‹ Gaspard de Coligny, amiral de FranceChapitre 173 sur 241 · R. de Laplanche, Hist., p · texte numérisé non relu

R. de Laplanche, Hist., p

2. Voy. sa lettre du i décembre 1560 (Bibl. nal., f. fr., vol. 4638, f» 5). EUe y dit : < Depuis quelques jours, le roy mon Gis s'est trouvé assailly d'un catarrhe

qui irembient mainienaiU devant elle, elle saisit avec ardeur ridil'c qui lui est suggérée, de neutraliser leur menées ultérieures par l'appel des Bourbons. Elle promet à ceux-ci la vie sauve, à la chaire par eux d'accepter son autorité comme régente et de se résigner à la situation secondaire qu'elle leur assignera. Le roi de Navarre accède à ce qu'elle exige de lui, dès qu'elle assure que son frère échappera k la mort. Atterrés de l'engagement pris par la reine mère, les Guises la conjurent de retenir du moins en prison Condé qui, disent-ils, « est eu vo- » lonté de leur courir sus ». On double alors les gardes Ji la prison du prince « et défenses sont faites sur peine de la vie que

> nul quel qu'il soit Uiy parle sans l'exprès congé de la royne ' ». Tout change alors de face : voyant que l'état du roi est désespéré, ce même duc, ce même cardinal, devant qui tout pliait jusqu'à présent, courbent enfin la tète, en dissimulant leur secret espoir de la relever bientôt. Non moins égoïstes et dui-s, commeparenls,que lâches comme hommes d'tlat, il se monti'eui sans respect pour la doulem-de leur nièce, Marie Stiiart, et sans sympathie pour la sollicitude dont elle entoure son jeune époux ■, en qui ils ne voient pas même un neveu, alors qu'il n'est plus qu'un insirumcnt usé, désormais impropre au service de leurs détestables passions, el dont ils se détournent avecdédain. Ne songeant qu'à leur sûreté personnelle, ils « vont » se renfermer et barrer dans leur logis, pleins de crainte et t frayeur incroyable ^ s. Homme de cœur, sujet fidèle, Coligny

» qui t'a lotalemenl el si fori piirséculé, accompagné il'one grosse fièvie. qu'il 1 l'a niis en etlrème danger pour la gr'it-tvo iiiaiadye qu'il supporte. . . Grùres A I Noslre Seigneur, il n'a pas laissé ce roj-aalms ili^pourvu de li<gtlin:ea et vrays I successeurs, ituut je suis la inùre, ipii pour lu bieu J'icelluy preudraj eu main

> In chargR du devoir qu'il tauldra rendre en Tudmini si ration qui y sera iiéces-

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