‹ Gaspard de Coligny, amiral de FranceChapitre 169 sur 241 · Ue Thou, Hitt. unie., t. Il, p. W · texte numérisé non relu

Ue Thou, Hitt. unie., t. Il, p. W

4. Ue Uplace, Comment., t- 1H6. — De Upopeliiii.'TU, llitt., I. I, f «17. — iy\abigac, Hitt. unie, I. (, liv. Il, ctinp. wiu.

5. D<! LapUcc, Comment.. T 10(1. — Di> Liip')p>-lJnii>rf, Hitt., t. [, t> JOT,

départ exprimées avec des ménagements apparents et de fallacieuses promesses *.

La princesse de Condé et Jeanne d'Albret adressaient à. leurs maris de vives supplications pour les détourner de toute idée de départ; mais, accordant alors plus de confiance à la décevante parole d'un fantôme de roi, qu'au sincère et énergique langs^e de deux femmes aimantes, judicieuses et dévouées, Condé et le roi de Navarre se décidèrent à quitter Nérac dans les derniers jours du mois de septembre, et à s'acheminer vers Orléans où ils trouveraient le roi et où devaient désormais se tenir les états généraux.

A Limoges, un homme de confiance remit à Louis de Bourbon une lettre adressée en toute hâte par la princesse sa femme qui « l'advertissoit du complot pris et arresté entre ceux de j> Guyse, d'exterminer tout le sang royal... et le suppliant de » n'avoir le cœur si lasche que de s'aller jetter en leurs filets, > quelques belles promesses qu'il eust du roy \ i> Loin de se rendre à l'évidence qui éclatait dans le langage de sa femme, Condé hésitait : la princesse l'apprit, courut à sa rencontre, le vit, lui retraça en termes saisissants le péril au-devant duquel il se jetait tête baissée, lui montra la droite voie à suivre, et l'adjura, au nom du devoir et de l'honneur, d'écouter enfin ses conseils : vains efforts, vaines supplications, elle ne put arracher le prince à son aveuglement, et force lui fut a de s'en aller j> esplorée comme elle estoit venue ^. y>

Tandis que les deux frères continuaient leur marche, d'Andelot € remonstra qu'il voyoit bien qu'on avoit peu de fiance en ^ luy, que les soldats desquels il estoit colonel en ayans cogy> noissance, et se sentans supportez d'ailleurs, ne luy rendoyent

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