‹ Gaspard de Coligny, amiral de FranceChapitre 160 sur 241 · Voy. Œuvres (le M. de l'Hospital, t. 1, p. 321 à · texte numérisé non relu

Voy. Œuvres (le M. de l'Hospital, t. 1, p. 321 à

3. 1/llospitaI s'exprimait ailleurs (voy. ses poésies latines, trad. de B. de Nalùche, p. 300) avec une plus grande énergie, c La France, disait-il, s'appèlc

Ces derniers mots, en i-rnlt'i'iiiaiit um; ciiliijue sévftrcdcsaclcS d'une classe d'hnmmes que l'édit de Homorantin venait d'éiiger en juges exclusifs de:« c;is d'Iiùiv^ie, léinoiguaieiit liauleinenl du |jcu de fond que laisaiL le clmncclicr sur l'eflicacili'^ de cet êdit. L'intention de substituer au régime de contrainte et de répres- (*ion, provisoirement maintenu, un régime de tolérance, si ce n'est mômcdelibcrlé, ressorlail de Tonsemblcdela harangue, et principalement de la uécessité signalée de recourir aux remèdes des anciens pour lit jîuérison des maladies de l'i^sprit. En tout cas, ainsi, qu'où l'a ingénieusement remarqué' , l'orateur « sem- I blait faire entendre qu'il aurait voulu que le pouvoir pénal de B l'église n'allât pas au-delà des peines spirituelles de l'oxrom- B municalion, et qu'au lieu de livrer l'Iiérélique au bras sécu- » loi, elle le lui rendit, ce qui eût été bien différent. »

Non-seulement l'inquisition venaitd^lrelégalement expulsée du sol de la France, mais, de plus, celle première haran}!;uc. prononcée en plein parlement par le chancelier, était un fait considérable.

Au mémo moment, se produisaient des faits d'une bien autre importance. Coligny, paicourant do nouveau la Normandie, y voyait le culte réformé publiquement célébré, sans opposition sérieuse de la part des magistrats, dans dlver.scs villes. Il ouvrait

t In nation tn^s-ch retienne, et nous piirlons l'omme sî nous recon nui ss ions t Dieu |ioiir noslre maistrc : mots viiiilrs ilc sens, qnc l't^glisf eiptoilf pour > B&gner itc l'argoni et enrichir ses priilaU. Personne, 3 îésm, ne l'appcltei'uil, t pi^rsoniie no te siii»r.iil dnii^ la nuilili' p[ Ion inJigencH. ^o^* nnjprisons Ion 1 corps épuisa de soif el île taini, et nul ne sonse i te donner à liiiiru uu à • manger. Nous nous viinrons pourtant biiui tiaut d'aire priais ù ciirnltaUrK, ù I eipositr nus vii^s pour soutenir lu cauïir, mais nous n'épurgnons rien des » tuiuousci dépenses (jui poiirrnieiit reudrclii nation cnlièrp un cul(o de ion t nom, elc, etc. t

I. Voy. Im Rèformation tn France pemlanl «i première période, par y. Henri l.utlerolti (Pari*. 1H59, p. â02); ouvrage non moins rciominumlnhlipar la jaslussi- et l'impartialili^ di'S appréoialions qu'il renferme, que par la diversité dux Suis cl des documents ■{u'il reproduit

en Tune d'elles, sa demeure aux exercices de ce culte, et se disposait à devenir auprès du gouvernement, l'interprète du vœu qu'exprimaient les réformés normands, de voir enfin consacrée par l'autorité souveraine la reconnaissance de leurs droits, en matière de réunions religieuses. Il se proposait de signaler ce vœu comme étant aussi celui de ses coreligionnaires, disséminés dans les diverses provinces de la France.

« Les fidèles, porte un ancien document* , eurent la consola- » tion de voira Dieppe, le 26 juillet 4560, M. l'amiral de Châ- D tillon, et de servir Dieu dans la maison où ils allèrent rendre » leurs respects à ce pieux seigneur, qui, pendant trois jours -» qu'il séjourna dans la ville, fit régulièrement, à porte ouverte, » célébrer le service divin. »

Lorsque l'amiral fut sur le point de quitter la Normandie, les réformés de cette province lui remirent des requêtes dont il sera parlé dans un instant : il promit de les présenter officiellement au roi, à la reine mère, et dé les appuyer auprès d'eux ; promesse solennelle, que nulle force humaine ne pouvait l'empêcher de tenir, et qu'en temps opportun, il tint dignement, sous les yeux de ses adversaires politiques et religieux.

Reconnaissant qu'ils ne pouvaient échapper à une lutte désormais engagée par la ferme initiative de l'amiral, au nom de populations avec les réclamations desquelles il fallait compter ^, François et Charles de Lorraine tentèrent alors d'accorder à

\. Manuscrit cilé par M. Vitet dans son Histoire de Dieppe (Paris, 1833, t. I, p. 109).

2. L'un des rares écrits publiés en 1560, au nom de ces populations, caractérise l'intolérance des Guises, en ces termes : c Entre les mains de ces deux ï tyrans, sont mis lesdoux glaives de France, le spirituel es mains du cardinal,

> et le matériel es mains de son frère. Le cardinal ne pouvant plus rien faire » de son glaive à l'encontre de nous, moqueur de Dieu qu'il est et de sa parole, » n'y trouve point de plus court chemin que de nous charger du crime de » sédition, et nous bailler entre les mains de son frère, auquel si vous voulez

> rendre raison de vostre lait, il vous dira soudain que, de lui, il n'entend » rien à disputer de Dieu, mais qu'il sçail fort bien faire couper des testes !

l'opinion publique une soi'le de salisfaclion, en se résignant à laisser le jeune roi convoquer, à Fontainebleau, .sur le conseil de Coligny et du chiincelier ', une assemblée de jji-ands personnages, que les letli-es de convocation appelaient îi exprimer à la couronne leur avis sur la marche h imprimer aux affaires de l'État, en présence des complications politiques et religieuses qui agitaient le royaumes* .

En août 1560, ^e réunirent, au chAleau de Fontainebleau, sous la présidence du roi, la reine mi;re, la jeune reine Marie Stuart el les princes de la l'armlle royale, les membres du conseil privé, divers grands dignitaires, des prélats, des chevaliers de l'ordre, cl plusieurs seigneurs. Ces derniers, sans avoir le droit de prendre une part directe aux délibérations à intervenir, pouvaient du moins y assister.

L'assemblée tint sa première séance, le 21 août.

Après quelques paroles prononcées par le roi et par la reine mère, le chancelier posa en termes généraux les questions à résoudre, laissant le soin de les discuter et de les approfondir à des hommes tels que Goliguy, MonLiuc, êvèque de Valence, el

> A p.'irolc lie diultU-, ot iioii d'Iioniinu! comuiu s'il vouloit Uiro que «on {ri:i-t>

• bit lit dhputo, ot lui la oonclusiuii. > (Voy. Juste complainte ilet /idi-les de France, cK., clc, brocb. ia-'ii. vn Avignon. fûOO, p.â(i.)

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