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sort des requêtes, furent adressées par le roi, le 31 août, aux baillis, sénéchaux et gouverneurs ^ et, le 10 septembre, c aux > évêques, prélats et autres ministres des églises de son obéis- . sance ^. »
Revenant, dans le libellé des lettres du 10 septembre, écrites, en quelque sorte, sous sa dictée, sur les regrets et sur les vijes de tolérance qu'il avait, peu de jours auparavant, exprimés à r^ard des réformés, le cardinal de Lorraine fit appel à l'autorité ecclésiastique, pour qne, le cas échéant, elle statuât encore par voie de condamnation. En effet, poussé par lui, le roi écrivit alors aux membres du clei^é : « Que les dévoyez du droit }» chemin soyent plustost réduits par les douces et aimables » exhortations que vous leur ferez, que pour la sévérité et rigueur » des jugemens que pourriez exercer contre eux ^. 3>
A peine ces lettres étaient-elles expédiées, que le lendemain, 11 septembre, François II, à l'instigation de ce même cardinal, déclara aux présidents de Thou et de Harlay <c qu'il youloit que » chacun eust à vivre ainsi que ses prédécesseurs avaient accous- » tumé, et en la religion qu'il avait trouvée en son royaume, et » que pour mourir, il ne la vouldroit pas changer ; leurdisant en 3> oultre, qu'il vouloit que ceulx qui seroient accusez pour le faict D de la religion, fussent renvoiezpar devant les évesques et juges » d'église, suivant son édict (de Romorantin) ; et que ceulx qui » seroient trouvez séditieux au faict de la religion, fussent y> pugnis par ses juges souverains et royaux, suyvant ses édictz *. >
Or si, d'un côté, les réformés restaient encore exposés à des poursuites et à des condamnations, de l'autre, la question du