‹ Gaspard de Coligny, amiral de FranceChapitre 196 sur 241 · Ilcrnliard Kuglt-r, loc, i-rf-.p · texte numérisé non relu

Ilcrnliard Kuglt-r, loc, i-rf-.p

i. Bernhard Kugler, toc, rit. ,p. 307. — Ici se phci: giiel (lib. II, t'pisl. 57), mieux à mémo ijih! i|iii i|U(^

du hu'a juger l'Alliimrigiic. Il dil ; t Ijufim dcplorandum rsl iimltiiï rx (It- » iiijinià ita eue uOeelos, u( magis favere viileunlui* parti poniîllcis, ci^jus rei

> causum si qnJs ab iÎ5rci{uiral, iiihîl aliud rt^spomleiit, iiiiùiu iiostroK esse Cal-

> ïiiiislas. »— Voir aussi les JeUres de Calvin i Siilwr, du i3 aoilt 1561, (Rilil. Ir. pna. IMle. vol. IX. p. 93), el au comle d'Erbacli, du 30 $i.<pi. iî/H (Uibl. de UeuéTc, toI. CVII, etc.).

Genève ^ de l'arrivée tardive des théologiens d'outre-Rhin, puisqu'elle rendait à peu près inoffensive désormais leur présence en Fmnce. Hâtons-nous d'ajouter que ses impressions à cet égard n'altérèrent en rien, dans les courts rapports qu'il soutint avec eux, ses habitudes de haute courtoisie et de fraternelle urbanité.

Le roi de Navarre, en accueillant ces théologiens à Saint- Germain, les remercia d'être venus de si loin; leur témoigna un vif regret de ne les voir qu'alors que le colloque et les conférences avaient cessé; leur parla longuement des ruses aux-r quelles François de Lorraine et son frère avaient eu recoui'S pour induire en erreur, au sujet de leur prétendue adhésion à la confession d'Augsbourg, les princes allemands; et insista, tant sur les manœuvres que sur les procédés de discussion du cardinal de Lorraine à l'encontre de Th. de Bèze, au colloque de Poissy. Il les stigmatisa même en termes énergiques. Il engagea ensuite les théologiens présents à lui faire connaître leur opinion sur le formulaire adopté naguère par les dix délégués dans les conférences particulières de Saint-Germain, et sur la possibilité de le concilier avec la confession d'Augsbourg, quant au point relatif îi la sainte Cène -. Les théologiens se retirèrent et conférèrent entre eux, mais sans réussir à tomber d'accord sur l'adoption en commun d'une rédaction unique. Le roi de Navarre se borna à insister vis-à-vis d'eux sur la nécessité

1. Beza Calvino, 21 et 23 oct. 15G1, ap. Baum, x\pi). p. lOD : < Ecce nunc » audivi quosdain lheoIoj5'os à Palalino et VVirteniherjçico, venisse.lJenè est quod

> làmscro! »

t. Voici, au dire de Diller et Boquin, dans une relation en langue latine qu'ils adressèrent, en décembre 15G1, à l'électeur Frédéric III (V. Kluckhohn, Briefe Friedrich des Frommeriy ersl.Band, p. 215 à 229) les propres paroles du roi de Navarre : « Hanc vestrani in Galliain nostram profectionein non inanem aut inu-

> tileni fore spero, si ariiculuni illuni de controversia cœnœ Doni., in quem » deniîira convenerunt quinque ex episcopis desig^nati ac totidem ex minis-

> trorum ordine sedulô expenderilis ac videritis an cum doctrinâ Augus-

> tanu3 confessionis consentiat, an verô cum eâ pugnet ab eâque damnetur. »

d'aviser au moyen de réunir entre elles les Églises protestantes fançaises et allemandes. II les pria d'agir dans ce sens près de leurs souverains respectifs.

Tels furent à peu près les seuls laits qui, au point de vue llii'îologique, se l'attachèrent à la présence des envoyés de Christophe et de Frédéric III, à Saint-Germain.

Ces mêmes envoyés profitèrent de leur séjour dans celle ville pour visiter Coligny et sa famille.

« Nous saluâmes l'amiral, raconte l'un d'eux ', et lui annonj> çâmcs noire prochain retour en Allemagne. Dans un langage B empreint d'une dignité et d'une bonté qui lui sont habiluellcs, » il nous adressa les meilleurs vœux; puis, arrivant à parler de i la religion chrétienne, au service de laquelle il consacre toute » l'énergie de son âme, il nous recommanda chaleureusement » de travailler à en étendre l'influence salutaire, en nous pré- B munissant contre tout esprit de discorde. Il déclara, qu'en B tout ce qui dépendi'ail de lui, il ne cesserait de concourir à » l'avancement du règne de Jésus-Christ : devoir sacré qui lui » tenait au cœur plus profondément que jamais; qu'il était con- * vaincu que l'Electeur palatin partageait, à cet égard, ses senj> timenls, et qu'il nous priait d'autant plus Instamment de » transmettre ii ce prince l'expression de sa cordiale sympathie. » Aussitôt après nous lûmes reçus par la princesse de Condé : » son accueil fut des plus aimables. Elle aussi nous Ht parldeses B vives préoccupations et de ses vœux ardents pour l'extension » de la piélé chrétienne dans les Ames, et nous exhorta à y » concourirpar des clforLs soutenus. Cequ'clle savait del'élendue » de ceux auxquels se livrait Frédéric III la portait à désirer » qu'il ICit informé des prières qu'elle adressait an ciel en sa ■ B favf'ur. Nous vîmes, en même temps que la pi'incesse, madame > de Roye. sa mère, femme d'ime rare piété et d'un noble ca-

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