‹ Gaspard de Coligny, amiral de FranceChapitre 166 sur 241 · Mém. de Condé, t. j, p · texte numérisé non relu

Mém. de Condé, t. j, p

4. Rapport fait au parlement de Paris par M. le président de Thoa, de Taudience que M. le président de Harlay et luy ont eue du roy, sur les afifaires de TEstat et sur celles de la religion {Mém. de Condé, t. I, p. 581).

libre exercice de leur culte, posée par l'amiral et sagement circonscrite par lui dans le domaine du droit public, demeurait en son entier. 11 fallait que, tôt ou tard, elle reçût une solution favorable.

Les assemblées provinciales ne tardèrent pas à se saisir de cette question; et les discussions auxquelles elles se livrèrent il son sujet, en dépit des entraves suscitées par les Guises *, frayèrent la voie aux opinions qui, plus tard, se firent jour au sein des états généraux, et aux revendications qu'y formulèrent certains orateurs en laveur de la liberté religieuse.

De Fontainebleau Coligny était revenu à Clii\tillon-sur-Luing. En septembre, le bruit se répandit, à la cour, qu'il avait ordre de demeurer confiné dans son château ^; bruit qui, selon toute apparence, n'avait rien de fondé; car, à quelques jours de là, C*est-!i-dire le 4 octobre, l'amiral était pourvu du gouvernement du Havre et de HonOeur par des lettres de provision qui rendaient pleinement hommage à sa capacité et à sa fidélité ^. Que pouvait signifier une telle promotion, dans un moment où les Guises n'obéissaient guère à d'autres inspirations qu'à celles de leur haine contre les Bourbons et les Ghâtillons? Espéraient-ils par là imposer à Coligny un rôle de passivité et d'abstention, à l'approche de redoutables catastrophes? s'il en était ainsi, ils se méprenaient étrangement, attendu que, fidèle h ses convictions et à ses principes, de même qu'à ses sentiments de famille et d'amitié, l'amiral était prêt à agir et k payer de sa pereonne, dès que son devoir, quel qu'il fût, le lui commanderait.

1. Voir sur ues entraves et sur les opinions iléveloppûcs dajts les assemblées proriticiiilt-s, Tt. de Laplaoche, Ilist., p. 615 i i38â.

S 1 II is suid ihul tlie admirai U i^Jiinnianded to keep at liis liouse or lihililloii. > Tbrockiuorlou to Cecil, H sepl. 1560. Catend.of State pap. foreign.

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