‹ Gaspard de Coligny, amiral de FranceChapitre 192 sur 241 · Bèze, Hist. eccL, t. I, p · texte numérisé non relu

Bèze, Hist. eccL, t. I, p

2. En 1559, < Léopard visita l'ishi <r01éron ot y feit les premières espou- » sailles selon la façon reçue en réf^lise réformée. > (Bèze, Hist,j eccl.,i. U p. 20(L) — € En i5()0, les ministres Labergerie et Desnierangcs, violemment » séparés de leur troupeau d'Orléans, ayant entendu qu'il y avoit quelques * enfans à baptiser et quelque mariage à faire, retournèrent tout soudain et » dès lors recommencèrent Texercice du ministère. » {Ibid., p. 291.)

3. Voir la correspondance de Calvin avec cette dame. (LeUrcs franc. j l. I, p. 2.^1, 295 et 335.)

précédée d'une messe dite messe de tordre, à laquelle Coligny, Ldiiis de Bourbon et quelques autres chevaliffi-s notables désiraient ne point assister '; aussi ce jour ful-il précisément celui qui, de concert avec eux et Jeanne d'AIbret, fut choisi pour la célébration du mariage de Jean de Rohan et de Diane de Barban^on, hAi^cnteuil ,.

Dans ce bourg arrivèrent, au jour et à l'heure fixés, la reine de Navarre, l'amiral et sa femme, le prince et la princesse de Condé, le comte et la comtesse de la Roclieroncaukl, le duc de Longueville, ainsi que plusieurs seigneurs et dames de haut rang, qui venaient eiUonrei' de leur sympathie et de leurs vœux les jeunes fiancés et leurs parents.

Aussitôt, en présence d'un auditoire pi'ofondément recueilli, s'accomplit, par le minisU-re de Béze, une solennité dont nous avons retracé ailleurs les détails '.

Celte solennité, qualifiée par les contemporains di- mai-huje à la mode de Genève *. doit demeurer dans l'histoire comme un fait considérable, tout à l'avantage de la cause protestante. En effet, si, d'un côté, comme cela se conçoit aisément, ce fait souleva l'indignation du parti catholique, qui cria au scandale ^, de l'autre, il n'encourut nullement la censure du gouvernement,

i. Iliilj. tan^eli EptitoL lib. II, epiat.57: < In 'lie Micharlis {iSCA) pl^riquè 1 ex eijuiijbus non acccsserunt ad enm mtssnm quip dicitiir Ordinis : po ipso » die luius ex lumilia de Iloliaii celebi'avit uuptias in pago viciuo uu1a\ Bisa » ininisiru et liaboate coacianem. i

2. Est. Piisquiiïr, Lettres, liv. IV, leU. il : « A la Sni net-Michel dernier, la

> royuc de NavRirc, à la vue de tout te peuple, a Tnit aoleiiober, & l'usage de I Genève, le initriii([c d'cnlrn lu jeune Ituliaii et lu Itrabunçun, au liuurg d'Ar-

> genleuil, pnr Bèzc. i

3. Voir les Protestants à la cour de Saint-Germain, lim ilu Collo-iae de Pûitsy. p- 54 11 5G.

i. Jmnial du chanoine Bnitlait, Mém. de Conde, t. I, p. 5i. — Est. Pus<iiiier. Ut. IV, lettre II. — (Calend. o( State pap. (oreign. aun. irriil. ji. 360.) Tliroïkiiiurlon to Uie queen, 0 nciubrti : < M. de Bi'zc murried llieni publirkly

> afler lliv maiiner of (ieueva. >

h. Jaurnal de Bi-uilurt, loc. cilal. : «... cpii fusl lui grand scandale, et contro » la relipoii ehrcsliemie. *

dont la sage réserve fut interprétée par les pasteurs dans le sens d'un encouragement tacitement accordé à rexercice de leur ministère. C'est ce qu'atteste Est. Pasquier ^lorsqu'il dit, au sujet du mariage célébré , le 29 septembre, à Ârgenleuil : « Cet acte, ainsi fait presque aux portes de Paris et de Sainl- » Germain-en-Laye où le roy séjournait, n'ayant esté controulé, j> a grandement accru le cœur des ministres. i&

Le jour même où, dans la matinée, il avait béni ce mariage, Th. de Bèze, de retour à Saint-Germain, y assista^ à l'ouverture de conférences particulières qui s'entamèrent entre lui, Martyr, des Gallars, Marlorat et de TEspine, d'une part, et Jean de Montluc, évoque de Valence, du Val, évoque de Sées, et trois docteurs. Despence, Salignac et Boutelier, d'autre part.

Le fait de la brusque interruption de la discussion générale et publique, au colloque^ à la date du 26 septembre, avait été immédiatement exploité par les prélats comme impliquant la défaite des ministres ; mais ceux-ci avaient d'avance réduit à sa juste valeur le triomphe prétendu de leurs adversaires, en écrivant, antérieurement au 26 septembre, aux fidèles de TÉghse de

Rouen ^ : <r A grand'peine sommes-nous entrés au combat

» et toutes fois nos contredisants pressent desjà la victoire. Cela 3) nous fait plustost rire que pleurer et juger pour certain que y> riialeine leur faudra devant qu'ils soient à mi-chemin. Nous » ne sommes pas icy venus pour faire monstre de ce que Dieu D nous a donné de sçavoir, mais pour maintenir modestement 30 sa vérité, dont nous sommes résolus par sa parole, et pour j> apprendre encores davantage s'il nous est monstre. Mais nous j> pouvons dire devant Dieu, qu'outre ce qu'il n'a tenu à quelcun ^ de nos contraires que nous n'ayons oublié toute modestie, y> on ne nous a encores baillé moyen de rien apprendre, mais

\. Œuv.comp.y liv., IV. lettre ii.

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