Bibl. nat., mss. f. fr., vol
t rel^.Qunnd itz seront passée, ji; vous jiryem'en aUveriir... D'Abherîlle, cel * * jour defebrrier <55€ (a. s.)- Je vous prye dire au sieur de Basscronlaîneiiu'il ) me fera bîea fort grand plaisir du inc mander de ses nouvelles.
>Vostrc eiili^rciiK-nl bon allié el nmy.
» CllAâni.U)N '. *
I Monsieur de lUniiyéres, j'ay reçeu vos deux lettres des 13 et 15 de ce mois, 1 ne foisaut loutcs deux menlion que du passage de M. de Bassefonlaiiio. » A la premi&re il n'y eschoil point da réponce. Avec la seconde j'ay reçeu 1 une depesche dndit sieur de Bassefonlaïne. Quant à avoir deniers pour la
• forlificaiion de Péronne, le roy et laousieur le conueslehle m'onl mandé iiu'îl
> en doilil esire de lirief envoyé par deçà, pour toutes les places de ceste t frontière, et encores i|ue je pense bien qu'ilz ne vous oublieront pas, si est-
• ce que j'en escriray volunliers. Je vous envoie ung douille coUationné it l'o-
> riginal de la provision qui m'a esté envoiée pour lever les XX p. sur chacune
> pièce de vin qui se transportera horsje roiaul me ranime on faisoit auparavant r la trefve. 11 m'est advis que l'ordre que j'avais donné pour les recereoîr
> n'osioit pas mauvais, qui estait de bailler charge tous les jours à celui qui est
■ cappitaioe de la garde du lu porte île tenir ung roolte de ce qui passoil et de
■ l'apporter tous les soirs au cappitainc du lieu, el celuy qui faisoit la reeeple 1 pareillement le nien, car en ce Taisant il ne se peut guèrcs commettre d'abbus
■ qu'il ne soit co^eu, et si l'on scait à tontes heures combien il y a de deniers,
> vous ad viserez dVu faire comme il voua semblera pour le mieux... U'Abbe- . ville, ce 19* jour de fehvrier 1556 (a. s.).
> Vosire eutiérenient bon allié et amy
» CfiASTILLON' >.
t Monsieur de Humyères,j'ay veu par vostre letlre ce que vous me mandex » de hi didlcnllo ob vous trouvez à paclir ung huiyn qui a esté faict par les gens » de guerrr tant de cheval que de pied que vous aveï il Péronne, Il ne me sou- ■ vient pas bonnement quelle ordiinnnnci^ on a accoualumé d'y gurder, et d'en > faire une. je veulx ailt-ndre à eu prendre Tadvis des plus notables et apparens t que je cognoislray devant ({ue d'en rien arrester, ce que je feray la première
t. nibl. nal., mM. T. fl-., vol. 3 itë. ^ 17. i. Uibl. nat., msi. r. fr., vol. 3 I3&, t- tt.î. ;i. mut. DU., mw. r. fr.. vol. 3 148, f" 39.
> foys qu'il y en aura icy assemblé ou que je me trouveray ailleurs, et pois » l'envoieray partout. J*ay veu le mémoire qui estoit enclos dedans vostre lettre
> et ce que vous en semble, mais il n'est pas raisonnable que troys archiers ayeot » autant que deux hommes d'armes, ne aussi que deux desdits archiers aient
> autant que trois cheveaux-légiers. 11 faut que l'homme d'ai'mes ait aultant » que deux archiers, et le cheval-légier conmie l'archier. Quant au surplus 1 accordez-en le plus amyablement que vous pourrez, ainsi qu'il s'est faict par » cy-devant jusqu'à ce que j*y aye mieulx pourveu. A tant, je prieray le Créateur,
> monsieur de Humyères, qu'il vous doinct sa grâce, en me reconunandant de
> bon cœur à la vostre. AbbeviUe, le 21* jour de fehvrier 1556 (a. s.).
> Vostni entièrement bon allié et amy.
> Chastillon*.
i4o Au même, â6 février 1557 '.
t Monsieur de Humyères, j'ay reçeu vostre lettre du 24* de ce moys sur la- » quelle je vous diray que je trouvois l'ofdre que vous avez donné pour le vil-
> lage de Villlers-aux-Flotz, qui est à madame deVaulx, fort bon, qu'ilz n'eussent
> donné alarme pour ung costé ne pour Tautre, mais puisque cela ne peult » avoir lieu et que le sieur d'Estramberg ne veult au contraire, il est à penser
> que ce n'est que pour son profïict, estant si près de luy comme il est et pour » en tirer toute la commodité. Parquoy le meilleur sera de le tenir comme
> ennemy. Aussy bien n'en sçauroit-on estrc de beaucoup aidé. Et quand on ne
> s'y fiera point, on n'en sera pas sitosl trompé. Par le vidimus que je vous ay
> envoyé de la patente pour recevoir les XX sur chacune pièce de vin, le roy
> déclare qu'il veult que la receple s'en fera par les receveurs ordinaires.
> Il ne fault point que cela passe par les burcaulx ne que les officiers d'iceuk
> en louchent les deniers. Quant au vin que vous avez fait arrester, dont
> il a esté baillé le denier-à-Dieu par ung Flamand qui Ta aussi marqué à....
> sa marque, par les coustumes de la guerre il doibt estre confisqué; mais pour
> ce qu'il y a du regard si le marchand qui luy a vendu a reçu l'argent ou non,
> et que s'il n'esloil ainsi ce seroit grande conscience de luy faire porter ceste
> perte, je vouldrois bien sçavoir s'il Wl reçu ou non, devant que d'en rien
> advyzer. D'Abbeville, le 27* jour de fehvrier 1556 (a. s.).
> Vostre entièrement bon allié et amv.
J ClIASTILLON' ^ >