‹ Gaspard de Coligny, amiral de FranceChapitre 213 sur 241 · Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3 135, D · texte numérisé non relu

Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3 135, D

c Monsieur de Hamyères, j'ay reçeu Tostré lettre du il de ce mois avec celle qae M. de Bassefontaine vous a escripte, laquelle je vous renvoyé, ayant esté » bien aise de sçavoir de ses nouvelles, et touteffoys bien marry qu'elles ne

> soient meilleures, mais puisqu'il en va ainsi, vous ferez très bien de ne laisser

> plus passer les courriers de ce cousté de delà. Je vous prye quand vous aurez » nouvelles que ledit sieur de Bassefontaine approche de vous, me le faire

> sçavoir, et pareillement l'ambassadeur du roy d'Espaigne quand vous enten-

> drez qu'il soit party de la cour, car par là aurons-nous, une pleine certitude

> du bien ou du mal advenir.

» Je congnois ces gens-là de telle nature que plus aujourd'huy on leur en

> feroit et plus ilz en vouldroient. D'Abbeville le 23'jour de janvier 1556 (a. s.). > Vostre entièrement bon allié el amy^

> Chastillon. >

40 Au même, 27 janvier 1557 <

c Monsieur de Humyères, Jean Brizcaux, marchand de chcvauU demourant ) à Âmyens ma fait entendre que ayant pieça donné charge à un Bourguignon ) nommé Noirot dont il se sert, longtemps a, pour les luy tirer hors de Flandre ) et luy en admcner quelque nombre, il en a faict venir six qui sont arrivez à

> Péronne depuis trois ou quatre jours; et pour ce que ledit Brizeaux est

> homme cogneu qui, en menant cesle trafOcque, monte beaucoup de gentilz- » hommes, se servant il y a bien seize ans dudit Noirot i\ cest effect, il est bien » raisonnable de le favoriser, estant mesme chose pour nostre advantage,etpar- » tant, monsieur de Humyères, vous regarderez de luy faire délivrer tant lesdits » six chevaulx que celuy qui les a admenez pour en faire son prouffict, luy ayant

> d'une part donné congé et puis naguères d'en faire venir le plus qu*il pourra.

> Ce sera l'endroit auquel je pricray le Créateur, monsieur de Humyères, qu'il » vous doinct sa grâce, en me recommandant de bien bon cœur à la vostre. » D'Abbeville le 2î)' jour de janvier 1550 (a. s.).

> Vostre entièrement bon allié et amy^.

> CliASTlLLOM. »

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