BIbl. nat., mss. f. t., vol. 3 135, f
< Monsieur ilf llunijùres, s'il so [irésonli; 1 vous nuelqiie moieii ilVtitrepriii§e » pour endommager IcsiJils uimemys avec ce qun vous avez de forces, ne les épar-
> gaai poiut, el cncores si la chose valoit en prendre la peine, voua donncray-je
> lousJDura ilu secours quand il en sera besointi:. J'ay tcu ce que m'avei niauJé
* ilu IJuesnoy, où les gens de viluge seul contraint aller faire k guerre en la
* ville, igui n'esl pas signe qu'il y uyl beaucoup de gens de guerre. Vous me
* ferei tousjours grand plaisir de m'adverlir des nouvelles iguo vous apprcn- ■ drei du coslé de delà... A .\bbeville, le pénultième jour de janvier 1556 (a. s.)
» Vosire eulièrenienl Itou allié el amy '.
» ClIASTlLLON. »
I HoQsiew de Humj-ôres, j'ay rcçeu par ce porleiu' vostre teltre du !•' de ce
• mois et ay bien veu ce que vous me mandez dus che?auU' de Flandre que
> >oirol. Bourguignon, a admeneil Péronnc. Je suis adverty par iannis gen-
> lilshommcs et auln-s qu'il y a Tort longtemps qju'il Tait ce IrnJn, et te plus
> souvent... Brix<'aulx qui nous a nionlré un congé qui a par cy-devant obtenu ) du roy de Navarre sur lequel je luy en ay donné ung de moy et mcsmes que » euk àenx en ont tiré plus de cinq ccnfe des Pals-Bas durant les guerres dcr-
> nières. qui nous est une grande commodité et lelte que en quelque sorte que t ce soil fussi'nt estraugers ou sujets du roy on ne les doit point empescher de
> venir, mais plnslost les recepvoir humainement et les enlrelenir pour ne les
• eu dégoûter point, j'enteudz, quand ce sont gens connus comme ceulx-cy et
> qui n'cnadmiïneni point par eu.v. A cealc cause, vous regarderez de Taire
> rendre nndil Noii'ol ce <|n'il en a là d'arresié, pour en Taire ce qu'il vouidra
> et d'avoir aussi l'teil sur luy et les aullres qu'ili ne nous puissent faire de ) dommage et servir snubz cesle conleur à noz ennemys. Nous eslanl de besoing » d'en enduriT ung petit el avoir cesle patience pour la commodité qu'ilï
• nous upporlent detdits chevauli dont uous avons bien souvent si grande
• raulle...
> D'Aldieville, ce 3' jour de fchvrier IQ56 (a. s.). — .Monsieur de llumyére^i, il ■ y a u[ig Manlouan ipi; m'a biict romonstrer qu'il esloit nrresitt A l'fronue, et
> pour ce que la b<;on daU il a usé me faict fort soupçonn'T de luy, je vous
» pry le faire bien et diligemment fouller partout, car j'ay oppinioa ({u'ou luj » trouvera quelques lettres cachées.
» Vostre entièrement bon allié et amy.
> Chastillon'. »
c Monsieur de Humyères, je viens de recepvoir vostre lettre du 1*' de ce
> moys, et, pour responce je vous ay desjà satisfait à ce que m*ayez escript par » vostre homme touchant Testât des gens de cheval et de pied qui vous sont
> ordonnez. Quant à ce que vous a rapporté vostre tabourin, que les Cambrai- » siens luy ont dit du peuple qui retourne chacun chez soy et qu'ilz ne pensent » point que la guerre soyt, je vous prie de ne vous y Qer aucunement et de
> croyre que tout cela ne sont que appatis pour chercher toujours les moiens de ) nous donner quelque trousse, car à ceste heure mesme je viens de recep- » voir lettres de monsieur de Nevers qui me mande comme peu s*en a failli
Y qu*ilz n'aient ces jours passez surprins une place. Et contenez hardiement le
> peuple et tous subjects du roy, gardez de retourner aux champs et les ater-
> tissez qu'ilz retirent tout ce qu'ils y peuvent aveoir. Quant vostre homme
> sera retourné de devers Douay, vous me ferez plaisir de me faire entendre
> ce qu'il vous aura rapporté. A Abbeviile, le B*' jour de febvrier 1556 (a. s.).
> — Je vous pry, faites faire commandement que chascun ave à se retirer, sur
Y peine que ce qu'ils auront sera confisqué, car j'aynierois mieux que noz gens
> en profitassent que les ennemys.
> Vostre entièrement bon allié et amy,
> Chastillon*. »
lOo
€ Monsieur de llumyères, je viens de recepvoir tout à ceste heure vos deux
> letttes du 8 de ce mois, faisant mention du retour du sieur de Bassefontaine.
> je vous diray quel nioicn vous debvez garder au change qu'il en fault faire
> avec l'ambassadeur du roy d'Espaigne; je ne vous en sçauroisque conseiller.
> Il faut, ce me semble, prendre la foy de M. de Famas... qui négociera ce Y passage avec vous et faire achemyner le nostre avec ung nombre d'honunes
> jusqucs en ung lieu que vous nommerez à my-chemyn de Péronne et Cam-
> bray, et que vous, en semblable, le leur donnez, et qu'il ne sera fait tort aux » dits ambassadeurs qu'ilz ne soient l'ung audit Péronne et l'aultre à Cambray » qui est le moien que je voudroisy garder. Touteffois ils sont eux-mesraes gens
> de conseil qui sçauront à mon advis prendre bonne résolution pour leur seu-