‹ Gaspard de Coligny, amiral de FranceChapitre 179 sur 241 · Idem, ibid, P* 148, li · texte numérisé non relu

Idem, ibid, P* 148, li

I sevelies, par impii^lé se ingéroit et vouloit introduire el re- • nouveler aucune secle jà condamnée, comme sont in unitvr-

> mm toutes celles de ce calamileux et sMitieux temps, et à I ceste fin présentas! requeste, demandas! temple et permis- 5 sien d'habiter en ce royaume, comme se sont impudemment » et par oiiitrecuidance ingéré nagnères aux Eslats particuliers D aucunes de vos provinces, que tel portcui' de rcquesles, » comme fauteur d'hérétiques, soit luy mesmetenuet déclaré » pour héiélique, et que contre luy, comme tel, soit procédé » selon la rigueur des constitutions canoniques et civiles, nt « auferalur mahtm de média rioslri... Gamas, capitaine géné- » rai des ^'cns tant à pied que cheval de l'empereur Arcadius, ■ macliinant conti-e la couronne de son roy, le voulant chasser 9 de l'empire, pour couvrir son malin vouloir ci cacher sa pro- D dilinn, ne trouva meilleur moyen que de luy demander en la B ville de Constantinople un particulier temple, pour prier, tt disait-il, el chanter avccqnes tes siens, qui tous estoienl héré- B tiques, tels que sont aujourd'huy ces demandeurs d'églises, » à sv^voir .Kniens {m-fjantes otiniipotentiamverbiacdivinila- » tem Christi). L'empereur Arcadius, craignant la puissance 9 de ce furieux capitaine, le voulant appaiser luy promit et » permit lieu : soubdain fait appeller l'archevesque Joaimrs 9 Chrisoslomus pour assigner iceluy lieu : ce qu'il refusa faire,

► disant à ce terrible capitaine : ou tu es de la religion cl foy 9 de ton roy, on lu n'eu es pas; si tu en es, nos églises te sont » toujours ouvertes, viens y prier : si tu n'en es pas, il ne le faull 9 donner lieu pourconventiculer en ceste ville, mais commeun 9 Iraistre il le faull chasser du royaume et de l'empire. Se 9 voyant descouvert, il se retira, déclarant la guerre contre 9 SOU prince, en laquelle il fut bientôt après mallieurcuscmenl 9 occis... (ceci) nous montre assez combien et de quand long- » temps sont elïrontez les demandeurs d'églises et temples » séparez, pour leurs conveiiUcules. >

De tel les paroles ^ soulevèrent une juste indignation, m Chacun ]» des assistants avoit jeté l'œil sur Tamiral, connne entendant » que cela s'adressoit à luy, à cause de ce qu'il avoit faict, l'an ]> précédent, en l'assemblée de Fontainebleau. Et y en eut aussi

> qui sçeurent bien remarquer à quel propos Quintin avait fait » mention de Gamas* .

i> L'admirai, le lendemain, en feit plaincte au roy et à la i> roine, pour l'injure qu'il disoit lui avoir esté faicte par ledict ]> Quintin en telle compagnie ; n'ayant esté rien faict par luy i> que par le commandement et adveu de leurs majestez, lors-

> qu'il reçeut et présenta à Fontainebleau la requeste de ceux

> de ladicte religion. Sur quoy appelé ledict Quintin, il s'excusa

> sur les mémoires qui luy avoient esté baillez : mais que, pour

> satisfaire audict amiral, il déclareroit en la mesme assemblée » qui se feroit pour remercier le roy de sa response aux Estais^ y> qu'il n'avoit entendu parler aucunement dudict admirai en sa y> dicte harangue : cç qui fut faict ^ ; dont ledict admirai se y> contenta * . y>

1 . c Plusieurs ayant entendu la harangue dudict Quintin furent bien esbahis, » ne s'atlendants pas qu'il la deust faire telle, pour ce qu'il avoit esté autrefois » soupçonné, voire poursuivy pour le faict de la religion et coniraincl s'ab-

> senter hors la ville do Poitiers, pour y avoir faict une harangue en public

> bien d'autre sorte que celle qu'il venoit de faire. Aucuns disoyent que ceux

> qui le blasmoyent en cesl endroict, ne considéroyent pas que sa leçon luy

> avoit este donnée par escript, laquelle aussi il prononça en lisant, Tayaut

> escrite entre ses mains, sans faire aucun geste ni mouvement accoustumé aux

> harangueurs, ayant pour tesmoiu^s et contrerolleurs de ce qu'il lisait les

> principaulx prélats du clergé, cardinaux et autres >. (De Laplace, Comm^n^,^ fo 166.)

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