‹ Gaspard de Coligny, amiral de FranceChapitre 16 sur 241 · Voir Appendice, n · texte numérisé non relu

Voir Appendice, n

3. Nous adoptons cette date, avec M. Herminjard. (Voir, dans la Correspondance des réformateurs, t. UI, p. 219, 220, 221, les judicieuses annotations qui accompagnent le texte latin de la lettre de Gaspard de Coligny.)

lexte est pilla qu'un spécimen de la latinilé , d'un jeune liomme de quinze ans, puisqu'il révèle la neltcté de son esprit d'observation et l'intimité de ses rapports avec son précepteur.

« Gaspard de Coligny à Nicolas Bérauld, salut. — Vous dési- » rezque je vous donne des nouvelles de la Cour, quoique, d'ha-

> bilude, vous lipi-ouvioz de la rèputçnance à vous en informer: » je n'ai pas coutume d'occuper mon esprit de choses si vastes ï et si ai-dues; toutelbis, je ne veux écouler que l'affection qui il nous lie l'un à l'autre et que votre légitime désir. Je m'effor- » cerai donc de vous lelracer, avec toute la lidélité dont je suis

> ciipable, ce que j'ai pu apprendre d'autrui et connaître. — El » d'abord, personne encore n'allirme que le souverain pontife « soil décédé. Ce qu'on sait du moins positivement, c'est qu'il est » si malade que, de jour en jour, on s'attend ;\ apprendre plutùl ■ sa mort que la prolongation de son existence. A Rome appa- » rabsenl çà et lu des hommes en armes, les uns prfits ii piller, t les autres résolus Jidci'endrc leurs demeures contre des agrès-

> sions criminelles. Le 8 septembre, nos cardinaux ont quitté le t port de Mai'séille. On les croit, tiénéralemennt, arrivés à Rome, j et même siégeant déjà au conclave. De très graves complica-

> lions surgissent; les ennemis communs du genre humain et » les adversaires du nom français sillonnent la mer; ta campagne * romaine esl en proie aux hostilités ; en un mot, nul accès, de

> quelque côté que ce soil, ne reste ouvert. — Néanmoins, au t milieu du doute et de l'anxiété qui planent sur toutes choses, » le roi ne laisse pas abattre son courage; loin de là : comme si » des espérances fondées l'animaient, il s'adonne, chaque jour, à

> lâchasse etfatiguedescerfs;! la course, ou atteint de ses coups

> des sangliers pris dans les rets. Je me livre parfois au même

> exercice; mais la majeure partie de mon temps esl consa- » crée à la lecture de Gicéron et à l'étude des tables de Ptoléméo,

|. Voir. Appcndùe, n' \'S. le telle liliu de celle lettre. — HenninjarJ, Corrap. des ctform.. t. III, y. ÎIQ.

}i SOUS du Maine, qui, adoptantiine autre méthode queTagliacarne, » y a joint la cosmographie, surtout dans la partie relative à la

> longitude et à la latitude des lieux, avec addition de méridiens » et de parallèles. — Vous voilà au courant des affaires de la » GQur, telles que j'ai pu les connaître. De votre côté, si vous le }i voulez bien, apprenez- moi ce qui se passe, tant en ville que }i chez vous. Du Maine vous salue mille fois. — Depuis que » cette lettre a été écrite, le roi a reçu enfin la nouvelle certaine

> de la mort du pape, alors que chacun le croyait en voie de ré-

» tablissement. :»

Après avoir assisté au conclave qui donna Paul III pour successeur h Clément VII,Odel, qu'une bulle du 24 avriM534 avait créé archevêque de Toulouse * , fut, le 7 novembre suivant, dispensé par le nouveau pape de l'obligation de résider à Rome^. Diverses bulles l'avaient, en outre, pourvu de riches abbayes et d'importants prieurés ^. De retour en France, il y occupa immédiatement l'une des plus grandes situations à laquelle un prélat pût être élevé, et que rehaussa encore sa nomination, en 1535, à l'évêché de Beauvais, qui était l'une des plus anciennes pairies ecclésiastiques du royaume * .

Tandis qu'Odet entrait ainsi avec éclat dans la vie publique, Gaspard et François continuaient leur éducation, sous les yeux

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