiR <]e eus deux l<?ItrL's sora reproduit plus loin.

1. Titres des It février et U di^cembre 1558 (Arcliîves iiuliunalcsile France, t.CXXV. 13-11).

S, Voir, à YApfimdke, n* 6i, le li'ile de ces lellres patentes. — Les ijuitdâlifréei par le cardinal, pour le comple du prbonnier, portaieut : « Pioos,

les mains du roi, des mémoires et plans de Tamiral relatifs à Fattaque de Calais. D'Andelot et Odet correspondaient, aussi fréquemment que possible, avec leur frère, et servaient, près des autorités militaires de France et des Pays-Bas, d'intermédiaires à leur belle-sœur, pour tenter de faire parvenir à Coligny ce dont elle désirait qu'il fût pourvu dans sa solitude.

L'amiral était depuis six mois détenu au château de FÉcIuse, lorsque, sous Tinfluencede circonstances qui demeurent inconnues, on songea à le transférer ailleurs, ainsi que le cardinal de Châtillon l'annonçait le 3 mars 1558 à de La vigne, ambassadeur

de France en Turquie, par ces lignes * : « Quant aux nou-

:i velles que désirez entendre, tant de M. le connestable que de

> M. l'amyral, j'en ay souvent de l'ung et de l'autre, et se por- » tent bien tous deux. On les debvoit changer, de Heu ung de » ces jours, et mener mondit s' le connestable à Anguyen, qui » est un fort beau lieu, et amener M. l'amyral au chasteau de » Gand, là où esloit mondit s' le connestable ; qui est tout ce que

> je vous en puys mander pour ceste heure. »

La double translation ainsi annoncée s'effectua dans la seconde quinzaine de mars. On voulait éviter que les prisonniers

» Odet, cardinal de Ghastillon, évesque comte de Beauvais, pair de France, au- 1 torisé par lettres patentes du roy pour faire recevoir et passer les quitlances

> pour et au nom de. M. de Chastilion, admirai de France, nostre frère, des de- » niers qui luy sont et pourront estre dubz cy-après, durant le temps de sa dé-

> tention, et mesmes de son estât de , confessons et tenons pour reçu

» comptant, audit nom de , la somme de > — On peut consulter, à

titre de spécimen de ces quittances, celle du 19 juin 1558 (Bibl. nat., mss. cabinet des titres, v. Coligny). — Le cardinal utilisait alors, dans la gestion des intérêts de son frère, le concours de l'un des ûdèles serviteurs de celui-ci : c II n'est pas que vous ne sçachiez bien, écrivait- il en septembre 1557, à Saint-

> Laurent, ambassadeur de France en Suisse, la fortune advenue à monsieur » ladmiral, mon frère, par la prise de Saint-Quentin depuis laquelle j'ay retiré » Legras, son secrétaire, auprès de moy, pour les affaires de mondit frère, en » attendant sa délivrance. > (Bibl. nat., mss. coUect. Clérambault, vol. 351 , f 3781).

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