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» bien d'eslre confirmés en ce que nous avons toujours soup- » çonné qu'il adviendroit, c'est h savoir ([vic les plus sages se » tairoient, les moyenneurs seroient bien enipescInJs, les Ibis » parleroient le plus haut, et ceux qui se vendent enfleraient B leur cornemuse : le surplus, qui est encore en la main de > Dieu, déclarera comme nous nous asseurons de quel costé » est la vérité que nous avons maintenue jusques icy en bonne * conscience. »
Ce fut également en bonne conscience que Bèno et ses quatre cotli^^ues soutinrent la cause de la vérité évangélique dans les conférences particulières. Les hommes avec lesquels ils eurent, cette fois, à discuter étaient honorables, savants, mesurés et animés d'intentions conciliantes '. Ces conférences aboutirent à la rédaction en commun d'un formulaire sur la sainte Cène, qui, présenté, le 4 octobre, aux prélats assemblés à Poissy, fut rejeté par eux, le 9 du même mois, comme insulïisant, captieux et plein d'hérésie. A ce formulaire ils en opposèrent un autre, rédigé, à leur instigation , par les docteurs de la Sorbonne, et pressèrent le roi de contraindre les ministres à y souscrire, sous peine, en cas de relus, d'être immédiatement expulsés du royaume I
La mesure était comble : les ministres répondirent h l'intolérance des prélats par un refus Ibnnel.
Ainsi se tei-mina le colloque de Poissy.
S'il ne put amener entre les deux i-eligîons une conciliation que la nature des choses rendait d'avance impossible, il offrit cependant cet avantage de (aire ressortir , dans une certaine mesure, la nécessité d'une reconnaissance officielle du protestantisme devant la législation du pays.
Sans obéir aussitôt, il est vrai, à cette nécessité, le gouvcr-
I.D&Eelui-[Dâni(! n*h>'-9tUil pas iV 1ns qualiDurdir (guiiï doctes cl trairtablus * Lettre du 3 octobre 1561 à l'Électeur pulalJu, ap. Buuui, Ayp. p. 90.
iiement crut devoir, du moins, persévérer, à l'issue du colloqucy dans les voies d'une tolérance de fait que, depuis plusieui^ mois, il avait généralement suivies.
Il donna une première preuve de ses intentions à cet égard en s'abstenant de toutes mesures coercitives vis-à-vis des ministres. Il fit plus : il les laissa libres de reprendre en pleine sûreté le chemin de leurs églises respectives, ou de prolonger, s'ils le préféraient, leur séjour à Saint-Germain.