I. Th. de IWje. mu. er.d., t. 1, p
S. Fonlanon, Hec. de» onlonn.. t. IV, p. 327. 228.
3^ il le metlroit comme en la géhenne, et que s'il se déclaroit y> favorisant en sorte quelconque ceux de la religion, ce serait y> le vray moïen de le désarçonner et de luy faire perdre tout
> crédit et à ses frères *. > Vainement une déclaration royale du 24 juillet 1557 % enregistrée au parlement de Paris, le 15 janvier 1558^, avait-elle approuvé le bref pontifical du 26 avril 1 557 : le cardinal de Châtillon ne s'était pas laissé prendre au piège qui lui avait été tendu. Au seul titre de frère de deux hommes exposés par la nature de leurs convictions religieuses aux poursuites et aux coups de Tlnquisition, il avait répudié toute solidarité d'attributions et d'actes avec son rusé collègue, sans se prononcer d'ailleurs en faveur des réformés» du côté desquels il ne devait se ranger ouvertement qu'à quelque temps de là.
Son refus de coopération devint, pour le cardinal de Lorraine et le duc de Guise, un grief dont ils s'emparèrent, dans l'espoir de le discréditer; mais leurs intrigues à cet égard échouèrent, de même que, devant les fermes représentations adressées au roi de France par plusieurs princes étrangers*, échouèrent « les 9 desseins de Charles de Lorraine touchant l'exécution de son
> inquisition * ». '
Les deux Lorrains se dédommagèrent de l'échec que leur avait infligé le cardinal de Châtillon, par le succès qu'ils obtinrent contre d'Andelot, dès que s'offrit à eux l'occasion de le perdre dans l'esprit du roi. Un récit de de Thou ® nous fait connaître quelles furent, sur ce point, les circonstances dont ils tirèrent parti, et que nous allons, d'après lui, simplement indiquer.