‹ Gaspard de Coligny, amiral de FranceChapitre 154 sur 241 · K. de Laplaiicho, i^., p. 'iH · texte numérisé non relu

K. de Laplaiicho, i^., p. 'iH

:«> puisse empescher! Bref, plus on luy remonstroit le danger T> qui en pouvoil advenir, tant plus se monstroil-il félon et en- » ragé *. »

La félonie et la rage consommèrent leur œuvre exécrable : Caste Inau succomba.

Ne voulant pas demeurer plus longtemps spectateurs de cruautés dont il était impossible d'arrêter le cours, Goligny et d'Andelol demandèrent à la reine mère l'autorisation de se retirer. Les Guises, contenus encore, au milieu des accès de frénésie auxquels ils étaient en proie, par la crainte que ne cessaient de leur inspirer les Châtilloft, n'osaient alors ni attenter ouvertement à leur vie, ni même engager avec eux une discussion sur la portée des conseils de modération et de justice qu'ils donnaient François et Charles de Lorraine se taisaient, mais leur silence n'en était pas moins menaçant. Qu'elle le considérât ou non comme tel, Catherine accorda h l'amiral et à son frère l'autorisation qu'ils sollicitaient.

D'Andelot, en quittant Amboise, le 30 mars ^, prit le chemin de la Bretagne, où l'appelaient ses affaires privées, et Coligny ne partit de la cour, vers la même époque, que pour s'acquitter d'une importante mission. « La reine-mère, soit qu'elle sefiast » lors entièrement à l'amiral, soit qu'elle aiinast mieux Toccuper » que de luy bailler espace, estant retiré en sa maison, de pen- )> sera quelque autre chose, le pria, au partir, d'aller enNorman- T) die, et lui feit commander par le roy que, pourvoyant aux » choses nécessaires de sa charge il meist peine d'appaiser les » troubles qu'il trouveroit entre les subjets dudict sieur, en quoy » il feroit service très-agréable au roy son fils, en la bonne )> grâce duquel elle l'entretiendroit tousjours. Et parcequ'elle se

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