de Laplanclie, llist., p. 753, T5i
S, TlirorJimonnii In tlic quceo, OrliSans, 0 décembre 1 500. (Calenil. o[ Stale pap. forrign, vol. 15B0-15(it. p. iil 3. n. de Uplanche, Hitt.. p. T&t.
Ti'a pénétré dans la detneure de François II qne pour rester anprès de loL II compatit en chrétien aux soiiflGrances physiques et morales de son souverain^ aux pleurs de la jrane reine dont
0 honore le dévouement ; il s^émeut à la pensée de Tétemité, dont une âme angoissée va firanchir le saifl, et il adresse à Dieu de secrètes prières pour le soulagement de cette âme. Le 5 décembre, François II est au plus mal : à peine, depuis quarantehuit heures, peut-il articuler quelques paroles ; à midi on le croit mort; cinq heures plus tard, il rend le demio* soupir.
Au moment où fl va quitter la froide dépouille de celui qui fut son roi, Famiral jette sur elle avec attendrissement un dernier regard, et adresse à ceux qui entourent la couche funèbre, ces paroles éminemment significatives dans leur brièveté : € Messieurs, le roi est mort ; cela nous apprend à vivre *. i
A cette scène solennelle en succède, quelques instants après, une autre, toute intime, sous le toit de Famiral, à ôriéansmême.
Coligny vient de rentrer chez lui, accompagné par Fontaines, Tun de ses gentils hommes ; il s'assied silencieusement auprès d'une cheminée et demeure absorbé dans ses méditations. Ses pieds sont étendus dans le foyer, et ils ne s'aperçoit pas que ses bottines brûlent. Fontaines le voit et, saisissant Tamiral par le bras : c Monsieur, lui dit-il, c'est trop resver; il n'y a point de > propos; vos bottines en sont toutes brùslées. — Ah ! Fontaines,
1 répond l'amiral, il n'y a pas huit jours que toy et raoy en » eussions voulu estre quittes chacun pour une jambe, et au- » joiird'huy nous en sommes quittes pour une paire de bottines : 1^ c'est bon marché *. »
Le lendemain de la mort de François II, Coligny se présenta avec les autres membres du conseil privé devant le nouveau roi et la reine mère. Charles IX « les remercia des grands services