Damoisclle Philippe de l.uns, ilioi
> aos ou environ, estoil Yenae de Gnsc I joiuilrii à l'église d(^ Diou, se maiilranl
> estoîl ttxeni)ile A un chacun, csLanl su * btée du seigneur. Sur le miiia du may, 1 estoil surreiliant (Je ri^glisc) fut einpoi I cite ne délaissa pas dr continuer >\p servi
^se de Pérîguem, fl.gée de vingl-Irois i[rne ù Paris uTec son mari, pour se si uilmiralile en sainteté du vie (|U*ellG maison lousjours ouverte k l'essemsoQ mari. Seigneur Je GravcroD, qui é d'une lièvre. Estant demeurée vcfïc si bien qu'elle fut prise eu t eeste aisenibléc. avec les autres. Elle eut de durs assauts en la prison et par
> les juges el par les sorbonnisles, mais elle JeutL-ura vicloriengo. Elle eut
> aussi des amis en cour qui pourcliass^r^nt de luy sauver la vie, encores
> qu'elle persistas! : niais Kertrandi, i^arJe des sceaux, qiii avûU kaleni la
> amflicalion, fut cause principalement qu'an passa outre. > (Tli. Je Bèie, Hitt.eccl.l. I. p. HT). — La cunliscaiion * de ladîclc damoiselle JeGraverun 1 fut teniuniléa et obteuue par le marquis de Trans, gmdr* eu sarde dtâ
> sceaux, que plusieurs Irouvârent mauvais. * (De Liplace, CojnmenL P G).
faveur, à l'étranger, l'intervention des puissances protestantes près du roi de France; intervention qui s'affirme par de fortes remontrances et de sages conseils, auxquels, pour le moment, Henri II promet, moins par conviction que par intérêt politique, d'obtempérer. Au début de 1558, il relève la tête et contraint le parlement de Paris à enregistrer Védit de Vinqui-sition; mais, d'une part, les princes protestants d'Allemagne se récrient; de l'autre, le triumvirat des grands inquisiteurs ne peut se constituer; et dès lorsl'édit demeure sans exécution. A peu de temps de là se produit un fait considérable : deux princes du sang, Antoine et Louis de Bourbon, adhèrent aux doctrines de la Réforme et inclinent à étendre leur patronage sur les réformés. Le mouvement évangélique devenant, à cette époque, plus prononcé que précédemment, le cardinal de Lorraine et l'évêqued'Arras, qui s'en alarment, scellent entre eux, en haine des chrétiens réformés, un pacte d'extermination; et, pour frayer la voie, par un acte de violence, à toute une série d'exécutions sanguinaires, décident que le premier grand coup à frapper, en France, dans les hauts rangs de la noblesse réformée sera dirigé contre d'Andelot : et d'Andelot est, en effet, brutalement atteint. Mais il faut, pour tenter d'exterminer en masse les hérétiques, jouir d'une pleine liberté d'action : Henri II conquiert, à tout prix, la sienne parla paix du Cateau- Cambrésis; et il dissimule si peu l'usage qu'il entend en faire, qu'immédiatement après la conclusion de cette paix il envoie le cardinal de Lorraine déclarer au Parlement qu'il s'agit d'anéantir l'hérésie, en immolant tous ceux qui en sont entachés *.
De ce rapide coup d'œil, jeté sur les péripéties de la crise religieuse, à dater de 1555, passons à l'examen des faits constitutifs
1. c Soudain que la paix fut faite, M. le cardinal de Lorraine, qui en avoit
> esté Tun des premiers entremetteurs, déclara, en plein parlement, que Topi- 3 nion du roy avoit esté de la faire à quelque prix et condition que ce fust, pour
> delà en av^nt vaquer plus à son aise à l'extermination et bannissement de » l'hérésie de Calvin, c Œst. Pasquier, liv. IV, lettre 3, p. 76.)
de son nouveau développemeni, à partir du jour où la dâcluratiori taile par le cardinal-ministre devant le premier corps judiciaire de la France révéla les iiUentions, plus .pie jamais nienac;anles, du souverain.
t Quelques ditficuUés, dit de Bèze ', qui se présentassent de n toutes parts contre tes pauvres lldèles, tant s'en faiut pour tout B cela qu'ils perdissent courage, qu'auconlraire ce l'ut en ce « temps que Dieu, par sa singulière grftce, inspira toutes les » éplises chresliemies dressées en France, de s'assembler pour B s'accorderen unité de doctrine et discipline, conformément à la » parole de Dieu. Lors donques, à savoir le vingt-sixièsrae de « mny audicl an 1500, s'assemblnrent à Pari:^, les députés de » toutes les églises establies jusques alors en France : et là d'un » coumiun accord, fut escriie la confession de loy, ensemble i> fut dressée la discipline ecclésiastique au plus près de l'insn tituliou des apostres et selon que la circonstance des temps » porloit alors : chose vraiment conduite par l'espiil de Dieu » pour luainlenir l'union, qui a toujours persévéré depuis-. »
Acte de foi, et acte d'intrépide courage, à raison des dangers qu'il avait lallu aUronler pour l'oi-ganiser et la tenir, celte session du premier synode national fut un immense service rendu aux églises réforinccs de France. Unies entre elles par un lien commun, elles devaient puiser désormais dans leurcobésion et dans la fralernilé de leurs rapports un surcroît de force, pour résister aux assauts de la persécution.
