Du Bouchet, p. 381 à
4. Bulle du 20 octobre 1535, ap. du Bouchet, p. 388. Le môme écriyain, p. 347, attribue à Odet de Coligny, premier du nom, les qualifications suivantes : Cardinal diacre, du tiltre de sainctSergius et Bachus, et après de saint Adrien,
> archevesque de Tolose, évesque et comte de Beauvais, pair de France, vidame
> de Gerberoy, et abbé commandataire des abbayes de Saint-Euverte d'Orléans,
> deSaint-Emerce, de Vauluisant, de Saint-Lucien de Beauvais, de Saint-fienoist-
> sur-Loire, de Saint-Jean de Sens, de Fontaine-Jean, de Sainte-Croix de Kem-
> perlay en Bretagne, de Sainl-Germer, de Ferrières, de Saint-Bénigne de Dijon.
> de Conches et de.Belle-Pershe, et prieur de Saint-Étienne de Beaune et de
> Fresnoy. >
de leur iii6rc. Bérauld n'avait cessé d'iîlrc leur précepteur que pour faû'epartie de la maison du cardinal leur frère'; ce qui est assez dire que sa nouvelle position le laissait dans de fauillicrs rapports avec les trois jeunes gens.
A dater de la promotion d'Odct au cardinalat, (îaspard fut nsidcré comme appelé à soutenir désormais l'honneui' de la famille; ft il commcn(,;a à poiter le nom de ChiUilloii, à litre d'alné, non de fait, mais de droit-. Odet.quidéjâportail ce môme DOtn, ne le prit plus qu'en l'unissant à son litre de cardinal. Quant k François, il joignit à son nom de Goligny celui d'Andelot. Ce dernier nom fui bientôt le seul sous lequel on le désigna. \ja vocation des deux plus jeunes frères pour les armes étanl décidément approuvée par leur mère, ils se préparèrent sérieusement il la carrière qu'ils avaient choisie, en attendant le jour où il leur serait possible d'y entrer. L'expeclalîve fut longue, sans doute, puisqu'elle dui'a plusieurs années, mais elle rendit leur préparation d'autant plus forte et plus efficace.
Introduits dans le monde et k la Cour, ils surent, tout en y rencontrant des jeunes nobles de leur âge et en participant, dans une certaine mesure, à leurs passe-temps, à leurs exercices et à leurs plaisirs, ne pas s'abandonner, comme eux, à de regret- Ubles écarts.
Un jeune homme, avec lequel Gaspard se lia intimement, fut François, comte d'Aumale, fils aine de Claude de Lorraine, duc deGuise.quJavait recherché son amitié <t en s'accostant de lui >. Gaspard t ayda fort à François à le faire aimer à M. le Dauphin ^ ». Branli'ime, à qui nous en laissons la responsabilité, donne une idée angulièrement expressive de la nature des rapports existant
1. M. Ilerniiiiju-d (Corresp. des rffonaate»rs,l- III. p- 191, iioif âi.sur UM lettre éaiu, le 9 ;iout 153i, pur lli)tH:l*:t ilu Musuau ii Nicolas BvraulJ.
î. t Oilet, son aisné, fut bil cariliaal par ce moyuD la prérogulive qui est
t dne à Yë\sw revint au secoml, ({iii esloil Gaspard. » OitX'naii, Vie de G. de CeUgnn, IraJ. fr., édit. di^ 1665, p. T.)