‹ Gaspard de Coligny, amiral de FranceChapitre 18 sur 241 · Brantôme, édit L. Ul. r. IV, p · texte numérisé non relu

Brantôme, édit L. Ul. r. IV, p

entre les deux jeunes gens, d'après les renseignements qu'il prétend avoir recueillis sur leurs caractères et leurs habitudes : c Ils furent tous deux, en leurs jeunes ans, dit- il * , si grands

> compagnons, amis et confédérez de court*, quej'ay ouy dire à ]^ plusieurs qui lès ont veuz s'habiller le plus souvent de mesmes » parures, mesmes Uvrées, estre de mesme partie en tournois,

> combatz de plaisir, couremens de bagues, mascarades et au-

> très passe-temps et jeux de court, tous deux fort enjouez et

> faisans des follies plus extravagantes que tous les autres ; et j> surtout ne faisoient nulle follie qu'ilz ne fissent mal, tant ilz y> estoient rudes joueurs et malheureux en leurs jeux... »

Durant les quelques années qui s'écoulèrent entre le jour où Odet revêtit la pourpre et l'époque à laquelle Gaspard et d'Andelot firent leurs débuts à l'armée, c'est-à-dire de 4533 à 4542, les deux plus jeunes frères, guidés par une conformité de goûts pour la même carrière, vécurent constamment l'un près de l'autre et eurent la satisfaction de voir leur aîné placé dans des circonstances qui lui permirent fréquemment de se réunir à leur mère et à eux^, soit au château de Châtillon, soit dans d'autres résidences^. Le jeune cardinal avait été appelé par ses diverses fonctions à s'occuper de bonne heure des affaires publiques et avait déployé, dans leur maniement, des aptitudes qui révélaient

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