‹ Gaspard de Coligny, amiral de FranceChapitre 157 sur 241 · fl. de Laplanche, ibid., p · texte numérisé non relu

fl. de Laplanche, ibid., p

CIIAFMTRE III

lÊkh^ âe ru jffMUl «st Dooifl»^ rkia^Kr. — ÎAii de K«MB9raatia« — Lf^ rêf«nés de yt^noMmâte nfcijuxieat l*a;>pii de Cott^ov. — Afi^^aib^ér 4;^ F>aUiBeMeam. — CsligBT j pnneBie les r^qvèies d^s réforaês. — iipiiuoas êau>es par lloatlac, Saribc. FraiKois ci Clxar>» 4-î l»rra;a'',el piri^li^nt. — Rês^liti-va^ prise? — Di0C«ssios$ ati vin «les assemblée: proriiicsales.

Les Guises s'abusaient élrangemenl sur le caractère et les vues du successeur d'Olivier, qu'ils croyaient tenir, comme lui, dans uae senile dépendance; car ce successeur était Midiel de THospital, homme intègre, éclairé, courageux, n ayant d'autre ambition que de faire respecler la France au dehors et de la réjîénérer au dedans. Il venait d'èlre appelé au poste éminent de chancelier, dans les circonstances sui\*antes :

^ La duchesse de Monlpensier, favorite de la reine-mère, H princesse d'un esprit élevé, ne voyait qu'avec peine que la » puissance des Lorrains croissait de jour en jour; et commun niquant ses chagrins à Catherine de Médicis, qui commençait

* à redouter leur \iolence, elle persuada à celte reine ambi- » tieuse que, si elle voulait gouverner, elle devait choisir un » homme ferme et courageux qui s'opposât à leurs desseins.

> Heureusement Michel de l'Hospilal était fort bien dans Tes-

> prit du cardinal de Lorraine, à qui il avait toujours jusque-là

> fait sa cour, et le roi n'ignorait pas son mérite et les beaux » vers qu'il avait composés pour former fesprit et le cœur des ifr enfants de France. La reine-mère ayant demandé pour lui

* celle dignité au roi et l'ayant obtenue, les Guises y consenë tirent. Catherine fit dire secrètement au nouveau chancelkr

» (jij'il ntî Ac.vnii ifii'A elle su dignilé, et non aux Guises, cl B i^u'ollecomplail qn'il serait p!us attaché iiii roi son tllsulà «llo f qn'à des princfts dont tout lo monde commençait h détcsti'r » l'ambition. Elle n'eut pas lieu de se repentir de son choix '. n

Mesurant d'un coup d'œil les dangers de la situation générale et l'étendue des nouveaux devoirs qui lui étaient imposés, l'Hospital s'assigna la double tAcho, quant aux alf.iires extérieures, de combattre les ambitieux qui ne tcnlaieut de dt^racmbrer le pouvoir souverain, que pour mieux l'absorber, de réprimer les dilapidations financières, d'apporter de salutaires réformes dans les difCéreuLes branches de la législation, ainsi que dans l'administration de la justice, de cliercher à dominer les factions qui déchiraient le royaume, à amortir leurs tendances, leurs excès, h réconcilier les Français entre eux, et enfin, de suivre Coligny, d'abord à distance, puis de près, dans ses généreux eflbrts pour jeter et aflerrair les bases de la liberté religieuse.

Le nouveau cliancelior ne se méprit pas sur le caractère dos hommes qu'il allait rencontrer comme adversaires, en enirant dans les conseils de la monarchie. «. J'arrivay, dit-il ^, k\a court t fort troublée etesmeue d'un grand bruictde guerre, inconti- » nenl après le tumulte d'Amboise, qui ne fut pas tant de soy

• dangereux, que pour le remuement des partiaux qui bientost » après s'ensuivit. Alors j'eus affaire à des personnages non B moins audacieux que puissans, voire qui aimoicnt mienix 4 ordonner les choses par violence que par conseil et raison, » dont pourroiL donner bon tesnioignage la royne-inèrc du roy, » laquelle fui lors l'éduilc eu tel estai, qu'elle lui presque déji boutlée de toute l'adminislration du royaulme; à raison de

• quoy se coinplaignanl souvent 'a moy, je ne luy pouvois aullre

Page 1