‹ Gaspard de Coligny, amiral de FranceChapitre 175 sur 241 · Idem, îbid · texte numérisé non relu

Idem, îbid

» qu'ils avaient faits au feu i-oy, son frère, et de raffccllon qu'ils » démontrnyeni envers luy, laquelle il les pria continuer et, au » demeurant, obéyr et faire ce que leur commandei-oit la dame

> royne sa mère estant acrorapagnée de tant de grands et » notables personuf4{es de son conseil, duquel elle enlendoit » user, qu'il espéroit que toutes choses passeroyent au bien de » son royaume et de son service '. »

Tutrice du roi mineur et investie, en (ait, du i;ouvcrncmenl <lu royaume, Catherine ne songea qu'il consolider son pouvoir ■comme régente. Les états-génèraux pouvaient le lui contester : aussi, pour obvier Ji leurs critiques, se décida-t-elle à une con- ■cession.en reconnaissant Antoine de Rourboncommelieutenantnant-général du roi, représentant sa personne, disposant de Tarmée et ayant droit de participer il la direction des affaires di^ l'État.

La politique de Catherine de Médicis tendait alors k opérer un rapprochement entre les chefs des partis qui s'agitaient autour du trône, et à apaiser, dans le royaume, les dissentiments religieux. Mais le rapprochement n'était possible que dans les limites tracécsparrhonneiiret la justice; cl l'apaisement dans le domaine religieux ne pouvait s'établir, que sous la condition du respect commandé par les droits sacrés de la conscience chrétienne. C'était bien là ce que pensait Coligny et ce qu'il fit comprendre à Catherine, dès qu'elle fui devenue régenle; le récit suivant en fournira la preuve * :

« L'amiral ne fcignoit publier par toutes les compagnies oi'i

> il se trouvoil ce qui touchoit ceux de Cuise, sans user d'au- » cune dissimulation, louant et remerciant Dieu de la délivrance ï merveilleuse qu'il avoit faite h sa pauvre église, au temps que

< . RHation iIp ce qui «^ passa l'i Orléans. Ii: li>iid('main île l.i morl ilu roy François "■ leg. de Je l'Aubespitie, secrétaire iVÉlal. (Màn, ili- Conilf, l, II, I>. 211.212.)

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