LIVRE IIKUXIÈME
CHAPITIIE PliEMIER
AtStude de Colign; i la cour. — Si il^miuiori du gouvernement de Picardie eut rstutiur
— Sa ajmpatliie pour lei réfornii-i, — Coup d'œil lur la crise religteusr, Je IS55 i 15Si). — Double mission du duc d'ADje en France. — Résolution prisepnrlc (irince d*Orangc. — Atlninle pMée par Eleuri 11 û t'iiidépenduiee du parlement de Paris. — ~ Mort de Henri 11. — Friincoii tl lui auccide. Callierine paclise avec les Cuisog. — Atwmbl^e do Venddme. Colignjr i'j oppose i laule priie d'armes. — Le roi d« Havwrs déserte su, miisiun politique el reliijieuse. — Les réformés le lournenl vers CoKKny «I dinilii. — Adliétien définitive de Coli|[n; i la religion r£l'onn6a> — Donble iHmurclie de sa »o3ur et Je lui auprès du Catherine. — Assemblée de la Perlé.
— Culi^n} ii(> veut faire prévaloir Is princi|>o Je la liberté religieuse que par tu seule force morale. — Sa iJéinitsion du gunvernuincat ds Picardie est iiccc|it«o.
Renli'é au sein d'une famille sur laquelle se concentraient ses pltis cliùres affections, Coliyiiy aspii-ait à lui consacrer, dans sa paisible retraite de ChiUilIon, tous les moments dont ses devoirs d'homme public lui permettraient de disposer '. Profondément dévoué à sa patrie, dont il avait constamment compris el servi les véritables intérêts, il ne pouvait se désister de toute participation aux affaires de l'ËUil, alors surtout qu'il en voyait la gestion compromise dans le déchaînement des passions et dans de sordides intrii^ues de cour. Toutefois il ne voulait s'en occuper de nouveau qu'à la condition expresse de maintenir la double liberté de sa parole, dans les délibérations du Conseil privé, et de ses actions, dans l'exercice des charges dont il resterait investi. Il y a plus : alTcrmi, durant sa captivité, par l'étude, la méditation et la prière, dans des convictions relî-