L'attitude résolue qu'elles venaient de prendre excita,' à l'étranger, chez leurs coreligionnaires, une approbation et mi redoublement de. 'sympathie, qui portèrent aussitôt les princes
i.Jhd.fcH.,i. I, p. I7:i.
î. Voir ilans VHistoiie ecetniasliiiuc lit? Tit. J.- Iti^z.? : Poipos'' ili's rimonstnnrr^ qid amenèrent In ronvoraliuii et lu Iciiuir ilu .sjiidlIi- (t. I. y. {'"i. 173), le \exle il«Uriiiir.-ssioiiilcfoi(ifttrf,,p. 17(!i'i I«5)ul IcK'Mc.ii' la •IJMiiplinu ni-cliJsiaititiue {ibid., |i. IKTi à l'JOt. — Voir aussi lo icmnr<|iia1i1r nnvuil imblté |iiir M. DieiOT' len «lUK r.f liire; J,c Sjfiiode général de l'un» m 15511, lir. in-S. Pari», \f^''
prolestants d'Allemagne, savoir l'électeur Palatin, le duc de Saxe, le marquis de Brandebourg, le comte Wolfgang, le comte de Weldents et le duc de Wurtemberg, à envoyer de nouveau des ambassadeurs « devers le roy de France, avec » charge de le prier de faire cesser les supplices, et avec lettres D contenant, en substance : — Qu'estant advertis que depuis 10 quelques temps plusieurs personnages, tant hommes que » femmes, de toutes qualités, avoyent esté mis prisonniers pour D avoir reçu la doctrine contraire aux superstitions qui pullui> loyent en l'église de Dieu, et que ceux qui faisoient confcs- » sion en cestuy royaume de la susdicte doctrine estoient » extresmement persécutés tant en leurs biens que en leurs ^ corps, cuxj princes, se recognoissans estre membres d'un » mesme chef, et estre tenus à ce qui pouvoit servir à les sou- • » lager, avoyent envoyé la présente, le supplians n'estimer y> qu'ils n'eussent pris ceste charge sans estre premièrement D informés de la doctrine que lenoyent lesdits emprisonnés, et » sans estre entièrement asseurés qu'ils nesoutenoyent opinions
» séditieuses ou fourvoyantes des symboles chrestiens ; et,
» pour asseurer le roy davantage, qu'ils luy envoyoyeiU le cony> tenu de leur confession, qu'il trouveroit estre totalement » esloignée des séditions....; qu'il devoit estre tellement certain ù que ceste doctrine jamais ne se pourroit esleindre par telle y> manière de force qu'on exerçoit, mais au contraire que le 0 sang qui seroit à ceste occasion respandu, serviroit d'une » semence pour faire croistreles chrestiens de jour en jour davanî> tage; en sorte que, pour les extirper entièrement, il lui faul* )) droit ruiner la plus grande part de ses subjects, en quelque y> aage, condition ou estât qu'ils fussent; que Dieu menaçoit par j> la Saincte Escriture qu'il feroit punition et vengeance du » sang des innocens... ; qu'il n'y avoil. pas longtemps que par » leurs ambassadeurs et par lettres par eux présentées, ils luy D avoyent faict semblable remonstrance ; etsuyvant la response
» (|ii'il luypleut leur mander, csioyent presque déjà asseurés que » pour radveniriln'endureroil que les pauvres chre&lietisfftssenl i> yi cruellemeul atlligés el que loi torl fi'it exercé à l'eiicoiilrc ff d'eux et de leurs biens; néantmoins qu'ils avoyeul esté adverLis B qu'en son royaume la persécution duroit....; en quoy ils por- B loient la tristesse de ses bons et loyaux subjets, comme la » charité entre vrais chrétiens le requiert... ; qu'il luy plfist 9 assembler gens idoines, aimant l'honneur de Dieu et n'estans D li-ansportés d'alfeciion, les ouïr paisiblement et faire examiner 9 les articles de la foy qui sont en différend, et d'en dire fran- > chement leur advis, selon les Saintes Escrilurt's, sur chacun T> poincl, afin que par ce moyen il peut rétablir l'église de Dieu » et réformer les abus y estans; que durant ce temps, et devant » que tout ffisl entirTcmenl résolu et conclu, ses bons et loyaux B subjecls et adhérens h leur confession ne fussent inquiétés ne n contraints de faire chose contre Dieu ou leur conscience; » que doresnavanl ne fi'ist procédé aucunement li l'enconlre de B leurs personnes ou de leurs biens; et que ceux qui par si » longtemps esloyent détenus prisonniers fussent délivrés à pur
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Celte généreuse démarche des princes protestants ne (ut pas couronnée de succès. En effet, « le roy,pour toute réponse, dict ï aux ambassadeui-s, qu'ils cstoienl les très-bien venus, et p quant à leur charge, il envoyerait en bref un gentilhomme » vers les électeurs et princes, pour leur Caire entendre son vou-
* loir et rcsponse, laquelle seroit telle qu'iceux, comme ilesti- » moit, s'en conlenteroienl. Toutes fois, les ambassadeurs n'es- » toyent rncores partis de la cour, que le feu, qui sembloît » estre esleinl par leur venue, s'embrasa sur un grand nombre s de prisonniers pour le faict de la dicte religion -. p
Il n'en pouvait être autrement, avec des hommes tels que