R. de Laplanchc, Hist., p
2. Idem, ibid., p. 608, 609. — Caslelnau, Mém./in-î^, t. I, p, 5.
3. Idem, ibid., p. 609. — Caslelnau, Mém.y t. I, p. 51. — HUt, de cinq rois, p. 109.
» i'accoustuméc obéissance : à l'occasion de quoy ôyanl prins » congé du duc de Guyse, se meil avec quelques capitaines dans » un basieau, et se retira en Brelaigne. Et dit-on que, sans la » crainte d'estonner le prince (de Condé), non encore arrivé, il » eust esléarresté '.
Antoine et Louis de Bourbon arrivèrent le 31 octobre Ji Orléans, dont l'aspect était alors sinistre '.
François II y avait fait son entrée, le 18 du même mois, moins en monarque qu'en conquérant. Les Guises avaient concentré dans l'enceinte de la ville toute une armée également menaçante pour les états généraux, dont la session devait prochainement s'ouvrir, et pour les habitants, surtout pour ceux qui proi'essaient la religion réformée. On se préparait à sévir contre ces derniers avec une rigueur que fit pressentir le rude traitement subi par leur coreligionnaire et protecteur, Groslot, premier magistrat d'Orléans. Dans chaque rue, à chaque carrefour, sur chaque place, était établi un corps de garde. Un régime de compression et de terreur planait sur la population.
A mesure que Condé et son frère s'étaient approchés, do nombreux émissaires des Guises^, sillonnant la roule pour retourner en toute hâte à Orléans, y avaient signalé tes pi-ogrès de la murche des deux voyageurs. Avertie de leur présence sous les murs de la ville, la cour éprouva une âpre satisfaction, k l'idée de tenir enfin la proie qu'elle convoitait depuis si longtemps.
Quel accueil que celui réservé aux deux princes! Du porte-